Kevin Garnett toujours blessé, le titre s'éloigne pour les Celtics

(Long) Papiers.Conf est 1 avril 2009 | 0 Commentaire

Le repeat serait il en train de s’éloigner doucement pour les Celtics ? Les espoirs de titre de Boston viennent en tout cas d’en prendre un sérieux coup… dans le genou. Celui de Kevin Garnett précisément. Doc Rivers vient d’annoncer que la blessure du Big Ticket n’a pas évolué comme prévu. Du coup, le leader spirituel des Celtics ne sera pas sur le terrain avant les deux ou trois derniers matchs de la saison régulière.

Est il temps de s’inquiéter pour les fans des Celtics ? Oui. Sans un Garnett au top, les verts n’ont aucune chance de remporter un nouveau titre.

Scénario idéal pour Boston : Garnett revient en forme. Il se rode sur le premier tour des playoffs et se retrouve en forme pour affronter le Magic, les Cavaliers et les Lakers. Les Celtics sont encore champions, Paul Pierce encore MVP et les rues de Boston encore noires de monde.

Scénario catastrophe : Ce que tout le monde craignait au moment ou le Big Three a été assemblé : des blessures pour les trois trentenaires. Cette saison, le genou de Garnett ne se remet pas assez vite, les Celtics perdent en finale à l’est contre les Cavs ou avant contre Orlando. La saison prochaine, le Big Ticket, usé par les 13 ans et 1 055 matchs qu’il a joué, ne retrouve pas le niveau, les chevilles de Ray Allen lachent, Paul Pierce se blesse et Tony Parker sort un nouvel album.

Aucun de ces deux scénarios ne devrait se réaliser. Ils sont trop extrêmes. Mais la réalité est là. Les chances de titre des Celtics sont de plus en plus minces et ça n’ira pas en s’arrangeant. L’important, c’est qu’ils ont su saisir leur chance l’an dernier. A présent, l’heure du règne de LeBron James semble avoir sonné.

Rien ne sert de courir

Souvenez vous. C’était il n’y a pas si longtemps. Les Celtics réalisent un début de saison canon. Kevin Garnett se plaint du manque de respect envers son équipe et les champions en titre jouent les durs sur le terrain. Le mot d’ordre, c’est l’intensité.

Et maintenant ? Quel est l’intérêt de se dépenser sans compter pendant l’hiver quand votre corps a passé les trente ans et que la saison est si longue ? Les Celtics ont sûrement fait une petite erreur de calcul. Car la plupart des équipes qui remportent le titre atteignent leur meilleur niveau au meilleur moment : le printemps !

Cette théorie, les Spurs en sont le meilleur exemple. Cette théorie devrait d’ailleurs s’appeller la « théorie Spurs ». Chaque année, en hiver, on explique que les Spurs sont poussifs. Que Tim Duncan commence à sentir le poids des années. Que les autres équipes progressent. Mais tous les ans, avec les beaux jours, le jeu des Spurs se fait chaque jours de plus en plus efficace. Et tous les ans (surtout les années impaires), Duncan et ses coéquipiers sont des candidats au titre.

Les Lakers avaient aussi illustré cette théorie lors du triplé 2000 – 2001 – 2002. En 2001, les hommes de Phil Jackson avaient par exemple remporté leurs huit derniers matchs de saison régulière avant de ne perdre qu’une seule rencontre en playoffs.

Aujourd’hui, à deux semaines des playoffs, les Cavaliers sont sur une série de 13 victoires consécutives. A l’est, les favoris, maintenant, c’est eux !

Laisser un commentaire