Live from London ! Les loups avaient plus faim

A Londres.Conf ouest.NBA Europe Games.Non classé 5 octobre 2010 | 0 Commentaire

Minnesota Timberwolves – Los Angeles Lakers : 111-92
Les fans londoniens voulaient voir Kobe Bryant. Et plus que 6 minutes. Pourtant, c’est tout ce à quoi ils ont eu le droit. Ils ont crié son nom, ils ont même un peu sifflé de colère au buzzer final, mais ils n’ont pas eu plus. A la place du Kobe show, ils ont peut-être assisté à la naissance d’un beau collectif.

Les Wolves méritaient de gagner parce qu’ils en avaient plus envie. Après une première mi-temps équilibrée ou le collectif des Lakers a fait jeu égale avec la fougue des jeunes loups, ce sont bien les joueurs de Kurt Rambis qui ont pris le large dans un troisième quart-temps remporté 32 à 18. A la baguette, un Michael Beasley en feu pour son premier match sous ses nouvelles couleurs : 21 pts (8/10), 4 rbds, 3 steals. Malgré 6 pertes de balle, l’ancien Heat a prouvé que le talent est bien là et que si l’envie y est, il peut faire de grandes choses. Et l’envie y était : « Je pense que nos gars ont fait un bon boulot au niveau de l’effort, a expliqué Kurt Rambis après le match. C’est quelque chose sur lequel on a insiste au camp d’entrainement depuis qu’on a commencé à Mankato dans le Minnesota. On veut que nos jeunes gars viennent et jouent dur. Et je pense qu’ils ont fait ca. Ils n’ont pas toujours bien joué, il y avait trop de pertes de balle à mon goût, mais pour une jeune équipe avec une majorité de gars qui son nouveau dans ce club, l’exécution offensivement et défensivement, je pense qu’ils ont fait du bon boulot pour un premier match. »

Autour de Beasley, les autres jeunes loups du Minnesota ont brillé. Kevin Love, le chef de la meute, a livré une prestation complète (11 points, 8 rbds, 6 passes en 26 minutes), le rookie Wesley Johnson (9 pts à 4/6) a semblé très à l’aise et surtout Martell Webster a signé une belle soirée en sortie de banc avec 24 points à 8/13. Ce qui a le plus impressionné lundi à Londres, c’est donc l’envie collective qui se dégageait de cette équipe. Sa densité aussi. Corey Brewer et Martell Webster sont loin d’être des joueurs ridicules à avoir sur son banc. Tous ces jeunes joueurs courent très vite et leurs qualités physiques vont aussi leur permettre d’être coriaces en défense. Minnesota ne jouera sûrement pas les playoffs cette année mais cette équipe à finalement plus d’allure qu’on aurait pu le penser il y a quelques semaines et il sera sûrement intéressant et spectaculaire de la voir évoluer.

Odom à la direction du Lake-show
Si les T’Wolves ont beaucoup fait jouer leurs joueurs majeurs, l’effectif des Lakers a beaucoup tourné. Alors que les choses semblaient tourner facilement avec les titulaires, elles se sont compliquées au fil des substitutions. Moins de fluidité, des ballons perdus et un manque d’adresse consternant aux lancers francs (54,5%) ont plombé le match des jaunes et violets. Au grand désespoir du public,  Bryant n’a donc quasiment pas joué. En conférence de presse Phil Jackson a expliqué que « Kobe devait jouer dans deux segments mais un était suffisant. » De l’inquiétude pour son genou ? Pas vraiment : « Lors des finales, c’était extrêmement, extrêmement, extrêmement douloureux. Maintenant plus autant. Je suis probablement à 60%, » a annoncé le Black Mamba après la rencontre.

Le Laker le plus en vue a été un Lamar Odom « en forme de saison régulière » selon son coach. Omniprésent pendant tout le match, le récent champion du monde termine meilleur marqueur de son équipe avec 17 points (à 6/10). Pour les autres, l’heure est encore aux réglages. Les nouveaux s’intègrent et les anciens se remettent en marche.

Une défaite en pré-saison n’a rien de signifiant. Les Lakers en ont encore clairement des tonnes sous le pied. L’intérêt de ce match, a donc vraiment été de découvrir ces jeunes loups qui pourraient bien mordre quelques équipes lors de la saison à venir. « C’est juste un groupe d’amis qui joue au basket, » expliquait Michael Beasley suite à la victoire. Avec Beasley, Darko Milicic ou Martell Webster, en plus d’amis, l’effectif est aussi composé de joueurs qui ont des tas de choses à prouver. Ils ont répondu présent pour leur premier test. Vivement la suite. Car avec tout ces personnages malmenés en début de carrière qui tentent d’atteindre enfin leur meilleur niveau, on tient peut-être, s’ils y arrivent, une des belles histoires de la saison.

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