Game 6 : Justice rendue ! Les Mavs’ sont champions !

Aux Etats-Unis.Conf ouest.Finals 2011.Non classé 13 juin 2011 | 3 Commentaires

Non, la justice n’a pas été rendue parce que les arrogants de South Beach ont été privés de titre. Elle l’a été parce que Dirk et sa bande son les nouveaux maîtres du monde et qu’ils l’ont bien mérité.

L’histoire du Game 6 a un peu été celle de toutes les Finals. Aux talents individuels du Heat, les Mavericks ont répondu par le collectif et la force de caractère. Celle des hommes qui en ont vécu beaucoup et qui étaient en mission. LeBron a été en fusion dans les premières minutes du match avant de s’éteindre, Chris Bosh a été impeccable et Dwyane Wade a fait ce qu’il a pu. Mais à chaque fois que les Floridiens donnaient l’assaut et que la salle chauffait, les Texans ont tenu le coup.

On a pensé retrouver le LeBron dominateur dès les premières minutes du match. On a pensé qu’il allait sortir le match de sa vie. Ça n’a pas duré. Dallas a pris l’avantage dans le second quart et ne l’a jamais lâché. D’abord grâce à un Jason Terry étincelant en première mi-temps. Ensuite, tout le monde a apporté sa pierre à l’édifice. Barea en pénétration, Marion à l’intérieur, Chandler sur un rebond, Kidd et Stevenson à trois points et même Ian Mahinmi au buzzer de la fin du troisième quart. Dirk, forcément, a aidé à finir le boulot.

Pas de panique

Les Mavs’ n’ont jamais semblé paniquer. C’est la force des grandes équipes. Même quand la salle s’emballait, même quand Nowitzki calait, les bleus ont trouvé moyen de s’accrocher. Avec un joueur ou un autre, peu importe, c’est le collectif qui prime. Et ca aussi, ca n’est que justice dans un sport qui, justement, est censé être collectif. Le Basket sort aussi gagnant de cette finale. Pas pour la notoriété car James et Wade sont plus vendeurs. Mais pour l’esprit du jeu, oui.

Il y avait pourtant de quoi perdre son sang froid. Le début de match a été marqué par des runs. Des émotions dans les deux sens et avec comme point d’orgue un début de bagarre entre Stevenson et Haslem. Dallas a insisté. Concentrés, ils ont répondu à tous les coups. En défense, leur zone a perturbé l’excellent tempo initial des locaux. Ensuite, les Mavs’ se sont accrochés à leur avance comme des morts de faim et ont limité les erreurs dans le money time. Au final, ils ont eu le Heat à l’usure et surtout à l’envie, au coeur.

De belles histoires individuelles

Si la victoire des Mavs’ n’est que justice, c’est aussi parce qu’il aurait été injuste que les joueurs de cet effectif ne soulèvent jamais le trophée Larry O’Brien. Dirk Nowitzki, bien-sûr, est le premier sous les spotlight. Premier MVP Européen de l’histoire et un des plus grands de l’histoire du jeu, l’Allemand est resté fidèle à Dallas l’été dernier et voit sa fidélité honorée. Ce titre est la plus belle des récompenses. Il a le genre de saveur qu’aurait eu… un titre de LeBron James à Cleveland.

Dans le vestiaire des Mavs’, il y a des belles histoires à tous les étages. Jason Kidd, un immense meneur, a connu deux finales perdues avant de toucher au but. Shawn Marion était passé tout près avec les Suns, peut-être seulement à un coup de hanche de Robert Horry. Jet Terry avait aussi connu la catastrophe de 2006. Peja Stojakovic faisait partie d’une exceptionnelle équipe des Kings qui s’est retrouvée à un match de sortir les Lakers en finale de conférence Ouest en 2002.

D’autres histoires ? Brendan Haywood, Caron Butler et DeShawn Stevenson devaient faire de grandes choses à Washington mais Gilbert Arenas a tout fait sauter. Tyson Chandler avait été transféré à Oklahoma City avant d’être renvoyé chez lui pour des raisons médicales. JJ Barea n’a même pas été drafté. Ian Mahinmi, souvent critiqué en France pour avoir pris une décision (partir vivre son rêve) que tout le monde aurait pris, a réussi quelques actions capitales dans le succès de son équipe.

Un coach et des dirigeants enfin récompensés

Oui, tous les joueurs des Mavs’ méritent leur succès et ont pris une petite revanche sur le passé. Ils ont lutté pour en arriver là. Ils ont respecté leurs adversaires et ont fait taire leurs critiques. Leur coach ? Pareil. Rick Carlisle a quasiment toujours eu de bons résultats sur le banc. Au début des années 2000, c’est lui qui a bâti le collectif des Pistons. Licencié après deux bonnes saisons, il a regardé Larry Brown soulever le trophée avec Detroit l’année suivante. S’il avait poursuivi l’année restante de son contrat de l’époque, lui aussi aurait peut-être soulevé le trophée en 2004.

Forcément, il est impossible de parler des Mavs sans parler de Mark Cuban. Qu’on l’aime ou pas, on ne peut pas retirer à Cuban le fait qu’il est un vrai passionné et pas seulement un compte en banque. Son équipe, c’est sa passion. Au fil des années, et même si les solutions n’étaient parfois pas bonnes, il a tout tenté pour que son équipe touche le graal. Aujourd’hui, comme ses joueurs, il est récompensé pour sa persévérance.

Des joueurs au propriétaire en passant par le coach, les Mavs font donc de magnifiques champions. Justice a bien été faite à leur patience et à leur esprit du collectif.

3 Commentaires sur “Game 6 : Justice rendue ! Les Mavs’ sont champions !”

  1. Alex dit :

    article qui rend très bien hommage à cette équipe. Bien que trouve que le duo wade-james (oui je ne parle pas de bosh volontairement) fassent rêver, je suis bien content que ce soit Dirk et sa bande qui ont gagné, ils ont fait des playoffs exceptionnelles ils méritent largement ce trophée !

  2. Dilip dit :

    they choked away tetils. Then they dominated the league only to face first-round losses to inferior teams (the Browns). At that point, everyone figured Dallas was done.Yet they clawed back into the hunt and eventually got their Super Bowl title.Your Dallas Mavericks achieved some playoff success and were oh-so-close. And now they’ve faltered early against an inferior team. So the question is, is Dirk Nowitski the basketball equivalent of Dandy Don Meredith? The great talent who could never quite reach the pinnacle and then walked away? Or is he the equivalent of Bob Lilly, the great talent who needed someone else to assist him? And who, I ask, will be Dirk’s « Roger Staubach? »Even though I raised the comparison, I cannot equate Dirk with either Meredith or Lilly on ANY level. It’s sad to admit, but last night he showed NO guts, NO cajones. How can a guy who single-handedly ended the Spurs’ reign in Game 7 a year ago, on the road, lay such a massive egg (it’s such a fitting metaphor, because Dirk laying an egg implies he has a p***y, not a d***) against freakin’ GOLDEN STATE?As Charlie Brown used to say, « ***SIGH***. »

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  1. […] La comparaison avec le Heat n’est peut-être pas le plus grand service que Chaney pouvait rendre à son équipe. D’abord parce que le Heat n’a pas fini par gagner le titre NBA. […]

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