Finals – Game 6 : Perkins tombe, LA égalise

(Long) Papiers.Conf est.Conf ouest.Non classé.Playoffs 16 juin 2010 | 0 Commentaire

Los Angeles Lakers – Boston Celtics : 89 – 67

Défense, rebond, agressivité, jeu du banc. Les clés de la victoire sont toujours les mêmes. Seule l’équipe qui triomphe change. Dominateurs dans tous les compartiments essentiels du jeu, les Lakers remportent le Game 6 sans trembler et emmènent ces Finals jusqu’à l’ultime match.

Kobe Bryant voulait de l’aide. Il l’avait crié dans les vestiaires après le match 5. Le boss des Lakers a été écouté par ses coéquipiers. Artest, Odom, Farmar, Vujacic et même Pau Gasol ont brillé pendant que le numéro 24 a livré son show habituel (26 pts à 9/19, 11 rbds, 3 pd, 4 int).

Si les Lakers sont entrés tambour battant dans le match, ils ont aussi reçu un petit coup de pouce du destin. Après 6mn30 de jeu, Kendrick Perkins s’est blessé au genou et n’est jamais revenu en jeu. Sa participation au Game 7 semble déjà très incertaine. En son absence, la raquette se dégage pour les Lakers. Gasol prend moins de coups et tout devient plus simple.

Déjà menés 18-12 au moment de la sortie de Perkins, et probablement touchés moralement par cet évènement, les C’s n’ont plus jamais revu le jour. A la fin du premier quart, l’écart est de 10 points. Il grimpe jusqu’à 20 longueurs à la mi-temps. La deuxième période est presque anecdotique, LA gérant très bien une avance qui monte jusqu’à 27 points pour finalement s’élever à 22 unités. Pour arriver à un tel résultat, les Lakers ont joué un match quasiment parfait.

Une défense retrouvée
Catastrophiques lorsqu’il s’agissait de défendre dans le match 5, les Angelinos ont resserré les boulons et n’ont absolument rien lâché, notamment dans la raquette. Rien n’a été simple pour Boston. Ray Allen (19 pts à 7/14) est le seul Celtic a avoir réussi à trouver son rythme d’entré de match. Pour les autres, la nuit a été longue. Rondo remporte la palme du plus mauvais match chez les titulaires à 5/15 au shoot pour 10 points. Cette nuit, en attaque, les Celtics ressemblaient aux Lakers des deux matchs précédant. Perdus.

Les Lakers rebondissent et retrouvent de l’intensité
51 à 36. La domination des jaunes au rebond a été outrageuse. La bataille dans ce secteur du jeu montre souvent quelle équipe en voulait le plus. C’était encore le cas cette nuit. Les jaunes étaient partout alors que leurs adversaires semblaient privés de cette hargne qui a fait leur succès.

Un banc qui apporte enfin
25 à 13. Souvent critiqué, le banc des Lakers a cette fois bien répondu présent. Sa domination est même encore plus forte que ce que laissent voir les chiffres puisque les points des backups verts ont tous été marqués lorsque le match était déjà plié. Rasheed Wallace (0 pts à 0/7 dont 0/6 à 3 pts en 17 mn) est la grande déception de cette rencontre. En face, Jordan Farmar (4 pts, 3 int), a été le symbole d’un groupe qui a tout donné, notamment lorsqu’il s’est jeté pour récupérer une balle au sol face à Rajon Rondo. Bynum (2 pts, 4 rbds en 15 mn) toujours limité par sa blessure et Fisher (4 pts en 15 mn) handicapé par les fautes, Odom (8 pts, 10 rbds), Brown (4 pts, beaucoup de spectacle) et Vujacic (9 pts à 3/6 au shoot dont 2/4 à 3 pts) ont aussi bien pris le relai.

Kobe n’est plus seul
Même si l’absence de Perkins l’a sûrement bien aidé, Pau Gasol (17 pts, 13 rbds, 9 pd) a bien répondu à l’appel de son capitaine. Mais il n’a pas été le seul. Ron Artest (15 pts à 6/11 dont 3/6 à 3 pts, 6 rbds) a joué juste et surtout il a rentré ses shoots. Le banc, on l’a vu, n’a pas non plus manqué le rendez-vous.

La saison se joue sur un match !
Les deux équipes abordent le match 7 sur une égalité parfaite. Trois matchs et un pivot diminué partout. Les Lakers semblent avoir repris l’avantage du point de vue de la dynamique et ils ont montré que, s’ils jouent juste et déterminés, ils sont quasiment imbattables. Les Celtics, eux, ont un cœur gros comme ça et il ne faut jamais les enterrer. Ils ne manquent pas non plus de talent. Le match 7 s’annonce indécis. Tout est possible ! Peut-être un final exceptionnel à venir pour cette saison. On pouvait difficilement rêver mieux.

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