Il est temps de trader Dwyane Wade

Conf est.Playoffs.Polémiques.Transferts 21 mai 2012 | 4 commentaires

Le Heat a gagné et Dwyane Wade a été énorme. Ça tombe bien, il est temps de lui dire au-revoir.

Tout d’abord, merci à Miami et à Flash d’avoir gagné dimanche. Cela me permet de ne pas avoir l’air de les enterrer après une débâcle. Car victoire ou pas, le meilleur pour l’avenir du Heat et pour le basket en général est d’envoyer Dwyane Wade voir ailleurs.

Dans le Game 4, les Floridiens ont gagné à 2 et demi contre 5. Ce n’est pas franchement un modèle de succès viable sur le long terme. Le Big Two a marqué 38 points de suite ! Là encore, ça n’arrivera pas tous les jours.

Udonis Haslem a fini le boulot avec quelques paniers clutchs mais est-ce qu’on se rappelle du nom des autres joueurs qui étaient sur le terrain ? Bien-sûr, Chris Bosh change la donne quand il est là. Mais Miami est toujours juste à l’intérieur même avec lui.

James plutôt que Wade

On l’a déjà vu en saison régulière et on le constate encore depuis trois matches, l’ancien Raptor est plus important pour l’équilibre de son équipe que James et Wade dont les qualités se dupliquent.

Le Heat tourne bien sans Flash parce que James peut encore plus s’exprimer en son absence. Et s’il faut envoyer un des deux voir ailleurs, c’est Wade. Désolé Dade County, désolé les souvenirs du titre de 2006, mais le nouveau patron à South Beach est le triple MVP.

Ce qu’a fait LBJ dimanche soir est phénoménal. A la différence d’un Kobe, il peut porter son équipe sans avoir l’air de rien forcer. Ce sont ses incroyables passes qui ont aussi permis à Wade de se remettre dedans.

Le King est plus jeune, beaucoup moins fragile et bien meilleur que Wade à l’heure actuelle. Et c’est dit sans faire insulte au numéro 3 qui est toujours un joueur exceptionnel. Mais James est stratosphérique.

L’histoire de l’incapacité du numéro 6 à tout casser dans le clutch est un faux problème. Qu’est ce que vous préférez avoir dans votre équipe à 5 minutes de la fin ? Un joueur ultra complet qui cherche le bon shoot pour lui et pour les autres ? Ou Kobe Bryant qui force tout ce qu’il peut en étant complètement prévisible et rarement efficace ?

Bien-sûr le Laker vous fait gagner quelques matches de manière spectaculaire. Mais il vous en fait perdre autant en voulant à tout prix faire la différence. Il était à 2/10 dans le dernier quart du Game 4 contre OKC.

Dwyane chez les Mormons ?

Le durcissement de la taxe pour les équipes qui dépensent beaucoup va rendre encore plus difficile pour le Heat de bien entourer son Big Three. Si Wade termine bien les playoffs, sa côte ne sera pas trop atteinte. Alors il est temps de l’échanger et de mettre une vraie équipe autour de James et Bosh. Un vrai co-lec-tif !

Wade a 30 ans mais son corps a déjà pris énormément de coups. Il joue blessé contre Indiana et ça risque de ne pas s’arranger dans les années à venir. Les dirigeants du Heat seraient bien inspirés de ne pas faire de sentiments de récupérer quelque chose en échange avant qu’il ne soit trop tard.

Miami a besoin de se renforcer à l’intérieur. Plus que tout. Alors il faut proposer Wade à toutes les équipes qui ont du rab’ dans le secteur. Est ce que Utah ne voudrait pas d’une superstar pour passer à l’échelon supérieur ? Le Jazz lâcherait peut-être un ou deux membres de son quatuor Al Jefferson-Derrick Favors-Paul Millsap-Enes Kanter pour un Dwyane Wade ?

