Le quart d’heure français : Le match ou tout le monde gagne

Francais.Non classé 3 mai 2010 | 0 Commentaire

Il faisait presque trop chaud pour travailler vendredi à Evreux. Le printemps est là. Les playoffs approchent. Pas vraiment un temps à jouer au basket finalement. L’important, c’était que tout le monde gagne.

Les joueurs d’Evreux ne semblaient pas avoir la tête à la balle orange. Le Stade Clermontois, lui, jouait pour assurer son maintien. En deux phrases, c’est le résumé du match. Une des deux équipes en voulait plus que l’autre. C’est cette équipe qui a gagné.

En fait l’ALM en a voulu. Mais seulement pendant les cinq dernières minutes. Trop tard. Même si un trois points ouvert mais manqué de Philippe Da Silva à 1mn20 de la fin aurait pu faire revenir son équipe à moins de dix longueurs et donner des sueurs froides aux adversaires, il était trop tard. Pendant les 35 premières minutes, les morts de faim Clermontois avaient construit une avance insurmontable.

« C’est nous qui avons été le chercher ce match, » explique Regis Racine, le coach Auvergnat, après la rencontre.

Avec ce match, c’est le maintien que Clermont est allé chercher. Et avec cette défaite, c’est la qualification en playoffs qu’Evreux a obtenu. Techniquement, c’est Saint Vallier qui a verrouillé la place d’Evreux dans le Top 8 en s’inclinant à Bordeaux. Mais dans les faits, vendredi, l’ALM a gagné en perdant.

Une soirée étrange ou Evreux a gagné en remplissant un bel objectif et perdu en produisant un match loin d’être convaincant. Une prestation « incompréhensible » pour Remy Valin.

La petite remontée de fin de match ponctuée par le shoot manqué de Da Silva est presque anecdotique. Mais le meneur ébroïcien n’a rien à se reprocher. Pendant tout ce match, il a été à fond. Comme d’habitude.

Dès le début le coup d’envoi, Clermont fait sauter la défense jaune et bleue. Justin Ingram commence un show qui va durer toute la soirée. Rapidement, son équipe se détache. Mais Evreux recolle quand même à un point à la fin du premier quart.

En attendant les playoffs
Ensuite, c’est un festival pour Clermont. Da Silva a beau tenter de motiver tout le monde, ça ne prend pas. Ingram est diabolique à trois points et l’écart enfle. Quinze points séparent les deux équipes à la mi-temps. Vingt et un points à la fin du troisième quart. Les causes de la débâcle ? Ni défense ni adresse.

Le buzzer de fin du troisième quart temps ressemble à un buzzer de fin de match. On se dit que le dernier quart va être long. Le genre de scénario qui fait dire à six minutes de la fin : « ah, ils sont déjà dans le bonus ? Mince, ça va être long. »

Finalement, le dernier quart temps n’a pas ressemblé au garbage time redouté un instant. D’abord grâce au show de Justin Ingram. D’une facilité déconcertante, le meneur Clermontois a semblé rentré tous les shoots qu’il a tenté. Il signe un énorme 12/15 dont 8/10 à trois points et termine le match avec 35 points au compteur. Ensuite, il y a eu la petite remontée ebroïcienne. Mais trop tard.

Après cette soirée, tout le monde a gagné. Clermont se maintien, Evreux jouera les playoffs. Le seul problème pour l’ALM est résumé en une phrase par Benoit Toffin à la sortie des vestiaires : « Si on produit des matchs comme ça en playoffs, on ne va pas passer un tour. »

Depuis le début de la saison, Evreux a brillé dans les grands rendez-vous. Les playoffs sont un grand rendez-vous. La saison régulière a été longue. La qualification était plus ou moins acquise depuis quelques matchs. Il est temps que les playoffs et les choses sérieuses commencent. A ce moment là, on devrait revoir l’équipe solide et déterminée qui a rivalisé avec les meilleurs il y à quelques semaines.

Photo : alm-evreux-basket.com

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