DeMar DeRozan : Le futur roi des dinosaures

A Londres.Conf est.Interview.NBA Europe Games.Non classé 5 mars 2011 | 1 Commentaire

A seulement 21 ans, DeMar Derozan progresse vite. Tellement vite qu’il pourrait rapidement devenir la nouvelle star des Raptors. Tout ca avec beaucoup d’humilité et encore beaucoup de potentiel à exploiter.

La hasard fait souvent bien les choses. En ce moment, dans une des salles de l’O2 Arena, se déroule l’exposition « Dinosaurs unleashed » qui permet de découvrir des maquettes animées des anciens habitants de notre planète. Pas loin, sur le parquet, ce sont d’autres dinosaures – les Raptors – qui évoluent dans leur élément. A l’exposition, la star, c’est le tyrannosaure. A Toronto, c’est bientôt DeMar DeRozan qui devrait remplir ce rôle. Mais attention, le joueur se la joue beaucoup moins méchant que son camarade préhistorique. Pas de grands cris ou démonstrations de force. Même pas une déclaration tapageuse aux journalistes. C’est tout le contraire.

Si vous cherchez une vedette qui se la joue, arrogant et trop sûr de lui, passez votre chemin. DeMar Derozan n’est pas tout ça. A seulement 21 ans, le jeune arrière des Raptors à plutôt l’air d’être du genre à ne pas se prendre la tête. Quand il explique qu’il s’est senti floué lors du dunk contest, il le fait avec le sourire. Il prend les choses comme elles viennent. A la manière d’un Kevin Durant, il rentre dans le moule du nice guy façon NBA.

La patience comme maître mot

Les mots qui reviennent le plus souvent pour décrire DeRozan, ce sont patience et travail. Son statut très proche de franchise player, il n’y pense pas vraiment. « Je ne vois pas trop ça comme ça, expliquait-t-il après l’entrainement vendredi. Je vais juste jouer, je fait ce que j’ai à faire et au final si c’est ce que je deviens alors qu’il en soit ainsi. Actuellement, j’essaye juste de jouer chaque match pour accrocher la victoire. » La pression de devenir le visage et le leader de sa franchise, un rôle qu’Andrea Bargnani n’a jamais vraiment réussi à remplir, il ne la ressent pas non plus : « Je ne voix pas ça comme de la pression. Je vois ça comme un challenge et une nouvelle opportunité dont je dois tirer avantage. »

Dans son jeu, DeMar Derozan affiche la même patience que dans ses mots. Lors du premier match Londonien, il a commencé fort au shoot avant de connaitre une petite baisse d’adresse. Plutôt que de forcer (voir Bryant, Kobe), il s’est rapproché, s’est remis à attaquer le cercle et son compteur s’est débloqué. Bilan : 30 points à 12/19. Faible au shoot lors de son arrivée dans la ligue, le numéro 10 semble de plus en plus à l’aise dans l’exercice même s’il ne se concentre pas uniquement sur ce domaine de son jeu en terme de travail. « A chaque fois que je vois quelque chose de mauvais, j’essaye toujours de m’y améliorer. Quel que soit le secteur. Je veux juste m’améliorer tous les jours et aider cette équipe autant que je le peux. »

N’essayez pas de faire dire à DeRozan qu’il franchit des paliers ou à lui faire parler de match référence. Il voit sa progression comme une course de fond. Exemple, lorsqu’on lui parle du match ou il a inscrit 37 points face à Houston le 31 décembre dernier : « Je vois ça comme un autre match, une autre opportunité. J’approche chaque match comme ça. Juste essayer de progresser autant que je le peux quand je vais sur le parquet pour jouer. » Progresser, il le fait. Et très vite. « Le niveau de confiance a clairement augmenté, admet-t-il. Chaque semaine, chaque mois, je prends clairement plus de confiance et je m’améliore. »

Toute ma carrière à Toronto ? « C’est ce que je veux »

A Toronto, DeRozan marche dans les traces d’un joueur qui – avant de devenir un vrai dinosaure – a inspiré des milliers des gamins : Vince Carter. Le jeu aérien des deux hommes appelle les comparaisons, ce qui ne déplait pas au plus jeune des deux : « C’est quelque chose d’important parce que Vince Carter a toujours été un de mes joueurs favoris. Je pense qu’il est clairement un grand de Toronto. » A la différence de Carter (ou Chris Bosh), la star montante se voit bien faire toute sa carrière au Canada. « C’est ce que je veux« , annonce-t-il.

L’espoir, c’est forcément d’emmener cette équipe loin. Plus loin que ne l’ont fait ceux qui l’ont précédé. « Une fois que tout tournera pour nous, nous serons l’équipe que je sais que nous pouvons être. Ça devrait clairement être big« , est-il persuadé. Mais en attendant, dans une période difficile, il prêche encore la patience : « Vous devez passer par là parfois pour que l’équipe là ou tu veux qu’elle soit dans le futur. » Cette patience, alliée à beaucoup de talent et d’incroyables qualités athlétiques, pourrait permettre à DeMar DeRozan de faire réapparaitre les dinosaures sur la planète NBA dans les saisons à venir. Attention, les Raptors ne sont pas encore une espère éteinte !

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