Miami gagnerait une véritable peinture et Utah garderait un cinq ultra compétitif (disons Harris-Wade-X-Millsap-Favors ou Jefferson). On y gagnerait aussi une potentielle télé réalité : Dwyane chez les Mormons, de South Beach à la montagne.

Au moins essayer

Pat Riley pourrait aussi aller toquer du côté de Detroit (Greg Monroe), Orlando (vous vous en doutez), New York (Chandler) et pourquoi pas Brooklyn (Lopez) ! Est ce que Deron Williams n’aurait pas envie de rester si on lui apportait Dwyane Wade ?

Peut-être que le patron du Heat se fera claquer toutes les portes au nez. Peut-être qu’il n’a pas envie d’essayer parce qu’il aime trop son joueur et qu’il ne veut pas abandonner le Big Three. Mais il devrait au moins essayer. Le refrain est le même que depuis 2003 mais il logique : imaginez ce que pourrais faire LeBron James bien entouré ? Avec un vrai collectif autour de lui.

La différence, c’est que pour la première fois une équipe a James et de quoi récupérer des pièces pour l’entourer.

Le modèle du Big Three est trop vulnérable aux blessures et Wade pas assuré de durer. Avant d’être coincé par le salary cap ou un Flash blessé, il faut agir. Le Heat a une occasion en or de tenter d’entourer le meilleur joueur du monde et d’être compétitif sur le long terme. C’est pour ça qu’il est temps de trader Dwyane Wade.

Vidéo Friday : Fight Club Edition !

Video Friday.Videos 18 mai 2012 | 2 commentaires

Hey ! La tension monte à mesure que les playoffs avancent ! Parfois même entre membres de la même équipe. C’est parti pour l’édition Fight Club du Vidéo Friday, votre Top 5 hebdo des vidéos NBA…

1. VENGEANCE !

2. Il semblerait que le Heat soit en mode nervous breakdown ces derniers jours.

3. Toute référence à Reggie Miller est encouragée sur Basket Blog. On félicite donc Lance Stephenson pour le choke sign en fin de vidéo.

4. Dwyane ne se bat pas qu’avec son coach. Il se bat aussi pour aller défendre. C’est déjà plus intéressant pour son équipe.

5. Paul Pierce, lui, se bat avec ses genoux. Qui aurait pensé qu’il pouvait encore faire ça ?

Les Bulls plongés dans l’incertitude

(Long) Papiers.Conf est 17 mai 2012 | 1 commentaire

L’avenir proche et éloigné d’une franchise tient parfois à un ligament. Après la blessure de Derrick Rose et l’annonce qu’il pourrait peut-être manquer toute la saison prochaine, l’avenir des Chicago Bulls est probablement complètement bouleversé.

Derrick Rose n’a toujours que 23 ans. Au 21e siècle, beaucoup d’athlètes se remettent d’une déchirure d’un ligament. Mais rien n’est garantit. Avant d’en arriver là, regardons la prochaine saison des Bulls.

Chicago n’aura pas de salary cap pendant l’été. Il ne sera donc pas possible de significativement se renforcer et de compenser (un minimum) la perte du meneur. Sans Rose, la défense de Tom Thibodeau peut peut-être mener cette équipe à un strapontin en playoffs et une élimination au premier tour.

Il y a déjà un choix à faire : Faut il renforcer un peu l’équipe et tenter d’aller le plus loin possible en sachant qu’il n’y aura pas de titre ? Ou ne rien faire et jouer la loterie avec l’espoir de récupérer un nouveau jeune talent à associer à D-Rose lorsqu’il reviendra ?

Dans le dernier cas, il est peut-être judicieux d’amnistier Carlos Boozer. Cela entamerait une reconstruction qui pourrait se dérouler le temps que Rose revienne à fond. Boozer se retrouve d’ailleurs au cœur des décisions d’avenir.

Reconstruction ?

Car c’est à ce moment qu’on en revient à Rose. Même s’il revient, il y a de très fortes chances pour qu’il ne soit pas au même niveau. On lui souhaite, mais ça n’arrivera pas.

