NBA Finals – Game 7 : Légendaires Lakers !

(Long) Papiers.Conf est.Conf ouest.Non classé.Playoffs.Videos 18 juin 2010 | 0 Commentaire

Quelle bataille ! Le match 7 a tenu toutes ses promesses et ce sont les Lakers qui sortent finalement vainqueurs d’un duel d’une intensité exceptionnelle. Une rencontre qui met un magistral point (d’exclamation) final à la saison.

Énorme, fabuleux, incroyable, légendaire… Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier la rencontre qui a offert aux Lakers le titre de champions NBA 2010. Un combat de 48 minutes ou aucune des deux équipes n’a jamais rien lâché.

« Ça n’était pas le plus joli des matchs. (…) mais on s’est battu, » résume parfaitement Pau Gasol. « Volonté » et « détermination » sont aussi des mots qui reviennent dans le discours d’après match de l’intérieur Espagnol.

Non, ca n’était pas toujours très joli. Surtout en attaque. 32,5% d’adresse pour Los Angeles, 37,5% coté Boston. Mais cette maladresse a été compensée par un engagement de tous les instants de la part de tous les acteurs de ce match. La différence s’est faite au rebond et dans la conservation du ballon. C’est leur domination dans ces secteurs du jeu (53 rbds à 40 et 11 pertes de balle à 14) qui a permis aux Lakers de rester dans le match puis de l’emporter.

Cette bataille ne pouvait se finir que de manière grandiose. Menés de 13 points au cours du troisième quart, les Lakers refont leur retard petit à petit. A 6mn12 de la fin, Derek Fisher (10 pts à 4/6) rentre un tir primé énorme qui offre l’égalisation à son équipe. « L’action qui change le match » selon Phil Jackson. A partir de ce moment la, on sait que quel que soit le vainqueur, cette rencontre rentrera dans l’histoire. La suite, c’est un money time à haute tension. Des rebonds arrachés, des points gagnés sur la ligne de lancer, un trois points de Rasheed Wallace (11 pts à 5/11, 8 rbds) qui ramène les C’s à 3 longueurs à 1’23 de la fin puis la réponse de Ron Artest, toujours de loin, et Ray Allen qui dégaine à son tour, encore une fois derrière la ligne. Rondo, toujours à 3 points, ramène même les verts à 2 points à seulement 16 secondes du buzzer. Finalement, c’est Sasha Vujacic qui rentre les deux lancers de la gagne avant un ultime échec de Rondo. Buzzer, accolades, sauts, confettis… C’est la fête à Los Angeles.

« Ron Artest a été le meilleur joueur du match« 
Kobe Bryant est le MVP de ces Finals. Mais dans le match 7, il a beaucoup forcé, il a beaucoup manqué et il a eu bien besoin de ses coéquipiers. Ron Artest (20 pts à 7/18, 5 rbds, 5 int) a répondu présent. En attaque autant qu’en défense, Ron-Ron a signé un match superbe. « Ron Artest a été le meilleur joueur du match, » explique Phil Jackson en conférence de presse. Lui, le Lakers qui n’avait jamais joué de Finals. Lui, que certains craignent toujours de voir exploser en vol. C’est grâce à lui que les Lakers sont restés dans le match dans le deuxième et le troisième quart-temps. Au coup de sifflet final, le joueur le plus attachant de cette saison aura en plus offert une interview mémorable aux téléspectateurs. A la question de la journaliste il répond en remerciant ses amis, sa femme… sans oublier sa psy ! Il trouve même le temps de faire la promo de son single qui sera bientôt dans les bacs. L’interview se termine avec un Artest qui prend son interlocutrice dans les bras avant de retourner fêter le titre avec ses coéquipiers. Une interview qui devrait devenir un classique.

La victoire des Lakers est bien collective. Pau Gasol (19 pts à 6/16, 18 rbds), malgré une soirée difficile en attaque, a encore une fois sorti de très grosses actions, notamment en fin de match. Déterminé, il est aller chercher ce second titre et faisait même office de candidat valable au titre de MVP des Finals. Derek Fisher a donc rentré un nouveau shoot décisif et Lamar Odom (7 pts à 3/8, 8 rbds) a été très bon en sortie de banc.

Orphelins de Kendrick Perkins, les Celtics s’inclinent en ayant livré une résistance héroïque. A la fin, il manquait un petit quelque chose mais cette équipe a une nouvelle fois fait montre de qualités collectives hors normes.

L’émotion au moment du buzzer final a été à la hauteur de la tension de la rencontre. C’est souvent les larmes aux yeux, comme Gasol et Fisher, que les Lakers sont tombés dans les bras les uns des autres. L’intensité retombe. Un peu de soulagement aussi. Les joueurs de Los Angeles viennent de remporter une victoire incroyable qui rentrera dans la riche légende de leur équipe. Un grand moment pour eux mais aussi pour les fans. Le genre de souvenir qui restera gravé dans les mémoires.

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