En playoffs, la différence c’est l’expérience

(Long) Papiers.Non classé.Playoffs.Vie de la ligue 24 mai 2011 | 1 Commentaire

Battu après avoir mené pendant tout le match, le Thunder a pris une lecon de réalisme face aux Mavs’. Une nouvelle preuve que l’âge et l’expérience sont des facteurs primordiaux en playoffs.

Les playoffs, c’est un truc de grandes personnes. Une fatalité qu’on pouvait observer en regardant Kevin Durant en conférence de presse après la défaite de son équipe lundi soir. Chemise à carreau et sac à dos, la jeune star du Thunder ressemblait a un écolier désemparé. Son équipe venait de subir la loi de l’expérience des Mavericks. Lui va devoir attendre encore un peu.

Les équipes jeunes ne gagnent pas le titre. Pas souvent en tout cas. En 1977, les Blazers, plus jeunes champions de l’histoire, avaient décroché le graal avec un effectif dont la moyenne d’âge était de 24,5 ans. Cette saison, le Thunder affiche 24,2 ans de moyenne d’âge et serait donc le champion le plus jeune de l’histoire. Sauf que ça n’arrivera pas. Car les Blazers de 77 et quelques autres dans les années 50 sont surtout des anomalies dans une ligue ou le titre ne se donne presque qu’aux équipes de joueurs rodés.

La trentaine galopante

Il n’y a pas à aller chercher très loin pour voir que l’expérience prime en playoffs. L’an passé, les Celtics et les Lakers alignaient de nombreux trentenaires. En général, c’est justement autour de 30 que tourne la moyenne d’âge du champion. Quelques exemples : Spurs 2008 (32), Heat 2006 (29,5), Lakers 2002 (28), Bulls 98 (32), Rockets 94 (28), Lakers 88 (29), Celtics 86 (30).

Tout n’est pas qu’une question d’âge. Lorsque l’âge est plus bas, c’est au moins l’expérience en playoffs des joueurs titrés qui est déjà importante. En 91, lors de leur premier sacre, les Bulls avaient 27,2 ans en moyenne mais ils avaient déjà de nombreuses batailles de playoffs à leur actif.

La conscience des sacrifices

Si les équipes plus âgées gagnent plus, c’est souvent parce qu’elles savent ce qu’il faut faire pour gagner. Dans le jeu et dans l’esprit. Des joueurs plus expérimentés sont conscients des sacrifices nécessaires pour soulever le Larry O’Brien Trophy. Dallas et Miami en sont les parfaits exemples. Brendan Haywood pourrait être titulaire ailleurs. Jason Terry aussi. Pourtant, ils ont accepté des rôles réduits pour aller plus loin. Le vieux routier Jason Kidd, après deux finales perdues, fait ce qu’il faut pour aider Nowitzki. S’il faut passer, il passe. S’il faut shooter, il shoote. Il veut juste gagner. Pendant ce temps là, Russell Westbrook, lui, se demande s’il n’est pas meilleur que son leader.

En vieux roublards, les Mavs se sont soudés derrière leur leader quand OKC a paniqué. L’attaque du Thunder s’est diluée pendant que celle des Texans s’est appliquée. C’est aussi ça l’expérience : savoir exécuter parfaitement dans les moments chauds. Dallas en avait été victime il y à quelques années, c’est maintenant à leur tour d’être du côté gagnant.

Le pari du Heat paye

On l’a dit, pour gagner, il faut savoir se sacrifier. Les trois stars du Heat l’ont compris lorsqu’ils ont décidé de s’allier avec l’objectif de partager les titres mais l’obligation de partager la gloire. Après plusieurs échecs en solo, LeBron a appris. Aujourd’hui, le pari est récompensé. Et si le Heat n’a pas le collectif de Chicago (, l’expérience des joueurs Floridiens alliée à leur talent leur permet d’être au-dessus des Bulls.

Miami a l’équipe la plus vieille de la NBA cette saison (via Hoopism) avec 31,32 ans de moyenne d’âge. Les Mavs’ sont troisième de ce classement avec 29,47 ans. Après avoir renvoyé les jeunots à leurs études, ces deux équipes devraient se retrouver lors des Finals. La différence c’est l’expérience.

Sources : newsok.com, realGM, ESPN,

Un commentaire sur “En playoffs, la différence c’est l’expérience”

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  1. [...] dernière ressemblait furieusement au Game 4 de la série entre Dallas et Oklahoma City. Au final, la jeune équipe a du plier face au sang froid, au talent et à l’exécution parfaite dans les…. Jamais on a senti Miami paniquer. En permanence, les joueurs de South Beach semblaient en mesure [...]

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