Les joueurs de retour d’une aussi grave blessure mettent souvent du temps à reprendre le rythme et surtout à retrouver la confiance mentale d’y aller à fond. Pour un joueur comme l’ancien MVP qui se repose beaucoup sur sa vitesse et son explosivité, c’est pour le moins problématique.

On va donc compter large. Rose a besoin d’un an de rééducation et d’un an pour retrouver sa confiance. Pour les Bulls, ça fait deux saisons sans titre. Bienvenue en 2014/2015 !

En 2014, Carlos Boozer a 32 ans, il gagne plus d’argent mais il n’est sûrement pas plus efficace qu’aujourd’hui. S’il n’a pas été amnistié pour couler la saison 2012/13, c’est que les Bulls n’ont pas joué la reconstruction avant et qu’ils n’ont pas eu de choix de Draft très élevés. Alors il faut échanger son gros contrat pour essayer de récupérer un choix de Draft ou un joueur d’impact. Pas facile.

Autre joueur au cœur de l’avenir, Luol Deng, en fin de contrat dans deux ans. Le re-signer pour montant correct ? Dans ce cas, les Bulls dans leur configuration actuelle auront leurs dernières chances de titre en 2013 (avec un Rose probablement diminué) et en 2014. Mais s’il est trop gourmand au moment de re-signer, pourquoi ne pas laisser Deng partir pour gagner du cap et reconstruire ?

Be like Mike ?

La bonne nouvelle, c’est que Derrick Rose n’aura toujours que 25 ans en 2014. Que les Bulls jouent la continuité ou décident de reconstruire, l’idole de Chicago aura encore sa chance. Beaucoup d’options sont ouvertes et les dirigeants vont avoir beaucoup de choix intéressants à faire ces deux prochaines années. Des choix qu’ils n’avaient vraiment pas prévu.

Pour que Rose ait d’autres chances de titre en tant que leader, il faudra bien-sûr qu’il retrouve la pleine possession de ses moyens. On l’espère. Et on ne veut pas écrire ce qui se passerait si ce n’était pas le cas. C’est trop triste. Pour lui et pour une franchise qui était à l’aube de quelque chose de grand.

Ce qui pourrait arriver de mieux à Rose, c’est qu’il suive les traces d’une autre idole de Chicago. Michael Jordan a manqué la majeure partie de sa seconde saison avant de revenir tracer la plus grande carrière de l’histoire. His Airness ne souffrait que d’un pied cassé. Pour D-Rose, c’est une toute autre histoire. Mais on ne peut lui souhaiter que la même réussite.

Faîtes vos jeux ! Rien ne va plus !

(Long) Papiers.Playoffs 16 mai 2012 | 0 commentaire

Au jeu de massacre que sont ces playoffs 2012, le Heat semblait être le grand gagnant à l’Est. Dwight Howard et Derrick Rose sur le flanc, la voie était ouverte. Manque de chance pour eux, les Floridiens ont à leur tour connu la galère d’une blessure. Du coup, tout est relancé !

Avant la contracture abdominale de Chris Bosh, Miami était l’immense favori de sa conférence. Les Pacers trop verts et les Celtics trop vieux ne devaient pas leur résister. Maintenant ? Il y a débat. Erik Spoelstra se basait déjà sur une rotation très limitée avec Bosh comme seule menace offensive à l’intérieur. Ce secteur se retrouve complètement décapité.

Individuellement, l’ancien Raptor est le plus faible des membres du Big Three. Mais sa blessure a plus d’impact sur l’équilibre de l’équipe qu’un éventuel bobo de Wade ou James. On l’a vu lorsque Flash était sur la touche en cours de saison. Sans personne dans la peinture, Miami se retrouve avec deux grands talents qui se battent à l’extérieur pour combler le manque.

