LeBron James est très très bon, les Cavs’ sont très très mauvais

(Long) Papiers.Conf est.Non classé 10 février 2011 | 0 Commentaire

Pour toute la facilité que j’ai à dire des méchancetés sur l’attitude égocentrique, arrogante et déconnectée de la réalité de LeBron James, j’ai tout autant de facilité à reconnaître le talent ballon en main du bonhomme. Un talent immense en l’occurrence. Certainement le plus grand de la ligue.

Quelle est la différence entre les pitoyables Cavs de cette saison et ceux qui ont remporté plus de 60 matchs l’an dernier ? LeBron James. Et c’est tout. Ou presque. Zydrunas Ilgauskas est le seul autre joueur qui a quitté le navire. Pour le reste, rien de significatif n’a changé. Et le résultat est la : 26 défaites de suite, 8 succès seulement au total et la dernière place de la ligue. Blessures ou pas, ce bilan confirme que James était celui qui faisait vivre et gagner les Cavaliers. Bien au-delà de ce qu’on pouvait le réaliser sur le moment. Tout égocentrique qu’il est, il rendait ses coéquipiers bien meilleurs. James était à lui seul les Cavaliers et le recul rend ses performances avec cette équipe et les niveau auquel il l’a portée encore plus impressionnants.

Sauvons Jamison

On ne reviendra pas sur les conditions du départ de James et la réaction de Dan Gilbert mais l’essentiel est que la franchise de l’Ohio est de retour à ce qu’elle connaissait avant 2003. Et sauf transfert miraculeux, cela devrait durer encore au moins un an puisque les joueurs seront quasiment tous sous contrat la saison prochaine et qu’ils seront toujours aussi moyens, voir médiocres. Un transfert, c’est tout ce qu’il faut souhaiter à Antawn Jamison, le genre de vétéran classe qui mériterait de gratter un titre dans un roster d’expérience. Ca sera peut-être pour dans deux ans lorsque l’ailier pourra signer pour moins cher avec un prétendant. Il aura alors 36 ans.

Pendant ce temps à Vera Cruz à Miami, James s’éclate et s’habitue au fil des matchs à son nouvel environnement. Il aligne des stats (26,4 pts, 7.3 rbds, 7,3 passes) en baisse mais toujours dignes d’un MVP malgré la présence à ses côtés de Wade et Bosh. Sur les 20 derniers matchs, LBJ affiche même des moyennes de 30 points, 9 rebonds et 8 passes par rencontre. Avec en plus une capacité impressionnante à prendre les choses en main quand c’est nécéssaire, il s’impose comme un des grands favoris au titre de MVP. Doucement, la machine Heat se lance vers les sommets… pendant que le bateau Cavaliers coule.

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