Finals – Game 4 : Big Baby, big problems pour les Lakers

(Long) Papiers.Conf est.Conf ouest.Non classé.Playoffs 11 juin 2010 | 0 Commentaire

Face à l’énergie et l’intensité du banc des Celtics, les Lakers ont complètement craqué. Menés par un Glen Davis en état de grâce, les remplaçants verts ont fait la différence en début de quatrième quart avant de laisser les titulaires finir le boulot. Boston revient dans ces finales et Los Angeles a de big problems.

« Je me sentais comme une bête féroce. Je sentais qu’on ne pouvais pas m’arrêter. » Glen « Big Baby » Davis a raison. Personne ne pouvais l’arrêter lors du match 4. Omniprésent à chaque entrée en jeu, il a d’abord permis au siens de rester au contact dans le 2e quart avant de faire la différence dans l’ultime période d’une partie qui était restée extrêmement serrée jusque là. Bilan de la soirée pour lui : 18 points (dont 9 dans le 4e) à 7/10, 5 rebonds et 2 interceptions.

Derrière Davis, c’est tout le banc des Celtics qui est allé chercher ce succès capital. Véritable energizer, Nate Robinson (12 pts à 50%) a réussi quelques paniers et actions décisives. Tony Allen et Rasheed Wallace n’ont pas apporté beaucoup en attaque mais leur défense a aussi compté. Une second unit tellement efficace que les titulaires ne voulaient plus rentrer !

« (Rajon) Rondo et les autres me suppliaient de laisser les autres en jeu. « Ne les sort pas ! Ne les sort pas ! » C’était génial. Je n’avais jamais vu notre banc aussi bruyant et ce sont les titulaires qui encourageaient depuis le banc, » expliquait Doc Rivers en conférence de presse.

Une superbe preuve de la cohésion du groupe des Celtics ou les joueurs ont compris que l’intérêt de l’équipe passe au dessus de celui de sa personne si on veut gagner. Les titulaires sont finalement revenus dans le match. A 2’51 de la fin, Davis et Robinson laissent leur place à Garnett et Rondo. Les Celtics comptent alors 7 points d’avance. Quelques secondes après, c’est Paul Pierce qui enfonce le clou. Lui et Bryant (33 pts à 10/22, 6/11 à 3 pts, 6 rbds, 7 turnovers) se répondent jusqu’à ce que Rondo ne vole le ballon au Mamba et n’aille inscrire le lay-up de la victoire à 31 secondes de la fin. Boston a 8 points d’avance. C’est terminé. Dos au mur, les Lakers ont cherché des réponses individuelles, ils ont perdu face à un collectif.

Retour en 2008 ?
A quoi c’est joué ce match ? « Juste la volonté. La détermination, » expliquait Glen Davis juste après le buzzer final. Encore une fois, il a raison. Et dans ce secteur, lui et son équipe ont détruit les Lakers. Au rebond, dans la peinture, sur les interceptions… Toutes ces actions qui montrent qui en veut le plus, ce sont les Celtics qui les ont gagné.

« Ils ont eu tous les points qu’il fallait gagner à l’énergie, les points ou il fallait se battre, les points sur seconde chance, les points dans la raquette, ils nous ont battu sur les ballons à arracher. Je pense que c’est comme ca que le match a tourné, » ne pouvais que constater Kobe Bryant après le match.

Dans la raquette, Pau Gasol (21 pts à 6/13, 7 rbds) a semblé bousculé par les intérieurs d’en face, rappelant de mauvais souvenirs aux fans de Angelinos. En parlant de mauvais souvenirs, la grosse mauvaise nouvelle de la soirée pour l’Espagnol et les Lakers, c’est qu’Andrew Bynum semble plus que jamais souffrir de sa blessure au genou. Limité à seulement 12 minutes cette nuit, le pivot risque de ne plus pouvoir peser sur cette série. Si c’était le cas, Gasol se retrouverais bien seul face à Perkins, Garnett, Davis et Wallace et les Lakers seraient en grand danger tant Bynum a montré son importance à l’intérieur lors des premiers matchs.

Les Lakers ont lâché ce match 4 au moment même ou ils semblaient en mesure de faire le break. Au moment ou Kobe Bryant, très en jambe jusque là, avait l’air de pouvoir tuer le match. Mais non. Dans le 4e quart, comme en 2008, le numéro 24 avait l’air impuissant et finalement le collectif californien s’est dissout lorsque celui des Celtics s’est unit. En conférence de presse, Phil Jackson a parlé de la fatigue de ses joueurs en fin de match. Mais après 6 mois de compétition, tout le monde est fatigué. C’est là que la volonté et la détermination font la différence.

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