Michael Beasley : « Chronic » d’une renaissance ?

(Long) Papiers.A Londres.A Paris.Conf ouest.Humeur.NBA Europe Games.Non classé 15 octobre 2010 | 1 Commentaire

Avouons le tout de suite, lorsque j’ai commencé à réfléchir à un post sur Michael Beasley cet été, le titre devait être « Chronic d’un échec, » histoire de faire un jeu de mot traduisant le début de carrière de l’ancien Heat. Le genre de papier un peu triste qui parle d’un jeune joueur talentueux mais trop fragile mentalement qui gâche sa chance à coup de mauvaises décisions, est expédié dans une équipe de seconde zone dotée d’un GM affreux et d’un climat polaire, va se plaindre, aller d’équipe en équipe avant de finir nul part… ou pire. Et puis octobre et la tournée européenne des Timbewolves sont arrivés.

A Londres puis à Paris, on a pu observer que Beasley a peut-être trouvé un environnement qui pourrait convenir à son épanouissement. Attention, le garçon a toujours le sang chaud. Pendant la rencontre contre les Lakers, il a parfois semblé monter dans les tours tout seul en répondant par exemple à des cris de supporters par des cris après un lancer réussi. Quelques instants plus tard, ce grand tatoué serrait pourtant dans ses bras Bill Laimbeer sur le banc de touche. Laimbeer et Kurt Rambis, avec leur vécu, sont forcément des tuteurs de choix pour Beasley.

Une équipe de jeunes et de revanchards
S’il dispose à présent de coachs en forme de figures paternelles, Beasley est aussi entouré de joueurs qui lui ressemble. Jeunes pour la plupart, les Wolves sont aussi souvent en quête de rachat. Darko Milicic était presque rentré en Europe après des premières saisons qui n’ont jamais justifié son statut de 2e choix de la Draft, Martell Webster veut aussi montrer qu’il est un potentiel titulaire, Johnny Flynn veut empêcher les fans de penser à Ricky Rubio et Kevin Love veut prouver qu’il est déjà un leader.

Avec un Wesley Johnson choisit en quatrième position de la dernière Draft, Minnesota dispose d’un effectif constitué quasiment uniquement de joueurs choisis en haut de tableau. Des joueurs qui connaissent le poids des attentes. Des joueurs qui savent donc ce qu’a vécu Beasley. « Beasley a une chance d’être une superstar, » disait ESPN après sa Draft. « Le Heat a gagné cette Draft, » disait aussi le leader mondial du sport en 2008. Parfois trop dur à vivre pour un jeune d’à peine 19 ans à Miami : « J’ai l’impression que tout le monde attend que j’agisse comme un homme plus vieux que je ne le suis, » expliquait le joueur en juin dernier. Entouré d’autres jeunes loups, à 21 ans, il a maintenant le loisir de s’amuser comme un garçon de son âge. Et il ne s’en prive pas. Une joie de vivre retrouvée qui fait réellement plaisir à voir.

« Une personne géniale sur le plan humain »
Tout ca se passe sous le regard bienveillant de Kurt Rambis qui sait combien Beasley peut apporter à son équipe s’il est placé dans les bonnes conditions : « On peut voir que Michael est un basketteur très talentueux, expliquait le coach à Londres après la victoire face aux Lakers. Il aime jouer. C’est une personne géniale sur le plan humain et j’apprécie le coacher. […] Il a un peu trop improvisé pour moi mais je doit m’attendre à ca de lui. C’est la nature du basketteur qu’il est. On travaille avec lui […]. Mais on peut voir qu’il peut créer son propre shoot. Et chaque équipe qui veut atteindre le haut niveau doit avoir quelqu’un qui peut créer ses propres opportunités. Il pourrait être ce gars pour nous. » Le head coach sait que Michael Beasley ne va sûrement pas porter son équipe en playoffs dès cette saison. Mais il sait aussi que le talent ne s’envole pas du jour au lendemain et que son gaucher peut devenir un très bon joueur.

Alors que sa carrière semblait vouée à l’échec et à inspirer de tristes à articles à des blogueurs déçus, le jeune ailier semble avoir trouvé le moyen de se remettre sur les bons rails. L’herbe, c’est fini, il l’a promis. Sa tête est au basket. Reste à voir si ces belles promesses survivront à la pré-saison. « Je suis comme tout le monde : je fais des erreurs, j’apprends et j’avance dans ma vie, » expliquait le joueur il y a quelques mois alors qu’il était encore à Miami. Pour le moment, il a joliment respecté ses mots pour laisser entrevoir le début d’une belle renaissance.

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