Au coeur des vestaires (et ailleurs) : Le grand contraste

(Long) Papiers.Aux Etats-Unis.Finals 2011.Non classé 7 juin 2011 | 2 Commentaires

Vous vous souvenez de tout ce que j’ai commencé à dire sur LeBron pendant les playoffs ? Le fait qu’il se rachète une image et devienne un vrai champion ? Oui ? Et bien… oubliez. Pendant ces Finals, la différence d’attitude entre les Mavs’ et le Heat est flagrante. Pour le comprendre, il suffit de franchir la porte du vestiaire.

Nous sommes dans le vestiaire du Heat, un peu plus d’une heure avant le Game 3 des Finals. La porte s’ouvre pour les journalistes qui découvrent alors LBJ allongé au milieu du vestiaire en train de se faire manipuler par un kiné. Alors que ses coéquipiers se font masser dans des salles à l’abris des regards, lui a choisit de s’exposer. Mais pas de parler. A coté du numéro 6, son casque crache à fond du Jay-Z. Et LeBron rappe. Il accompagne la musique et répétant à voix haute les paroles de son pote.

Naturellement intrigués par la scène, les journalistes s’attroupent autour de la star et ses coéquipiers ne sont pas trop dérangés. Certains, comme Mike Miller, doivent même écarter les journalistes pour se frayer un chemin vers le couloir. Pas perturbé, le King de South Beach continue son spectacle. Il se relève, accroche son casque à son locker et continue d’accompagner la musique tout en s’habillant. Le cirque va durer comme ça jusqu’à la sortie du vestiaire. Une manière comme une autre de ne pas avoir à répondre aux journalistes qui étaient là pour l’interroger. Il parait qu’il aime bien faire ça de temps en temps. Une attitude aussi classe que professionnelle.

Après le match, l’histoire d’amour entre James et les journalistes a continué en conférence de presse. Lorsqu’on lui fait remarquer qu’il n’est pas dominateur au cours de ces Finals, la réponse est cinglante. En substance, le King auto désigné répond de manière tout à fait légitime qu’il faut aussi regarder sa performance défensive. Mais comme le King auto désigné n’aime pas la critique, il prend soin de terminer ainsi : « Mais je vous conseille de revoir le match, et de regarder mon match en défense. Comme ça, demain, vous me poserez une meilleure question. » Encore une fois, c’est classe et pro. Bien-sûr, la question était franche et formulée de manière très directe. Mais aurait il été si dur de répondre avec un peu plus d’élégance ?

Bienvenue dans la Mavericks family

Changement d’ambiance total à l’entrée dans l’antre des Mavericks. D’abord, et forcément puisqu’ils sont à domicile, il y à beaucoup plus de place. On se sent plus à l’aise à la fois grâce à l’espace supplémentaire mais aussi parce l’ambiance semble plus détendue. Ici, personne n’accapare volontairement l’attention. Personne ne fait de regards méchants façon « c’est moi contre le monde. » Non, on se prépare, on se concentre et on rigole même un peu.

Dans le vestiaire des Mavs’, il y a comme une ambiance familiale. Certains des joueurs ont des objets disposés sur leur espace personnel. Au dessus de celui de Dirk Nowitzki, on aperçoit son effigie en bobblehead. Pour JJ Barea, c’est carrément un petit camion en plastique toujours dans son carton sur lequel on peut lire « Little truck for little people« , très probablement un cadeau d’un fan ou une blague de ses coéquipiers. En face, un des membres du staff arrive avec son fils et le présente à Shawn Marion. Jason Terry salue aussi l’invité du jour et lui adresse quelques mots. C’est la Mavs family.

Le poids de l’égo

Quel que soit le moment, cette opposition de style et d’attitude entre les Mavs’ et le Heat semble constante. Dans l’ensemble, il semble plus facile et agréable d’aborder les Texans. Face à la presse au lendemain de la défaite, Shawn Marion et ses coéquipiers avaient quand même le sourire. De l’autre côté, l’antipathie que dégage LeBron semble parfois déborder sur certains de ses coéquipiers. C’est sûrement injuste pour la plupart d’entre eux qui sont aussi agréables avec la presse que les Mavs mais le fait est que les joueurs du Heat n’inspirent pas la même sympathie.

Si l’opposition de ces Finals est parfois ramenée à un duel entre les gentils Mavs’ et le méchant Heat, c’est aussi parce que, même si ca n’est pas aussi simple que ça, l’opposition dans les attitudes entre ces deux équipes est réelle. Tous les joueurs de Miami ne sont pas désagréables, loin de là. Mais comme leur leader est un enfant gâté à l’égo sur-dimensionné, ils ne doivent pas s’étonner d’être les méchants dans l’histoire. Ils ne récoltent que les fruits de l’arrogance de James.

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