Finals – Game 2 : Rondo vole la vedette à Kobe

(Long) Papiers.Conf est.Conf ouest.Non classé.Playoffs 7 juin 2010 | 0 Commentaire

Paul Pierce ? Perdu. Kevin Garnett ? Transparent jusqu’aux dernières minutes du match. Ray Allen ? Hallucinant en première mi-temps, cadenassé ensuite. Ce match, c’est Rajon Rondo qui a du aller le chercher. 10 points et quelques actions défensives capitales dans les 6 dernières minutes pour le meneur des Celtics qui confirme, s’il le fallait, qu’il est bien le leader de son équipe.

Si les Celtics ont gagné, c’est qu’ils ont fait les bons choix en fin de match. Pas vraiment le cas des Lakers. Pendant trois quart-temps, Pau Gasol (25pts à 7/10, 8rbds) a éclaboussé le match de son talent. Il n’a pris aucun shoot au cours du dernier quart. Andrew Bynum (21pts à 6/10, 6rbds, 7 contres), lui aussi efficace tout au long de la rencontre, n’a pu tenter sa chance que deux fois pendant le quatrième et n’a eu aucune tentative sur les six dernières minutes.

Au lieu de persister à l’intérieur avec une tactique couronnée de succès lors du premier match et du début du second, Phil Jackson s’en est remis à un Kobe Bryant (21pts à 8/20) handicapé par les fautes. Ça a faillit marcher. Rentré à un peu plus de six minutes de la fin, le Mamba a rentré ses deux premiers shoots, dont un and one, mais il a surtout manqué les trois tirs suivant, permettant à Boston de plier le match. Kobe aurait sûrement voulu être le héros du soir mais le plus sage aurait été de continuer à s’appuyer sur les grands. Au lieu de ca, il a du céder sa cape de super-héros du money time à Rondo. Et Kobe n’aime pas laisser le role de Clutch player à un autre. Son attitude en conférence de presse d’après match disait tout. Visage fermé, la main sous le menton, des réponses écourtées au maximum. Bryant est énervé.

Ce que Kobe n’a pas critiqué en conférence de presse, c’est l’arbitrage. Pourtant, il aurait pu. Tout le monde aurait pu tant certaines décisions étaient au mieux litigieuses, au pire complètement à coté de la plaque. Les hommes en noir ont eu le coup de sifflet (très) facile au cours de ce match : 6 fautes pour Artest, 5 pour Kobe, Bynum, Garnett et Odom, 4 pour Wallace, Davis et Perkins. Dès les premières minutes les sifflets ont raisonné au moindre contact.

Ray Allen « Jordanesque »
Rondo n’a pas tout fait tout seul. Pour que le meneur soit en position de finir le boulot, il a fallu que Ray Allen sorte une première mi-temps de folie. On était même un cran au-dessus de la folie pour atteindre le niveau « Jordanesque » lorsque Allen a rentré son septième tirs primé de suite pour battre le record du numéro 23 pour le plus grand nombre de shoots à 3 points dans un match des Finals.

Tout ca n’a pourtant faillit pas suffire. La première mi-temps s’était déroulé totalement à l’avantage des verts. Et puis, sur la dernière action du second quart, Kobe intercepte une passe de Shelden Williams, shoot à 9 mètres et réduit l’écart à six points. Ray Allen a le regard des mauvais moments. Au retour des vestiaires, les Lakers enfoncent le clou et repassent devant. Les deux équipes sont a égalité à l’entame du dernier quart. La suite, c’est le show Rondo et aussi, encore une fois, la victoire de l’équipe qui en voulait le plus. Sauf que cette fois, l’équipe qui en voulait le plus portait le maillot vert. Plus agressifs et bien présents au rebond, les Celtics ont logiquement arraché le match.

Le grand absent de ce match s’appelle Paul Pierce (10pts à 2/11). Bien limité par Ron Artest, l’ailier des Celtics était tellement perdu qu’il s’est même retrouvé à rentrer sur le terrain après un temps-mort dans le 4e quart-temps avec une serviette sur les épaules. Visiblement, le duel Pierce/Artest était éprouvant pour les deux hommes. Efficace en défense, le Laker était par contre calamiteux offensivement. Au delà du manque de réussite, il a surtout été coupable de très mauvais choix.

L’avantage du terrain n’est plus du coté des Lakers. Il va falloir gagner à Boston pour le récupérer. Le match 3 s’annonce déjà capital pour Los Angeles. Pour Kobe Bryant, ca ne fait pas vraiment de différence. « Le match 1 était le match le plus important. Le match 2 était le match le plus important. C’est juste le match suivant (ndlr : qui est le plus important). »

Laisser un commentaire