Dans le Game 2 perdu face à Indiana, Miami a perdu la bataille du rebond (50 à 40) et celle de l’intensité. Jamais bon signe en playoffs. D’autant que James a encore montré de signes de faiblesse dans le clutch. Et on se demande encore comment un joueur aussi exceptionnel ne peut/veut pas réussir à être décisif dans un gros match de temps en temps…

Tout est ouvert

Attention, ne sur-réagissons pas à un seul match. Le Heat a de la ressource. Pour moi, ils sont toujours favoris de leur série. D’un rien. Mais quand vous avez LBJ et D-Wade sur leurs deux jambes, vous êtes souvent favoris. Le supporting cast ne sera pas toujours aussi affreux que mardi. Un intérieur va peut-être se réveiller une fois de temps en temps et le combo Chalmers/Miller/Battier va peut-être mettre quelques shoots. Pour eux, il le faut.
Une chose est sûre, la série est maintenant beaucoup (beaucoup) plus équilibrée.

Ensuite, avec tout le respect qu’on doit aux Sixers, ce sont probablement les Celtics qui se présenteront en finale de conférence. Admettons plusieurs cas de figure…

- Le Heat passe Indiana sans Bosh et Bosh revient à fond : les Celtics ont un cœur énorme. Même face au Heat complet, on a une série. Mais Miami doit quand même s’en sortir.

- Le Heat passe Indiana mais Bosh n’est toujours pas prêt : Miami est dans le pétrin. Wade et James ne pourront pas rivaliser seuls avec Garnett, Rondo, Pierce, Allen et leurs coéquipiers. Boston serait favoris de la série dans cette configuration face à un Heat condamné à l’exploit.

- Indiana sort le Heat et retrouve Boston : Miam ! Deux équipes complètes qui s’affronteraient dans une série ouverte mais dont les Celtics seraient les favoris grâce à leur expérience.

Dans tous les cas de figure, les fans – ceux qui ne supportent pas le Heat en tout cas – sont gagnants. Parce que la conférence Est a soudain repris beaucoup d’intérêt.

Les Pacers peuvent ils surprendre le Heat ? Chris Bosh va-t-il revenir ? Sera-t-il à 100% ? Le Big Three de Boston peut-il s’offrir un dernier voyage en finale après avoir frôlé le démantèlement en cours de saison ? Faîtes vos jeux ! Rien ne va plus !

C’est quoi une « Disaster Draft » ?

Insolite.Vie de la ligue 15 mai 2012 | 0 commentaire

C’est une perspective funeste et morbide mais réelle quand on sait combien de vols les joueurs NBA prennent chaque année : que se passerait-il si l’avion d’une équipe venait à s’écraser ?

La réponse a notamment été rappellée dans « The Book of Basketball » le pavé écrit par Bill Simmons en 2010.

« Nous avons une Catastrophe Rule : une expansion Draft d’urgence dans laquelle chaque équipe ne peut protéger que 4 ou 5 gars. Ensuite cette équipe reçoit le premier choix de la Draft suivant (en plus de son choix original). C’est une bonne chose que cela ne soit pas plus connu parce qu’un fan des Knicks désespéré aurait saboté l’avion pendant la période Isiah. »

Pour que cette mesure soit mise en place, il faut que plus de 5 joueurs soient tués dans une tragédie.

Ce sont ensuite précisément 5 joueurs qui pourraient être protégés par chaque équipe lors de la « Disaster Draft. » L’équipe victime de l’accident aurait ensuite le droit de prendre un joueur maximum par équipe adverse.

Une telle catastrophe avait été évitée de peu en 1960. Pris dans une tempête de neige sur le chemin du retour vers Minneapolis, l’avion des Lakers s’est retrouvé dépourvu d’instruments en état de marche et de visibilité. Le froid a commencé à geler le plancher de la cabine. La situation était tellement désespérée que les pilotes ont été obligés de sortir la tête des fenêtres du cockpit pour essayer de voir quelque chose.

Par miracle, les hommes aux commandes ont fini par trouver un champ de blé recouvert d’une épaisse couche de neige et ils ont réussi à poser l’appareil sans faire le moindre blessé. Elgin Baylor et ses coéquipiers ont eu chaud.

