Live from Paris ! Run and gun, balles perdues et spectacle à Bercy

A Paris.Conf est.Conf ouest.NBA Europe Games.Non classé 7 octobre 2010 | 0 Commentaire

Au cours d’un match rapide, intense mais parfois brouillon, les Knicks n’ont rien pu faire face aux Timberwolves qui s’imposent 106 à 100 pour signer leur deuxième victoire de la pré-saison.

C’est sympa le run and gun. On court, on court, on tir et on tir encore. Le problème, c’est qu’il faut faire attention aux balles perdues. Au sens propre comme au figuré. C’est exactement ce qui est arrivé mercredi soir à Bercy entre deux équipes encore en rodage et qui ont donc souvent pêché dans l’exécution. Comme prévu, les Knicks ont pris beaucoup de shoots. Malheureusement pour eux, seulement 29% de leurs 31 tirs primés tentés ont trouvé la ficelle. Pour les Timberwolves, ce sont les 32 ballons perdus qui trahissent le manque d’expérience du collectif.

Après une entame de match « horrible » selon les mots de Kurt Rambis (menés 20-7), les Timberwolves se sont concentrés pour revenir sur une équipe des Knicks qui pour sa part décliné au fil des minutes. Comme à Londres, en faisant encore jouer leurs titulaires plus que l’adversaire, les hommes du Minnesota ont de nouveau montré une belle intensité. Si Beasley n’a pas été aussi fort que lundi, Kevin Love (17 pts, 14 rbds) s’est encore montré très solide, Martell Webster (17 pts) a une nouvelle fois bien mené le banc et le rookie Wesley Johnson (12 points dont 3/4 à 3pts) a fait étalage de son shoot magnifique pendant que Darko Milicic (3 blocks) assurait la défense. Une nouvelle démonstration qu’à défaut d’être composé de grandes stars, l’effectif des Wolves est complet cette saison. « Quand on compare à l’an passé, on est beaucoup plus grands, plus larges, plus forts, plus athlétiques, plus versatiles, on a plus de longueur. Toute la composition de l’équipe a changer radicalement, » confirmait Kurt Rambis après le match.

Turiaf, star de la soirée
Le joueur le plus attendu par le public de Bercy était Ronny Turiaf. Ovationné sur chaque action et à chaque entrée, le français a fait rugir la foule sur 3 contres dont un dès les premiers instants du match. La preuve que la défense peut aussi être spectaculaire. Ronny et un plutôt bon Wilson Chandler (12 pts à 5/9) mis à part, la soirée n’a pas vraiment été une réussite pour les New Yorkais. Après un bon début de match, Amare Stoudemire a disparu à cause des fautes et de la maladresse. Un mal qui a aussi touché Danilo Gallinari auteur d’un vilain 1/8 à trois points. Vilains aussi les airballs balancés par certains de ses autres coéquipiers, Anthony Randolph et Roger Mason pour ne pas les citer. Malgré tout ca, les Knicks ont profité du camion de ballons perdus par les Wolves pour rester dedans et la fin de match aurait même pu être serrée si les Knicks n’avait pas fait jouer le bout de leur banc.

Malgré les passes dans les tribunes et les briques, la NBA a réussi sa sortie parisienne. Le match était tout de même très agréable à suivre et les spectateurs ont été servis en terme d’esprit américain et d’ambiance. Pendant une soirée, Bercy s’est transformé en salle US avec kiss cam, smiley cam, muscle cam, cheerleaders et animations à gogo (mention spéciale à la danse des deux mascottes gonflables des Wolves, extrêmement drôle). Raffinement ultime, l’organiste officiel des Knicks avait fait le déplacement depuis le Madison Square Garden pour assurer l’accompagnement sonore du match. L’équipe de France de foot était même là pour faire plaisir à ceux qui avaient envie de la siffler et de la huer en vrai, c’est à dire une bonne partie du public. Clos du spectacle, un vol plané monumental de Toney Douglas à travers la table des commentateurs, heureusement sans bobos. Un vrai show. Une vraie réussite.

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