Nowitzki : Celui qui choisit de rester

Conf ouest.Non classé.Playoffs 20 mai 2011 | 1 Commentaire

L’été dernier, il y a eu les départs de LeBron, Bosh, Stoudemire et Boozer. Il y aurait pu y avoir celui de Dirk Nowitzki. Mais l’ailier des Mavs’ n’en avait pas envie et son choix s’est avéré judicieux.

La fidélité paye aussi. Aujourd’hui, on a presque du mal à se rappeler que Dirk Nowitzki, comme LeBron James, était free agent en juillet 2010. Il faut dire que l’Allemand nous a épargné les journées de visites avec d’autres GM et les passages télé. Pourtant, lui aussi aurait pu faire monter les enchères, peser ses options et opter pour une équipe plus blindée.

Petit rappel des faits : en 2010, les Mavs’ sont tête de série numéro 2 à l’Ouest mais sont encore éliminés par les Spurs au premier tour. La franchise est au-dessus du salary cap, Dirk n’a pas de vrai numéro 2 de qualité et son équipe n’a pas, sauf trade, les moyens de renforcer l’effectif. A Chicago, les Bulls recherchent un poste 4 offensif. Noah et Nowitzki alliés à Derrick Rose, ça avait de quoi faire rêver !

Mais l’ancien MVP n’a même pas fait un détour par la Windy City. Il est rentré à Dallas, a discuté avec Mark Cuban et la confiance entre les deux hommes à fait le reste : un contrat de 4 ans et 80 millions de dollars, soit 16 millions de moins que ce qu’il aurait pu toucher au maximum pour laisser à Cuban de quoi trouver un peu de renfort. »Tout ce que je voulais entendre était qu’il allait continuer à y aller, continuer à faire venir des joueurs pour qu’on atteigne nos objectifs« , a expliqué Nowitzki à Yahoo! Sports.

Deux tactiques, un même résultat ?

Contrairement à James, Nowitzki a donc choisit de rester et de poursuivre le rêve d’offrir un titre à sa franchise de toujours. Les deux stratégies se défendent. Elles pourraient en tout cas mener les deux hommes au même résultat : des retrouvailles lors des Finals. A ce moment là, si Dallas l’emporte, mon confrère Johnny Luden (Yahoo! Sports) estime que la satisfaction devrait être encore plus grande pour Nowitzki que pour n’importe quel titre que remportera James plus tard. C’est probablement vrai. Après plus de dix ans sous le même maillot et un échec passé en finales, il est clair que la consécration serait énorme et magnifique.

Aujourd’hui, Dirk et LeBron sont probablement les deux meilleurs joueurs des playoffs. L’Allemand est même le plus impressionnant à voir évoluer. Ses fade-away sur une jambe sont encore plus beaux qu’un dunk rageur du joueur de South Beach. Dans le plan de carrière comme dans le jeu, James et Nowitzki, ce sont deux styles différents. Les semaines à venir diront qui a eu raison l’été dernier.

Un commentaire sur “Nowitzki : Celui qui choisit de rester”

  1. cid dit :

    Très bonne mise en perspective !
    Je partage votre admiration mal dissimulée pour l’Allemand et espère qu’il remportera le titre qu’il mérite tant !

    Il aura évidemment une tout autre saveur après 10 ans d’effort !

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