Mais au cas où, les règles d’une « Disaster Draft » existent. En espérant qu’on ait jamais à en tenir une.

Playoffs preview: Conf’ Ouest – Demi-finales

Playoffs.Preview 14 mai 2012 | 2 commentaires

Les deux équipes de Los Angeles se sont arrachées mais elles sont toujours là. Leurs adversaires se sont bien reposés. La bataille de l’ouest peut continuer.

San Antonio Spurs (1) – Los Angeles Clippers (5) : 4-1
Le numéro 3 et le numéro 5 du classement des votes pour le titre de MVP face à face. Miam !
Même si Tony Parker a fait une saison superbe, Chris Paul est peut-être encore un cran au-dessus. Si les matchs sont serrés dans le dernier quart, il va falloir trouver un moyen de contenir CP3, et ce ne sera pas facile. Le meneur des Clippers a une volonté assez hallucinante dans le clutch.

Malheureusement pour les Clippers, les matchs ne seront peut-être pas toujours indécis, surtout si Paul n’est pas exceptionnel dès le coup d’envoi. Avec leur collectif, les Spurs ont les moyens de se détacher souvent et rapidement face à une équipe qui se repose sur des joueurs inexpérimentés et irréguliers. Par ailleurs, LA avait une des plus mauvaises défenses contre les tirs longue distance en saison régulière. Ça tombe mal, les texans excellent dans ce domaine.

Les Spurs sont plus expérimentés, plus reposés, plus organisés, plus complets et tout simplement plus forts.

Oklahoma City (2) – Los Angeles Lakers (3) : 3-4
Je vais rester fidèle à mon pronostic du début des playoffs même si j’ai eu peur au premier tour que Kobe Bryant finisse par étrangler Andrew Bynum et Pau Gasol. Avec un Perkins diminué, les Lakers ont l’occasion de faire mal au Thunder s’ils insistent – comme ils doivent absolument le faire – à l’intérieur. Quand on a deux des meilleurs intérieurs du monde, on met le ballon dans la peinture !

Dans le money time, Kobe est capable de quelques exploits pour arracher cette série. Si Metta World Peace arrive à être Ron Artest tout en gardant ses coudes dans ses poches, tout sera plus simple. Sur le papier, les Lakers ont de quoi arracher cette série.

Attention, le Thunder aussi ! Russel Westbrook aura le dessus au poste de meneur et Kevin Durant n’est pas le dauphin de la course au MVP pour rien. La fougue et surtout le mental sont du côté d’OKC. Quand les Lakers ont la motivation sur courant alternatif, le Thunder va courir encore et encore. Ça pourrait largement faire la différence. Mais si les Lakers ont la tête à leur basket, ils ont les moyens de retrouver San Antonio pour une finale des anciens à l’Ouest.

Playoffs preview: Conf’ Est – Demi-finales

Playoffs.Preview 12 mai 2012 | 0 commentaire

La vie de la conférence Est continue sans la tête de série numéro 1 Chicago tombée sous le poids des blessures. Miami semble avoir un boulevard jusqu’aux Finals.

Miami Heat (2) – Indiana Pacers (3): 4-2
Les Pacers ont une petite carte à jouer grâce à leur supériorité à l’intérieur et sur le poste de meneur. Charles Barkley a annoncé que que Roy Hibbert est la clé de cette série. Je suis d’accord avec lui. Si le géant de l’Indiana se déchaine, Miami aura un sérieux problème. Il faudra de toute façon au minimum ça pour résister à LeBron James. Le King peut tout bien faire, y compris verrouiller le joueur des Pacers qui aura un coup de chaud.

Même si le Heat a moins profondeur, ses talents sont supérieurs. La défense est aussi du côté des Floridiens. Ce sera probablement trop pour la belle équipe d’Indiana.

Boston Celtics (4) – Philadelphia 76ers (8) : 4-1
Les Celtics aussi ont beaucoup de blessés mais contrairement aux Bulls, les leurs peuvent encore tenir debout et jouer. Les C’s sont capables de serrer encore plus le jeu en défense que les Sixers et cette série risque d’être souvent très pénible pour les amateurs de jeu offensif.

