A l’année prochaine Indiana

(Long) Papiers.Conf est.Coup de coeur.Non classé.Playoffs 27 avril 2011 | 0 Commentaire

D’accord, les Pacers ont largement cédé dans le match 5. Mais la résistance affichée par cette équipe face à Chicago n’a-t-elle pas été une des belles surprises du premier tour des playoffs ? Un bon signe pour le futur dans l’Indiana.

Ils ne pouvaient pas tenir comme ça pendant des semaines. Malgré tout leur courage, les Pacers ont du céder face à un adversaire supérieur et un énorme Derrick Rose. Mais quelle lutte pendant les 4 premiers matchs ! Ensembles, les joueurs de l’Indiana ont prouvé qu’ils n’étaient pas là que pour servir d’échauffement aux Bulls. Le match 1, qui ouvrait les playoffs, a permis aux hommes de Frank Vogel de prouver d’entrée que, tous ensemble, ils allaient lutter jusqu’au bout. Et ils l’ont fait.

Ce qui a fait plaisir à voir avec ces Pacers, c’est cette impression d’esprit collectif, d’un groupe de guerriers qui avait à cœur de prouver qu’il pouvait gêner les meilleurs. Une vraie équipe. Même si Danny Granger est le leader, on a pas eu l’impression qu’un joueur a tenté de manger le collectif. Ensembles, les Pacers ont aussi montré une belle solidité défensive, le socle des grandes équipes.

Franchise player or not ?

Aucun joueur du cinq majeur d’Indiana n’a plus de 28 ans (Granger). Collison, George, Hansbrough et Hibbert sont jeunes et ont encore beaucoup de progrès à faire. Surtout, ils ont tous un beau potentiel et sont signés à des prix raisonnables pour encore plusieurs années. L’avenir s’annonce donc plutôt ensoleillé du coté d’Indianapolis.

L’équilibre de cette équipe reste encore incertain pour le futur. Danny Granger est il le franchise player qui peut aider ses coéquipiers à élever leur niveau de jeu ? Un des ses jeunes coéquipiers va-t-il progresser jusqu’à ce statut à sa place ? Ou bien l’esprit de groupe va-t-il transcender les individualités et faire de cette équipe une sorte de remake des Pistons de 2004 ? Ça serait bien-sûr le meilleur scénario pour la franchise et pour les fans NBA. C’est toujours bon d’avoir une équipe qui gagne sans star sur-médiatisées et surtout avec un gros esprit collectif.

La construction d’une équipe qui gagne est un château de carte. Un fragile équilibre. Aux dirigeants de trouver la bonne formule. Il y aura de l’argent dispo lors des prochains étés pour entourer les jeunes talents. Il faudra faire les bons choix car on peut vite passer des espoirs de beaux playoffs à la déception d’une saison ratée. Demandez aux Bucks.

En attendant, soyons optimiste et disons-nous qu’une équipe est peut-être née dans l’Indiana en ce mois d’avril. Une équipe qui donne envie de la suivre et de la voir progresser. Vivement l’année prochaine dans l’Indiana.

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