Gilbert Arenas met fin à sa carrière… de blogeur

Conf est.Courtes brèves.Vie de la ligue 28 mars 2009 | 0 Commentaire

C’est fini ! « J’ai pris ma retraite dans ce domaine. Au début c’était fun, mais après on dirais que c’est devenu un couteau à double tranchant. Vos mots peuvent être utilisés contre vous. »

Même pas une annonce sur son blog. C’est en parlant avec des journalistes dans le vestiaire que Gilbert Arenas a officialisé la nouvelle : pour lui, le blog, c’est fini.

Ca n’est pas non plus un énorme scoop. Hibachi n’a pas posté le moindre message sur le toile depuis le mois de novembre.

Mais alors, quels mots auraient pu être utilisés contre Gilbert Arenas ? Quelles phrases ? A quel moment aurait il pu dire des bétises tellement énormes qu’on les ressortirais ensuite pour en rire ?

Peut-être le 4 août 2008. Ce jour là, son post s’intitule « C’est l’année de Kwame ».

Extrait : « J’aime ce deal pour Detroit et pour Kwame. (…) Par le passé, il était sous les projecteurs parce qu’il était le premier choix de la draft et qu’il était dans ces grandes villes. Mais maintenant, il peut juste y aller et jouer dur. Ca va être son année. »

Aujourd’hui, à quelques matchs de la fin de « l’année de Kwame », le pivot des Pistons a il explosé, comme prévu par Arenas ? C’est plutôt l’inverse. Brown marque 3,7 points et prend 4,4 rebonds en un peu plus de 16 minutes de jeu par match. Toutes ses stats sont en dessous de ses moyennes en carrière. Sans commentaire.

On ne gagne pas à tout les coups Gilbert. Même si, en toute bonne foi, il faut bien avouer que tous les blogeurs (moi le premier) et journalistes sportifs du monde disent des énormités a un moment ou à un autre. Avec le web, il est maintenant facile de mettre la main sur des écrits compromettants.

Ce qui a causé le plus de tort a l’Agent Zéro, ce ne sont de toute façon pas ses prédictions (le 4 août 2008 toujours, il voyait les Clippers comme des prétendants aux playoffs). Souvent judicieuses, ses sorties sans langue de bois sur les contrats de ses collègues ou sur la vie de telle ou telle équipe ne lui ont sûrement pas attiré que de la sympathie de la part des autres joueurs. Preuve peut être qu’on ne peut pas être joueur et journaliste en même temps. Rapporter la vie en NBA oui. L’analyser non. C’est toujours mal vu de balancer sur les collègues.

Arenas est victime de son franc parler. Son blog rapportait souvent des petites anecdotes piquantes. Pour durer, il aurait du s’arrêter à ça.

Même si son blog manquera aux internautes, le plus important, c’est que Gilbert Arenas va retrouver le terrain dans les prochains jours. A trop voir le blogeur, on a oublié le joueur. Il n’a participé qu’à 13 matchs ces deux dernières saisons. Et ses qualités de joueur manquent plus à la NBA que ses qualités de rédacteur.

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