Même si Andre Iguodala a été clutch dans le Game 6 contre Chicago, c’est Boston qui a le plus de vétérans, le plus d’expérience des grands moments, le plus de joueurs capables de faire la différence et le plus de défense. C’est donc là que devrait s’arrêter le parcours de Philadelphie. C’est déjà plus que ce qui était prévu.

Vidéo Friday: Block, block, petit pont, feinte, boom !

Playoffs.Video Friday.Videos 11 mai 2012 | 0 commentaire

Deuxième édition du vidéo friday des playoffs ! Les champions nous ont quitté et ils ont les tristes honneurs de la première place du Top 5. Tout le reste du spectaculaire de la semaine nous est offert par des winners !

1. Cette action symbolise un peu la faillite des Mavs’. Brandon Haywood qui manque un dunk et Dirk Nowitzki, obligé de tout faire, qui fini par se heurter à la muraille Thunder.

2. Y’a pas beaucoup mieux que les contres sur des tentatives de dunk.

3. Il n’y a pas eu énormément de folie offensive dans la série gagnée par les Sixers mais ce petit pont était sympa.

4. Rajon Rondo being Rajon Rondo.

5. Sur une séquence de Alley-oop, Blake Griffin peut endosser tous les rôles. Le contre d’Eric Bledsoe qui lance la contre-attaque n’est pas mal non plus.

Bonus : Amare Stoudemire fait le malin. Mais est il vraiment en position de faire le malin actuellement ?

Sneakers Test : Under Armour Micro G Bloodline

Sneakers.Sneakers test 10 mai 2012 | 1 commentaire

Avant toute chose, un petit avis: Chacun a différentes exigences quand il s’agit de ses chaussures de jeu. L’avis présenté dans ce test n’engage donc que moi, basketteur du dimanche aux chevilles fragiles et à la condition physique douteuse.

Modèle signature de Brandon Jennings, la Micro G Bloodline est le modèle phare de la gamme Under Armour, une marque récemment arrivée sur le marché de la sneaker. UA excelle en terme de performance pour ses produits textiles, voyons si cette qualité s’applique aussi aux chaussures…

Design
La Bloodline est simple et efficace. Basse, épurée et avec un strap au milieu. Des valeurs sûres, ce qui est plutôt une bonne tactique pour une jeune marque. Pas besoin de rebuter des nouveaux clients potentiels avec des designs alambiqués. Proposé dans des couleurs elles aussi simples et classes, ce modèle intègre des détails rappelant le parcours de Brandon Jennings. La semelle intérieure mentionne toutes les villes qui ont jalonné le parcours du meneur. Le dessin de la semelle extérieure (translucide sur certains coloris) est inspiré du Pavillon Quadracci au Musée d’art de Milwaukee. Des motifs un peu sympas (différents selon la couleur) habillent le strap. Il quelques touches d’originalité qui suffisent. Une des grandes spécificités de ce modèle, c’est qu’il est en cuir, presque une rareté à notre époque.
Note: 4/5

Confort général
On se sent tout de suite bien dans la Bloodline. Le cuir n’a pas spécialement besoin d’être cassé même si la chaussure devient encore plus confortable au bout de quelques heures. Comparé aux modèles très dépouillés du moment (Adidas Crazy light, Hypefuse, KD IV…), la chaussure de Brandon Jennings manque un peu d’aération mais on le ressent pas spécialement à l’utilisation.
Note: 4,5/5

