Yao est tombé, vive le nouveau Yao

(Long) Papiers.Buzz.Non classé.Vie de la ligue 12 novembre 2010 | 0 Commentaire

Il n’y a plus d’illusions à avoir, Yao ne sera probablement plus jamais le joueur qu’il a été il y à 2 ou 3 ans. Constamment blessé, le big man des Rockets ne semble plus en mesure de devenir celui qu’on attendait : un pivot dominant et capable de mener une franchise tout en symbolisant l’ouverture de la NBA sur le monde. Alors il faut lui trouver un remplaçant ! C’est exactement ce qu’a déjà fait NBA Fanhouse.

L’heureux élu s’appelle Satnam Sing Bhamar, il est Indien et mesure déjà près de 2,15m et pèse 113 kilos… à 14 ans !

Comme le montrent les photos, Satnam a déjà plus l’air d’un homme que d’un pré-ado. Son histoire ressemble à un scénario de film made in Hollywood. Né dans une ferme du Penjab, il a été mis sur la voie du basket par son père, lui même fan de la balle orange mais interdit de jeu par son propre père qui préférait le voir à la ferme. Envoyé dans une académie de basket financée par le gouvernement indien, Satnam a vite impressionné et a gravi les paliers à toute vitesse jusqu’à arriver aux Etats-Unis il y a six semaines. Il s’entraine maintenant en Floride avec des coachs qui ne manquent pas de louer ses qualités. « Satnam est en route pour devenir un très, très bon basketteur sur le long terme, explique l’un d’eux. Sa plus grande faiblesse est notre plus grande force ici lorsqu’il s’agit de développer des joueurs – l’explosivité neuromusculaire – le contrôle général du corps. Son potentiel est assez impressionnant. »

Le plaisir de jouer
Tim Povtak, le journaliste de FanHouse qui est allé à la rencontre du jeune phénomène a aussi observé des signes encourageants. « Ses qualités basketballistiques sont encore brutes et mécaniques mais sa coordination oeil-main avait l’air bonne pendant un récent workout, a-t-il observé. Il bouge mieux que certains des big men qui sont en NBA aujourd’hui. Il est à l’aise avec le ballon. »

Le point le plus important souligné par Povtak, c’est que Satnam semble prendre un vrai plaisir à jouer au basket : « Une chose est claire quand vous le voyez jouer. Il a choisi le basketball. Le basket ne l’a pas juste choisi pour sa taille. »

Il vaut mieux que le jeune homme aime ce qu’il fait. Car s’il continue sur le rythme qui est le sien, la pression pourrait rapidement devenir plus importante. En 2002, Yao Ming avait ouvert en grand les portes de la Chine à la NBA. Aujourd’hui, 38 pays sont représentés dans la grande ligue. Mais l’Inde et ses 1,3 milliards d’habitants, que David Stern voit sûrement comme autant d’acheteurs de maillot potentiels, n’a toujours pas de représentant sur les parquets US.

Et les représentants de la NBA savent déjà qu’ils tiennent peut-être en Satnam leur nouveau Yao : « Satnam pourrait un jour fait la même chose pour l’Inde que Yao a fait en Chine : mettre le projecteur sur le basketball à travers un pays tout entier, explique Troy Justice, le directeur des opérations basket de la NBA en Inde. Ça pourrait vraiment être quelque chose. »

Rendez vous dans 5 ou 6 ans.

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