Melo a eu ce qu’il voulait, les Knicks sont (vraiment) de retour

(Long) Papiers.Conf est.Non classé.Transferts 22 février 2011 | 2 Commentaires

Ce mardi matin, tous les papiers consacrés au transfert de Carmelo Anthony commencent par une expression de soulagement. Je ne vais pas faire différemment : En-fin !

Alors comme ça les Knicks ont décidé de se débarrasser de 3 titulaires et de leur sixième homme pour Melo et Billups ? Passé le doute initial, il faut le reconnaitre : ca vaut le coup. Bien-sûr, forcer Anthony à attendre cet été pour intégrer l’équipe sans avoir à rien lâcher aurait été plus intéressant. Mais si les Knicks ont fait le deal, c’est qu’ils ont du sentir que le garçon était trop attaché aux dollars de son extension pour prendre le risque. Comprenez le, il avait besoin de « faire ce qu’il y à de mieux pour sa famille » (sic).

Pour dire que les Knicks ont fait une bonne affaire, il suffit d’une phrase : « C’est plus facile de reconstruire un banc que de trouver une deuxième star« , expliquait Marc Stein, le spécialiste NBA d’ESPN après l’annonce du trade. Souvenez vous de la formation du Big Three des Celtics. On se demandait alors qui allait jouer autour du trio. Même chose pour les Lakers de l’époque Shaq-Kobe. Avec l’arrivée d’Anthony, les Knicks ont une base de travail digne d’un champion. Ils ont su voir que le groupe actuel ne les porterait pas jusqu’aux finales même sur le long terme et ils on fait bouger les choses en conséquence. Sans compter que le pouvoir d’attraction de New-York allié à ce noyau dur devraient faciliter l’arrivée d’une troisième star en 2012. Disons… Chris Paul ? Ou Deron Williams.

Des playoffs de feu à l’Est

Le cinq majeur des Knicks devrait être le suivant pour la fin de la saison : Billups – Fields – Anthony – Stoudemire – Turiaf. Corey Brewer endossera la cape de sixième homme. Dans l’immédiat, l’expérience de Billups va compenser la jeunesse de Felton, Anthony efface Gallinari facilement, Turiaf retrouve une place dans le 5 pour assurer le sale boulot et Brewer est une baisse par rapport à Chandler. En terme de talent, il en manque un peu par rapport aux adversaires mais les Knicks n’y ont pas totalement perdu en terme de qualité dans le trade. Le problème, c’est qu’il n’y a quasiment plus de banc (gardez quand même un œil sur Toney Douglas). Mais si cette équipe compense ce qui lui manque de talent par rapport aux autres par de la solidarité et une vraie complémentarité, elle pourrait faire quelques dégâts en playoffs.

Les finales ne seront pas pour cette année mais la lutte s’annonce plus belle que jamais à l’Est entre le Heat, les Celtics, le Magic, Chicago et New-York. Cette saison, pour la première fois depuis un bout de temps, c’est bien du côté de la East Coast que les playoffs seront les plus intéressants. Sur le long terme, la rivalité entre le Heat et les hommes de la grosse pomme devrait devenir l’intrigue centrale de la conférence Est. Surtout si Paul (ou Williams) arrive chez les Knicks en 2012. Et les rivalités, c’est la vie d’une ligue. Si Boozer et Noah arrivent à tenir un minimum debout, Chicago viendra se mêler à cette lutte.

Opération reconstruction réussie

Cette nuit, tout le monde a gagné. Les Nuggets savaient qu’ils allaient perdre Anthony et ils ont réussi à récupérer à maximum en échange plutôt que de se retrouver comme Cleveland. Quand on se souvient à quel point Denver était coincé par l’exigence du joueur de n’aller qu’à New-York, c’est même un petit tour de force d’avoir réussi à récupérer autant. Mais ayons une pensée pour les joueurs envoyés dans le Colorado. Bien-sûr, cela fait partie des « risques » du métier. Mais pour un joueur comme Felton qui est arrivé cet été et qui se faisait une joie de relancer sa carrière, la pilule doit être dure à avaler. Le voila de nouveau embarqué dans une équipe en ruine. George Karl aurait même déjà annoncé que Lawson sera le titulaire et que Felton sortira du banc.

A New-York, on a le sourire. Il y a un an, l’équipe était en ruine et basait son avenir sur l’espoir de signer LeBron James. Le King (sous couronne) n’est pas venu mais les Knicks ont eu Stoudemire. « Les Knicks sont de retour« , annonçait alors l’intérieur. Une déclaration plutôt optimiste à l’époque. Maintenant que Carmelo Anthony a fait son caprice et qu’il a eu ce qu’il voulait, les Knicks sont vraiment de retour. Avec la base qu’ils viennent de former, il faudra compter sur eux dans les années à venir.

2 Commentaires sur “Melo a eu ce qu’il voulait, les Knicks sont (vraiment) de retour”

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  1. [...] Award du joueur qui voulait être transféré mais seulement ou il veut, avec qui il veut, dans les conditions qu’il veut et avec un vol vers New-York dans l’après midi parce qu’il a pas envie de se lever tôt : Carmelo Anthony On ne va pas rappeler toute l’histoire, on en a assez eu. [...]

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