Arenas n’a toujours pas compris

Conf est.Humeur.Non classé.Polémiques.Vie de la ligue 29 septembre 2010 | 1 Commentaire

Il n’y arrivera jamais. Gilbert Arenas ne comprends plus comment agir sans avoir l’air d’une tête de mule. Aimé lorsqu’il était naturel et frais il y à déjà bien longtemps, l’arrière des Wizards s’est perdu et il ne semble pas en mesure de retrouver la route. Il y a deux jours, lors du média day de Washington, il a livré une conférence de presse « service minimum, » retranscrite par Basket USA :

Qu’est-ce qui vous enthousiasme le plus cette saison ? L’arrivée de nouveaux joueurs ?
C’est mon boulot, et beaucoup de gens sont impatients de nous voir. Donc, je suis pressé que la saison démarre.

Quel effet ça fait de retrouver les médias, et de parler à nouveau ?
Je veux juste jouer. Cela fait partie de mon boulot. Donc je le fais.

C’est tout de même différent d’auparavant ?
Oui, je pense.

Avez-vous changé en tant que personne depuis la dernière fois ?
Je suis davantage renfermé sur moi-même. J’ai vieilli, et forcément j’ai grandi. C’est une année de plus. Une nouvelle équipe.

Tout à l’heure, lors de la séance photo, vous n’avez pas souri. Vous prenez ça pour du business désormais. C’est le message que vous voulez faire passer ?
Le seul endroit où je veux sourire, c’est le terrain. C’est là que je bosse, et c’est là que j’aime être. C’est le seul endroit où j’ai besoin de sourire. »

Mais êtes-vous heureux ? Vous n’en donnez pas l’impression.
Oui, je suis heureux. Mais dans le passé, je pouvais montrer mon bonheur en dehors des terrains. Je n’ai plus besoin de le faire. Désormais, j’ai juste besoin de jouer mon jeu, et de jouer avec passion. C’est mon unique objectif.

Comment allez-vous vous reconquérir les fans de Washington ?
Tout ce que j’ai à faire, c’est de donner le meilleur de moi-même.

Pensez-vous que les fans vous ont abandonné ?
Les fans viennent juste voir du bon basket. Peu importe ce que vous faites. Votre jeu parle pour vous. C’est ma façon de voir les choses.

Comment qualifiez-vous la relation avec vos dirigeants ?
C’est une super relation. C’est du business. A partir du moment où quelque chose vous appartient, vous faites tout votre possible pour sauver votre entreprise. Je l’ai compris, et aujourd’hui je vais de l’avant.

Le tout accompagné d’une absence totale de sourire, aussi bien au micro que pour les photos. Ça n’est pas une nouveauté. L’an passé, Arenas avait fait exactement le même cirque en offrant des réponses minimalistes aux journalistes en début de saison. Rappel des faits ici et ici. Combien de temps lui avait il fallu pour se remettre à l’ouvrir trop ? Même pas deux mois. Alors, combien de temps va-t-il tenir cette fois ?

Oui, David Stern a demandé à Arenas de ne pas parler de l’incident des flingues de l’an dernier. Mais ca ne veut pas dire qu’il doit se taire complétement et encore une fois passer pour un boudeur. Oui, Arenas a fait un passage par la case prison et cette raison serait la plus valable pour justifier son mutisme.

Mais, encore une fois, ce que le public aimait chez l'(ex) agent zéro, c’était son naturel et sa fraicheur. A lui de se permettre de redevenir ce joueur sympathique avant de définitivement venir à bout de la patience de ceux qui l’appréciaient. A moins qu’il réponde avec des performances exceptionnelles sur le terrain mais la, depuis le temps, on demande à (re)voir.

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