New york fait peur. Il faut sauver les Knicks !

(Long) Papiers.Conf est.Non classé.Polémiques 25 août 2009 | 1 Commentaire

Les Knicks veulent Jason Kidd. Les Knicks veulent Andre Miller. Les Knicks veulent Jason Williams. Les Knicks veulent Grant Hill. Les Knicks veulent Ramon Sessions. Toutes ces rumeurs ont circulé pendant l’été. Et pourtant, personne n’est venu. Dix ans après sa défaite en finale, la franchise de la grosse pomme ne fait plus rêver personne. Et surtout pas les joueurs.

En quelques années, les bleus et oranges sont devenu une farce. Isiah Thomas a fait un boulot monumental de démolition. Joueurs caractériels, contrats ridicules, affaires sordides… Tout y est passé pour une franchise qui ne méritait pas ça. Le résultat est là et ses successeurs ont un boulot de dingue qui les attend pour réhabiliter l’équipe. Les refus de cet été ne sont pas anodins. New-York n’attire plus. Pire, elle fait peur… ou rire. Même l’aura de la ville n’y peut plus  rien. La Big Apple est devenu un enfer du basket. Les vieux ne veulent pas finir leur carrière dans une équipe qui marche a l’envers et les jeunes ne veulent pas tenter l’aventure pour les mêmes raisons.

Lebron, l’impossible rêve

Cet été, les Knicks font de la place dans leur passe salariale en prévision de l’été prochain. Objectif : Lebron James. Mais plus les jours passent, plus l’objectif ressemble a un doux rêve. Le numéro 23 joue pour la gagne. Pas (que) pour l’argent. Il l’a montré cet été en refusant une extension qui lui aurait garanti plus que ce qu’il pourra signer l’an prochain. Le King souhaite garder le plus doptions possibles pour trouver une équipe compétitive. Si c’est ce que Cleveland lui propose dans 12 mois, il restera a Cleveland. Et au train ou vont les choses, les Cavs auront au moins aussi bien a présenter que leurs homologues new-yorkais. Surtout que les vingt millions libérés par la fin de contrat du shaq laisseront de quoi signer un autre camarade de choix pour le numéro 23.

Bien-sûr, a lui seul, James transforme une équipe en prétendant. Son arrivée chez les Knicks assurerait quasiment les playoffs. Mais le roi veut une court digne de ce nom. Et surtout il veux des bijoux pour sa couronne ! Avec l’expérience, il sait maintenant qu’on ne gagne pas seul. Pour le moment, le lieutenant que proposent les Knicks c’est Danilo Gallinari

Autre argument supposé de la candidature new-yorkaise pour le Lebron 2010, le gros marché que représente la ville. Le soucis, c’est que New York ou pas, James est déjà engagé avec un nombre incalculable de marques. Même si la grande ville peut amener quelques opportunités, Ça sera difficile de faire beaucoup plus qu’aujourd’hui.

Au final, les dirigeants des Knicks ont surtout l’air de s’accrocher a un rêve : celui de voir débarquer James en sauveur dune franchise à la dérive. Les rêves se réalisent rarement.

La route est longue

Pour les nostalgiques, difficile d’avoir de l’espoir. Les Knicks de Patrick Ewing basaient leurs succès sur un jeu physique. Aujourd’hui leur coach s’appelle Mike D’Antoni. Je n’ai absolument rien contre l’ancien coach des Knicks, mais les Suns ont fait la preuve que son style de jeu ne permet pas de ramasser des titres. Et surtout : est-ce vraiment le tout pour l’attaque qui va réconcilier les fans new-yorkais avec leur équipe ? Les fans du garden aiment les joueurs durs qui mouillent le maillot. C’est ce qui fait de David Lee un de leurs chouchous. Autre problème, pour le moment D’Antoni se plante dans le seul domaine ou Isiah Thomas valait quelque chose : la draft. A la décharge du technicien italien, il a pour le moment eu affaire a deux bien maigres cuvées.

L’argent économisé pour l’été prochain devra bien servir a quelque chose. Une star se laissera peut être tenter par les dollars de James Dolan. Peut être que ça marchera. Ou peut être pas. Le destin d’une franchise tient parfois a peu de choses. Un coup de chance a la lotterie de la draft, un bon trade, une signature clé…

Pour le moment, le mot d’ordre pour les Knicks doit être de redorer leur blason. Faire un grand ménage. Faire oublier l’image crée ces dernières années et surtout redevenir une équipe respectable. C’est le travail qui a commencé l’an dernier avec l’arrivée de Mike D’Antoni. Pour que New York ne soit plus une ville qui fait peur aux joueurs NBA.

En attendant, la seule consolation pour les fans des Knickerbockers, c’est que les deux principaux responsables de leur malheur ne feront sûrement plus jamais parti d’une franchise NBA. Stephon Marbury, on l’a vu ces dernières semaines, est en train de détruire ce qui lui restait de crédibilité dans le monde du basket et dans le monde tout court. Isiah Thomas est quant a lui devenu coach en d’une petite fac en Floride. Pas sur que ça soit ce qu’il y a de mieux pour les jeunes. En tout cas c’est ce qu’il y a de mieux pour les Knicks.
Peut être qu’il y a une justice.

Un commentaire sur “New york fait peur. Il faut sauver les Knicks !”

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  1. [...] Le coach New Yorkais a entièrement raison. Mais il ne faut pas totalement blâmer Nate Robinson. A sa manière, il a réussi un chef d’œuvre. Résumer en une seconde les cinq dernières saisons des Knicks. [...]

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