Maintien et stabilité
Dans la ligné de son bon confort, la Bloodline est également excellente en terme de maintien et de stabilité. Il y a du rembourrage mais juste ce qu’il faut. Le strap apporte un petit plus même s’il n’est pas au niveau de celui de la KD IV. Au final, après quelques heures de jeu, on en vient à oublier ses chaussures, et comme d’habitude, c’est toujours un bon signe.
A cause notamment de sa construction en cuir, la Bloodline est plus lourde que la tendance actuelle. Sur ma balance maison, elles pèsent une petite centaine de gramme de plus que les KD IV (489 grammes contre 390 pour une pointure 45). Mais c’est loin d’être un désavantage. Au contraire ! La modèle d’UA gagne y gagne en stabilité. L’épaisseur idéale de la semelle conforte ce sentiment. Du coup, malgré mes cheville flexibles, je n’ai jamais eu l’impression de vaciller. J’ai même fini par tomber la chevillère sans aucune problème. Comme quoi la course à la légèreté actuelle n’est pas toujours spécialement utile en dehors du pitch marketing.
Note: 4,5/5

Traction
Quelques petites glissades à signaler mais une traction quand même très solide dans l’ensemble.
Note : 3,5/5

Amorti
LE point qui m’a enthousiasmé sur ce modèle. La technologie Micro G présente sur toute la longueur du pied propose un amorti qui réussi la difficile prouesse d’être présent tout en vous laissant sentir le sol. On ressent clairement une aide mais on a pas non plus l’impression de courir sur un pouf’ et on garde des sensations optimum. On sent bien le terrain et on se sent stable. Un bonheur. La mousse d’amorti Micro G est une vrai grosse réussite technologique et une nouvelle preuve qu’Under Armour est toujours au top dès qu’on arrive sur l’aspect technique d’un produit.
Note: 5/5

Durée de vie
Après une douzaine d’heure de jeu, la Bloodline ne montre pas de gros signes de faiblesse. La semelle extérieure pourrait peut-être un peu souffrir sur le long terme sur des utilisations outdoor.
Note (estimée): 3,5/5

En résumé
Avec la Bloodline, Under Armour frappe très fort en terme de confort et de qualité technique. Tout ça dans un design simple et efficace, cela donne une excellente chaussure qui vaut vraiment qu’on s’y intéresse et surtout qui rivalise voir dépasse ce qui se fait dans sa gamme de prix (120 euros). Avec des modèles de cette qualité, Under Armour pourrait bien rapidement séduire de nombreux ballers. En tout cas, de mon côté, c’est adopté et je les recommanderais sans hésiter.

Kobe est (peut-être) un grand malade

Conf ouest 9 mai 2012 | 1 commentaire

Kobe Bryant ne pense qu’à gagner des titres NBA. Quel qu’en soit le prix. Et si ce qu’a raconté Ric Bucher dans le podcast ESPN de Bill Simmons est vrai, l’arrière des Lakers va payer très cher.

L’été dernier, Bryant a reçu un traitement de pointe pour soigner un genou dont il disait en 2010-2011 que les os se touchaient. Résultat: il rejoue à 100% cette saison. Mais l’addition pourrait être salée plus tard.

« Ce qu’on me dit c’est que cela ne régénère pas ou ne rajeunit pas le genou, explique Bucher. Ça vous fait juste vous sentir mieux pour un certain temps. Et quand les effets se dissipent, c’est pire. Vous cachez presque ce qui se passe vraiment dans votre genou.

Donc la question est la suivante: combien de temps Kobe peut-il rester loin de ça ? Et de ce que je sais, il a embauché l’assistant (ndlr: de son chirurgien) (…) et le fait toutes les semaines. »

Cela fait presque froid dans le dos quand on imagine l’état dans lequel peut finir le genou du numéro 24. Étrange aussi le côté médecine à domicile quasi-permanente qui semble nécessaire.

Bien entendu, Kobe a les moyens de se soigner après sa carrière. Mais le fait est qu’il tire vraiment jusqu’au bout sur son corps.

La raison est simple, et je laisse encore Bucher la donner.

« Je pense que Kobe sacrifierait à peut-prêt tout pour gagner deux bagues de plus. (…) Il n’abandonnera pas avant que son corps tombe complètement en morceaux. »

Prêt à tout. Même à sacrifier un peu de son bien-être post-carrière…