Finals – Game 3 : Les Lakers gagnent malgré Kobe

(Long) Papiers.Conf est.Conf ouest.Non classé.Playoffs 9 juin 2010 | 0 Commentaire

Ça n’était pas vraiment un beau match. Pas de rythme en attaque, des arbitres toujours trop présents et des occasions manquées de part et d’autre. Au final, c’est le vieux loup Derek Fisher qui a fait la différence.

Kobe Bryant est souvent celui qui permet aux Lakers d’être au dessus du lot. Lors du match 3, c’est lui qui a en partie faillit couter la victoire à son équipe. Tout va bien jusqu’au milieu du second quart temps. Mamba joue juste et les Lakers se sont détachés. Ils comptent 17 points d’avance. Bryant sort quelques minutes. A son retour, il manque un shoot compliqué. Puis un autre. Et encore un. Le scénario se répètera toute la soirée. Comme d’habitude, malgré les échecs, Kobe ne se démonte pas.

Peu importe que Pau Gasol (13 pts, 10 rbds) et Andrew Bynum (9 pts, 10 rbds) aient plus de chance d’être efficaces à l’intérieur, pas grave si Odom (12 pts à 5/5, 5 rbds) est enfin en jambe et, même si Boston défend très bien sur lui, Bryant enchaine les tirs difficiles. Parfois ca rentre et c’est magnifique. La majeure partie du temps c’est une possession gâchée. Bilan de la soirée pour Kobe : 29 points mais à seulement 10/29 et seulement 1 shoot réussi pendant le money time. Surtout, Boston en profite pour refaire son retard et inquiéter sérieusement les violets.

Bryant qui force trop et un jeu intérieur pas assez exploité, Derek Fisher (16pts à 6/12) revêt la cape de héros du match pour Los Angeles.

« Derek a fait du Derek. Il réussit des actions décisives tout le temps. Il n’arrête jamais de m’impressionner, » explique Bryant après le match.

Impressionnant, Fisher l’a été à 54 secondes de la fin lorsque le ballon lui retombe dans les mains après un shoot manqué de Ray Allen et qu’il a remonte tout le terrain pour réussir un lay-up entre trois Celtics en obtenant la faute au passage. Il donne 7 points d’avance aux Lakers, le match est plié. Seul californien consistant dans le money time, Fisher a inscrit 11 points dans le dernier quart-temps.

« Il a gagné le match pour eux, ne peut que constater Doc Rivers. Derek Fisher a été la différence dans ce match. C’est un joueur qui a des tripes, qui s’accroche et il a arraché le match pour eux. Je pense que Kobe était un peu en difficulté et en fait Fisher a pris le match à son compte. »

L’autre grande différence qu’a fait Fisher dans ce match c’est sa défense sur Ray Allen. De « Jordanesque » il y a deux jours, le shooteur des Celtics est devenu « Artestien » cette nuit. 0/13 au shoot, 0/8 à 3 points. Aie !

Garnett ressuscité

A chaque match, un membre du Big Three défie les lois du vieillissement de manière plus spectaculaire qu’une actrice remplie de botox. Cette fois, c’est Kevin Garnett (25 pts à 11/16, 6 rbds) qui a pris la machine a remonter le temps. Bouillant dès le début du match pour chauffer une salle ultra-bruyante, KG signe un match superbe. Mais il était trop seul. Pierce et Perkins ralentis par les fautes et la pile Rondo branchée sur courant alternatif, Glen Davis a été le seul a vraiment apporter en sortie de banc.

Dans ces conditions, les Lakers auraient pu tuer le match bien plus tôt. Lorsque Kobe joue juste, le potentiel de cette équipe est immense. Lorsqu’ils veut à tout prix être le héros, les choses se compliquent. Lors du match 3, son obstination a faillit couter une victoire capitale aux siens.

Tous les matchs sont important à ce stade de la compétition et la troisième bataille ne fait pas exception. Depuis 1985, lorsque les Finals sont à un match partout, le vainqueur du match 3 remporte toujours la série. Après une rencontre marquée par une combinaison de bonne défense et de mauvaise attaque mais aussi par l’arbitrage toujours approximatif, ce sont donc les Lakers qui ont repris l’avantage au prix d’un effort intense. Fisher était d’ailleurs au bord des larmes lors de son interview d’après match tandis qu’Andrew Bynum a aggravé sa blessure au genou. Une lutte bien résumé par le journaliste américain Bill Simmons au cours de son chat en direct depuis les tribunes : « La qualité de jeu est pauvre mais putain de merde que les deux équipes jouent à fond. » (En VO : The quality of play is poor but holy crap are both teams playing hard…)

N’en déplaise à Paul Pierce, maintenant que les Lakers mènent 2 matchs à 1, cette série pourrait donc bien retourner à Los Angeles.

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