Le Heat, c’est moche

(Long) Papiers.Conf est.Non classé.Playoffs.Polémiques 30 mars 2011 | 0 Commentaire

Dans le monde entier, le basket est un sport qui se joue à 5. Sauf à Miami.

Alors comme ca Chris Bosh et ses potes veulent « marquer l’histoire » ? Si c’est en gagnant des titres, pourquoi pas. Le problème, c’est que l’intérieur comique du Heat parlait du match ou lui et ses accolytes LeBron James et Dwyane Wade ont tous les trois terminés à plus de 30 points et 10 rebonds. Et ce genre d’histoire là, on s’en passera très bien.

Lundi sur Yahoo!, Fabrice Auclert se demandais si on devais s’inquiéter de la performance historique du Heat et répondait par l’affirmative. Je le rejoint 100 fois. Il serait vraiment triste pour le sport collectif qu’est le basket de voir cette équipe aller au bout. Mon argument à moi : le Heat, c’est moche. Simpliste ? Oui. Mais avez-vous déjà regardé un match de Miami ?

A 3 contre 12

Un match de Miami, c’est une sorte de grosse blague basketballistique. Aux Etats-Unis, quand il y a une équipe avec de grands talents, les commentateurs aiment bien dire « ces gars là, vous prenez un mec dans la rue pour jouer avec eux et il gagneront quand même. » On disait ca notamment en 2004 quand Malone et Payton avaient rejoint Shaq et Kobe. Cette saison, cette expression a littéralement pris vie. Si Erik Dampier et Mike Bibby ont été coupés par leurs anciennes équipes, ca n’est pas pour faire plaisir au Heat. C’est parce qu’ils n’avaient plus le niveau. Aujourd’hui, ils sont titulaires autour des Three Amigos. Il fallait bien que quelqu’un complète le 5 majeur.

Sur le banc, il n’y a rien non plus. Alors qu’on l’annonçait sans trop de raisons comme le super 6e homme de l’équipe, Mike Miller a rappelé à tout le monde que ca fait bien deux ans que sa carrière est sur la pente descendante. James Jones est en train de devenir une meilleure option, quasiment la seule du banc.

James, Wade et Bosh sont donc tout seuls A trois contre 12. Alors ils mettent des camions de points. Jouent en un contre un. Chacun leur tour. Et franchement, ca n’est pas très agréable à regarder.

Esprit d’équipe ou star system ?

Une équipe de basket – et en particulier une qui joue le titre – ce sont 12 joueurs. Une équipe qui gagne c’est aussi un ballon qui tourne, des joueurs qui se font confiance, des shoots répartis, de la défense collective… Sur le papier, une équipe qui gagne, c’est donc à peu près tout ce que le Heat n’est pas.

Jouer en équipe permettrait peut-être aussi au trio de South Beach de se rendre plus sympathique aux yeux du grand public. Attention, sur ce point la, il y a quand même beaucoup de chemin a parcourir, surtout quand, comme LBJ, on manque tellement de classe et de courage qu’on zappe la présentation des équipes dans son ancienne salle pour éviter les sifflets (je pourrais écrire un papier entier la dessus mais on va encore dire que je déteste ce pauvre garçon). Le Heat, c’est aussi moche dans le comportement que dans le jeu. Qui pour le moment a envie de voir ces gamins pourris gâtés triompher ? Mais l’unité de l’équipe transcende parfois les individualités. Ça peut aussi marcher pour l’affect provoqué chez les spectateurs. On peut par exemple détester les personnalités des joueurs de Boston mais, d’un point de vue sportif, ce que cette équipe a fait l’an passé en playoffs imposait le respect car les Celtics étaient un vrai collectif. En réalisant des sacrifices pour jouer un basket collectif, les stars du Heat marqueraient probablement des points avec le public. Mais en sont-ils capables ?

Les playoffs diront lequel, du basket collectif ou du basket de star, aura raison. Pour l’esprit du sport, il serait quand même bon que le Heat devienne une vraie équipe avant de faire main basse sur le Larry O’Brien Trophy.

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