Le petit guide du « tampering »

Business.Conf est.Conf ouest.Humeur.Non classé.Transferts.Videos.Vie de la ligue 23 juin 2010 | 0 Commentaire

A l’approche du mois de juillet et d’une free agency annoncée comme exceptionnelle, la NBA marche sur la tête. Tout le monde veut LeBron James. Tout le monde. N’importe quel propriétaire – ou presque – souhaiterait faire venir le double MVP en titre s’il en avait l’occasion. Quand on leur demande, certains, comme Marc Cuban, le disent clairement.

« Une fois le 1er juillet arrivé, bien sûr. Tout le monde serait intéressé par LeBron James et, s’il part via la free agency, alors ca sera dur. S’il fait ce que je pense… c’est à dire « Je ne vais pas laisser Cleveland en plan, » alors il va essayer de forcer un sign-and-trade et ça nous donnne une chance. »

Erreur ! Et 100 000 dollars d’amende pour le proprio des Mavs ! Son erreur : avoir prononcé le nom de LeBron James. Selon la règlement, ça s’appelle du « tampering« . En français, on traduit ça par « une approche illégale, » « des avances un peu trop voyantes, » « des appels du pied trop bruyants » ou « une règle a géométrie variable. » Car pour économiser des sous et ne pas être condamné pour « tampering », il y a des moyens beaucoup plus simples.

Simple non ? « Et si un joueur largement considéré comme le meilleur joueur de la ligue était free agent cet été, comment feriez vous pour l’attirer ? » Voilà, après ca, on peut répondre sans soucis et sans se faire taper sur les doigts par Stern. Il suffit de ne pas donner de nom.

Même chose pour Joakim Noah :

« Je suis excité à l’idée d’avoir la chance de jouer avec le meilleur joueur du monde. C’est toujours un objectif : jouer avec les meilleurs dans un endroit comme Chicago. Cela augmente les chances de gagner le titre ». « Chicago est l’endroit idéal pour lui. J’espère qu’il viendra. »

Encore une fois, on ne prononce pas le nom du « meilleur joueur du monde » et tout va bien. C’est l’essentiel pour ne pas tomber sous le coup d’une amende. Mais Noah et les Bulls ont même un avantage supplémentaire que les autres n’ont pas : l’ancien sénateur de l’Illinois ! Le président Obama himself ! Lui a même le droit de donner des noms.

« Je pense que LeBron s’adapterait parfaitement avec Chicago. Rose, Noah… C’est déjà un bon noyau. »

Le président est le seul qui a le droit de donner des noms. Normal, il est le président. Il est intouchable. Le seul ? Pas tout à fait puisque David Stern, celui-là même qui interdit aux autres de prononcer des noms, ne s’est pas gêné pour s’exprimer sur le sujet et annoncer qu’il aimerait voir LeBron James rester à Cleveland. Consternant.

La mise en parallèle de la sanction infligé à Cuban et des exemples suivants illustre bien, dans le cas de la free agency, le ridicule des règles anti « tampering » de la NBA ou pour échapper aux sanctions il suffit de dire les choses sans les dire. Ou remplacer « LeBron James » dans sa phrase par « le meilleur joueur du monde » fait une différence de 100 000 dollars. La solution : soit on interdit totalement de parler de la free agency avant le 1er juillet, soit on laisse tout le monde s’exprimer. Il faut choisir.

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