Chris Bosh : De franchise player à punching-ball

(Long) Papiers.Conf est.Insolite.Non classé.Polémiques 21 mars 2011 | 1 Commentaire

Chris Bosh avait beau se plaindre qu’on ne le voyait pas suffisamment à la télé lorsqu’il évoluait à Toronto, il doit maintenant parfois regretter ce temps ou les choses étaient plus simples.

En juillet 2010, Chris Bosh était considéré au mieux comme un franchise player, au pire comme un intérieur All-Star. Aujourd’hui, il est devenu une des victimes préférées des fans et des journalistes. Il faut dire qu’il l’a un peu cherché. D’abord parce qu’il ne sait pas vraiment ce qu’il veut. Avant la période de signature des free agents, il clamait vouloir être « The Man » dans sa prochaine équipe. Résultat : il a signé pour être la troisième roue du carrosse de Miami.

Forcément, lorsque son statut de troisième option s’est télescopé avec ses déclarations de vouloir briller devant l’objectif des télés nationales, les résultats n’ont pas été au rendez-vous. Et les médias n’ont pas tardé à le remarquer. Premiers à dégainer, les gars de Basketball Jones avec le titre « Like a Bosh. » Comme un Bosh ? Ca veut dire quoi ? « Tu pensais que ca allait être excellent et une fois que tu l’a c’est nul. » La fête est lancée.

Comme un ballon en pleine tête

Le cas de Chris Bosh n’est pas aidé par les défaites du Heat. CB1 voulait plus d’attention, il l’a. Basketbawful garde un tableau de ses stats dans les matchs diffusés sur les chaînes nationales. Force est de constater qu’il n’est pas franchement au niveau lors de ces rendez-vous, lui qui expliquait pourtant qu’un « gars peut avoir 20 points et 10 rebonds de moyenne et personne n’en a rien à faire. Si vous ne le voyez pas (sur une chaine nationale US), alors ca n’arrive pas vraiment. »

Pendant ce temps, l’intérieur continue d’envoyer des messages contradictoires. Un moment, il explique ne pas trop aimer se frotter aux gros. Ces derniers jours, il annonce qu’il veut le ballon à l’intérieur. Mais d’ailleurs, qui l’empêche d’aller dans la peinture à Miami ? Erik Dampier ? Même ses pairs commencent à se prendre au jeu et Kevin Durant, pourtant pas réputé pour son agressivité, s’emporte aussi contre le « faux dur. » Jeff Van Gundy le qualifiait déjà de « petit chien de Wade » pendant l’été. Scottie Pippen a fait dans le méchant en traitant carrément Bosh de « demi-joueur. »

Chaque anecdote concernant Bosh devient matière à buzz. Un flop ridicule, des larmes dans le vestiaire et un ballon en plein visage comme point final. Le web s’amuse régulièrement de l’intérieur du Heat ces derniers temps. Bosh voulait être une star. Son vœu est exaucé. Peut-être pas de la manière dont il l’aurait espéré.

Un commentaire sur “Chris Bosh : De franchise player à punching-ball”

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  1. […] le monde en prend pour son grade sur The Onion et les Three Amigos de Miami ne font pas exception. Pour ne pas changer, c’est Chris Bosh qui est le souffre douleur. Saviez vous par exemple qu’il a été […]

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