Dennis Rodman au Hall of Fame ? Une évidence !

Humeur.Old School.Polémiques.Videos 13 janvier 2011 | 1 Commentaire

La saison dernière, pour la première fois, Dennis Rodman était éligible pour entrer au Hall of Fame. Le très mystérieux comité de sélection n’a pas voulu de lui. Cette année, le débat est déjà reparti. Et il fera rage jusqu’à ce que Rodman fasse son entrée au Hall. Pourquoi ? Parce qu’il y sa place au moins autant que n’importe quel autre nominé de cette année.

D’abord, il y à ca :

Rien que sur le visionnage de cette vidéo et des quelques rebonds qu’on y voit, les portes du Hall devraient s’ouvrir. Dennis Rodman est un des rebondeurs les plus doués de l’histoire du basket. Point barre. Il a été meilleur rebondeur de la ligue sept fois de suite malgré sa relative petite taille pour un intérieur. Même lors de sa dernière saison avec les Mavs’ en 99-00, il a pris 14,3 rebonds en moyenne lors des 12 matchs qu’il a joué alors que selon les mots de Steve Nash, le Worm « n’a jamais voulu être un Maverick » et qu’il n’était donc pas motivé.

Deuxième point, Rodman sait gagner. Deux titres avec les Pistons, trois avec les Bulls. Et pas des titres gagnés sur le banc à la Adam Morrison. Dans son livre The Last season (dont la chronique sera bientôt sur ce blog), Phil Jackson explique ceci :

« J’ai côtoyé quelques grands rebondeurs dans ma vie mais aucun n’était plus grand que Dennis Rodman. Les Bulls n’auraient jamais remporté leurs trois derniers titres sans Dennis. » Venant d’un coach déjà présent au Hall of Fame, cela semble un bon argument.

La folie ? Un argument supplémentaire !

Sur les deux premiers points, il n’y a quasiment pas de contestation. Tout le monde est d’accord quand il s’agit des qualités sportives de Rodman. Ce qui pose problème, c’est le caractère du Worm. Dans ses arguments en faveur de son ancien coéquipier, Scottie Pippen (repris hier par Basket USA) explique :

« Nous avons tous vu la carrière de Dennis et nous savons à quel point il était un bon joueur de basket. Je pense que nous avons tous été pris dans ses bouffonneries et les choses qu’il a faites en dehors du jeu mais cela est un manque de respect. On détourne l’attention de ce qu’il a fait sur un terrain de basket, car il est certainement un Hall of Famer. »

Permettez moi de ne pas être d’accord avec le Hall of Famer numéro 33. Les « bouffoneries » de Dennis Rodman ne sont pas un problème. C’est même le contraire. Dans Hall of Fame il y à « Fame« , un mot qui veut dire « renommée. » Les Hall of Famer sont donc ceux qui ont fait la renommée de la ligue et de leur sport en plus de la leur. Avec ses pitreries, Dennis Rodman a justement fait énormément pour la renommée de la ligue. « Il a apporté de la couleur à la NBA, au sens propre comme au figuré« , écrivait un journaliste d’ESPN en 2006. Combien de jeunes (ou moins jeunes) ont été séduits par le jeu de Rodman tout autant que par sa folie, ses couleurs de cheveux et ses tatouages ? Beaucoup. Rodman a fait parler de la ligue. Il a même été reçu chez Oprah Winfrey, impératrice des ménagères de moins de 50 ans américaines ! Il a donné envie à des gens de regarder la NBA. Des supporters ont brandi des pancartes « We want Rodman« , des jeunes se sont teints les cheveux de toutes les couleurs… David Stern et les instances dirigeantes de la ligue sont trop intelligents pour ne pas le savoir.

Oui, Dennis Rodman est un peu fou. Dans son bouquin, Phil Jackson se rappelle aussi « à quel point un psychologue a aidé les Bulls a s’occuper de Dennis Rodman. » Mais tout le monde à le droit d’avoir ce genre de problème.

Il n’y a donc officiellement rien qui n’empêche l’intronisation de Dennis Rodman au Hall of Fame. Il suffit à présent que les forces osbcures de Springfield se décident à se décoincer un peu pour le réaliser.

Lors d’une interview avec AOL Fanhouse, Rodman leur a en plus fait une belle promesse : « Si je suis introduit, je vais faire quelque chose d’un peu fou. Pas de robe. Mais je vais faire quelque chose de sauvage.« 

Un commentaire sur “Dennis Rodman au Hall of Fame ? Une évidence !”

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  1. [...] du basket français Au delà du terrain, et comme je l’avais dis avec Dennis Rodman, l’impact culturel d’un joueur doit aussi être pris en compte pour son introduction [...]

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