Baron Davis est (presque) un homme lucide

(Long) Papiers.Conf ouest.Non classé.Videos 18 août 2009 | 0 Commentaire

« I sucked. I sucked last year. I admit it. What (else) should I say ? » Baron Davis est celui qui résume le mieux sa dernière saison. Au cours d’un camp d’entrainement, le meneur des Clippers s’est exprimé sur le fiasco de sa dernière campagne. « Un mauvais rêve » selon lui.

Mauvais rêve ou retour à de mauvaises habitudes ? La saison dernière, B-Diddy a été blessé, inconsistant, maladroit et pas vraiment le leader qu’on attend de lui. Si on met à part ses débuts à Charlotte et deux bonnes saisons à Golden State, qu’à été Baron Davis pendant la majorité de sa carrière ? Blessé, inconsistant, maladroit et pas vraiment le leader qu’on attendait de lui.

Et si Baron Davis était surcoté ? Bien sûr, au top de sa forme, c’est un des meilleurs de meneurs de la ligue. Mais combien de fois a il été au top de sa forme ? Sur les huit dernières saisons, il n’y en a qu’une seule ou il n’a pas manqué au moins quinze matchs. Une stat que Donald Sterling, pourtant réputé avare, aurait peut-être du prendre en considération avant de faire signer un bail de 5 ans et 65 millions de dollars à Davis. Si les genoux (ou toute autre partie du corps) du meneur trentenaire ne tiennent pas le coup, les Clippers vont regretter longtemps ce gros contrat qui va plomber leur masse salariale au moment ou Blake Griffin, Eric Gordon et Al Thornton arriverons vers la fin de leur contrat rookie et demanderons du renfort en menaçant (gentiment) d’aller voir ailleurs.

L’autre problème avec Baron Davis, c’est que quand il est sur le terrain, il arrose. Beaucoup. En carrière, B-Diddy c’est 40% au shoot. Moins qu’Allen Iverson, pourtant pas réputé pour ses choix de tirs. Moins aussi que Devin Harris ou Derrick Rose. Et a des années lumières des Tony Parker, Chris Paul ou Rajon Rondo.

Aujourd’hui, Baron Davis explique qu’il travaille comme jamais pour oublier son mauvais rêve de l’an dernier. « Tout ce que je peu faire c’est travailler. Juste travailler. Je dois redevenir « Boom », redevenir moi-même. » L’an prochain, on aura donc droit au « vrai » Baron Davis. Et on saura enfin lequel des deux visages montrés depuis son entrée dans la ligue est celui du « vrai » Baron Davis. Le fou génial qui postérise Andrei Kirilenko ou le blessé chronique incapable de mener une équipe vers la victoire ?

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