Los Angeles Lakers : Et maintenant ?

(Long) Papiers.Conf ouest.Non classé 18 mai 2011 | 1 Commentaire

Un peu plus d’une semaine après l’élimination et l’annonce de la retraite de Phil Jackson, la tension retombe du côté de Los Angeles et les Lakers se tournent vers le futur avec beaucoup de questions.

Les Lakers ne sont pas une équipe comme les autres. D’abord parce qu’ils sont les double champions en titre. Ensuite à cause du glorieux passé de la franchise. Au moment ou se clôt le chapitre Phil Jackson et les espoirs de triplé, on pourrait croire qu’une nouvelle ère risque de commencer aussi du côté du terrain. Pas-sûr. C’est même assez improbable.

Dwight Howard ou rien

Si Magic Johnson appelle a un démantèlement du collectif actuel, il est très peu probable que les dirigeants, même s’ils en avaient envie, réussissent à se débarrasser des joueurs actuellement sous contrat. Dans un premier temps, la situation incertaine du CBA devrait geler les opérations de cet été. Lorsque le business reprendra, il faudra composer avec un salary cap plus bas. Même si certains contrats devraient être ajustés, les joueurs des Lakers ne sont pas des affaires. Pour faire simple : seuls Lamar Odom (8,9 millions/an + option équipe pour l’année suivante) et Andrew Bynum (15,1 millions/année) pourraient intéresser d’autres équipes.

Les autres ?
– Pau Gasol (3 ans de contrat à 19 millions/an en moyenne) : Avec des playoffs catastrophiques, l’Espagnol a prouvé qu’il n’a pas l’étoffe d’un numéro 1. Qui aurait donc envie de le payer 19 millions de dollars par an ? Son talent naturel pourrait quand même convaincre un GM casse-cou de tenter le cou.
– Ron Artest (3 ans de contrat à 7 millions/an en moyenne avec player option la 2e année) : Avec Ron-Ron c’est plus le bonhomme que le contrat qui risque d’effrayer les candidats au trade.
– Luke Walton (2 ans de contrat à 6 millions/an en moyenne) : Ah ! Ah !
– Derek Fisher (2 ans de contrat à 3,4 millions/an) : Fish ne pense pas à la retraite mais il est quand même beaucoup trop rincé pour intéresser qui que ce soit.
– Shannon Brown et Matt Barnes : Les deux joueurs disposent d’une option pour la saison prochaine. On verra ce qu’ils décident.
– Kobe Bryant (3 ans de contrat à 27 millions/an en moyenne) : Même s’ils voulaient trader Kobe, les dirigeants des Lakers ne pourraient pas. Le numéro 24 est toujours un bon joueur mais il est sur le déclin, blessé de tout les côtés et surtout son salaire va devenir beaucoup trop élevé par rapport à son rendement.

Le seul espoir de faire bouger leur effectif pour Mitch Kupchak et Jerry Buss, c’est soit par petites touches soit avec un gros coup. Ce gros coup, ça serait l’arrivée de Dwight Howard. Chris Paul pourrait aussi entrer dans l’équation mais il semble plutôt vouloir aller à New York. Dès la défaite finale à Dallas, D12 est devenu le rêve numéro 1 des fans de Los Angeles. Pour que cela arrive, il faudrait que le pivot monte un coup à la Carmelo Anthony et décide qu’il veut partir à LA et seulement LA. Les Lakers devraient alors pouvoir le récupérer en envoyant Bynum et quelques autres voir s’il fait aussi beau du côté de la Floride. Faire venir Howard en Californie serait l’opération parfaite coté Lakers. Elle permettrait de relancer immédiatement l’engouement autour de la franchise après cet échec et surtout les performances seraient de nouveau assurées sur le long terme. Jerry Buss a construit son équipe en attrapant des stars quel que soit le moyen, si l’occasion se présente, il n’hésitera pas.

Rester ensembles c’est pas si mal

Si le rêve Howard ne se matérialise pas, les Lakers devront faire avec le même noyau que celui qui s’est royalement planté face aux Mavs’. Comme certains des joueurs l’ont déjà dit, ce noyau n’est pas mauvais. Il a toujours un énorme potentiel et devrait atteindre les playoffs sans problèmes. La situation sportive des Lakers est loin d’être dramatique et elle a encore de quoi faire saliver certains autres GM. Reste à retrouver l’envie. Car l’échec des Angelinos ces dernières semaines est avant tout mental. Il manquait à cette équipe la hargne qui habitent tous les collectifs qui sont encore en course aujourd’hui. Après la claque subie en finale en 2008, les Lakers étaient revenus déterminés l’année suivante. Sauront-ils rebondir de la même manière ?

Ce qui manque aussi aux Lakers, c’est un meneur correct. Au moins correct. Ça sera à n’en pas douter un des objectifs des dirigeants cet été. Sans l’attaque en triangle, avec un Kobe sur le déclin et avec l’émergence des Westbrook, Rose et compagnie, LA doit avoir un joueur solide à ce poste. Une solution d’urgence pourrait être d’y décaler Shannon Brown qui, s’ils n’a pas la technique, pourrait au moins suivre le rythme physique imposé par les bolides adverses.

Qui sur le banc ?

Le départ de Phil Jackson laisse un grand vide. Mais, en prenant la nouvelle de manière positive, on peut aussi se dire que l’arrivée d’un nouveau leader pourrait être l’occasion d’insuffler un nouveau souffle à ce collectif. Il est impossible de savoir si le message de Jackson s’est vraiment essoufflé. Mais force est de constater que son équipe a été battue sur l’envie et le mental, or c’est cet aspect de la préparation qui semblait être la grande force du Zen Master.

Jerry Buss aime les stars. Ça n’est pas une surprise que Brian Shaw n’ait pas été immédiatement intronisé comme le successeur de Jackson. Il y aurait la continuité mais il n’y aurait pas un nom reconnu. Et Jerry Buss aime les noms reconnus. Lors de la première retraite de Jackson en 2004, Buss avait fait venir Rudy Tomjanovich. Aujourd’hui, on parle de Rick Adelman ou de Mike Dunleavy, un homme qui reste sur un échec avec les Clippers mais que Buss connait bien puisqu’il l’a déjà employé entre 1990 et 1992.

L’expérience Rudy T. a été un échec. Buss aura-t-il retenu la leçon et saura-t-il préférer un jeune talent ? Pas-sûr. Reste que, encore une fois, l’homme qui sera mis en place devra réussir à faire passer son message et à redonner un peu de vie et d’envie aux Lakers. Tom Thibodeau a montré cette saison à quel point un coach peut tout changer. Le choix du technicien pourrait donc être la décision la plus importante que les dirigeants des Lakers auront à prendre cet été.

Un commentaire sur “Los Angeles Lakers : Et maintenant ?”

  1. anissa dit :

    très bon billet.

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