Apocalypse ? Now !

(Long) Papiers.Lockout.Non classé.Polémiques.Vie de la ligue 1 juillet 2011 | 0 Commentaire

Le plus triste, c’est qu’on n’est même pas surpris. Presque comme prévu, la NBA a entamé son lockout la nuit dernière. Sans qu’on ait vraiment l’impression que personne n’ait fait grand chose pour empêcher ça. Maintenant, la galère commence. Parlons en une bonne fois pour toute puis n’en parlons plus.

La NBA n’existe plus. En tout cas plus pour le moment. En quelques heures, NBA.com est devenu un site vide. Plus de Dirk Nowitzki, de LeBron James, de Lakers ou de Celtics. Pas plus de trace de tout ce beau monde non plus sur You Tube ou tout ce qui date d’après 1992 (dont les vidéos que j’avais mis en ligne hier !) a été supprimé. Silence radio. Ou plutôt silence vidéo. Les joueurs n’ont plus le droit de parler à leurs coachs. Ils n’ont plus le droit d’apparaître avec le logo de leur équipe. Ils n’ont plus le droit de se rendre dans la salle de leur équipe… même pour assister à un concert !

L’apocalypse a eu lieu. Jusque dans les négociations puisque David Stern a lui même annoncé que les joueurs voudraient que les négociations reprennent du début. «Lorsque nous avons quitté la salle, les joueurs nous ont demandé de repartir de zéro lorsque nous nous réunirons à nouveau», qu’il a dit le boss de la ligue. Alors on en est là. Le lockout était annoncé depuis 18 mois et personne ne s’est activé pour l’empêcher. On n’a fait absolument aucun progrès. C’est maintenant que vous allez commencer à détester les joueurs et les propriétaires.

Et maintenant : l’incertitude

L’attente commence. Comme je l’avais déjà expliqué, les mois à venir vont être très difficiles. Chacun va devoir gérer l’attente comme il peut. Pour les fans, il va falloir prendre son mal en patience et espérer. Ceux qui ont les nerfs solides regarderont l’actualité des négociations tous les jours et vivront les hauts et les bas émotionnels du conflit. Les autres se limiteront à quelques coups d’œils de temps en temps. Pour les journalistes (et blogueurs) basket, ce lockout va être une épreuve pour les nerfs doublée d’une longue galère. Écrire des comptes rendus de négociations, ça n’est pas facile et ça n’est vraiment pas fun.

Au final, le blues va s’installer pour tout le monde au fil que le conflit va trainer en longueur. Et il va trainer en longueur. Le fossé entre les joueurs et les propriétaires est immense. Les premiers doivent comprendre qu’ils sont des privilégiés dans le monde du sport US et des privilégiés tout court. Comprendre que les proprios sont leurs patrons, que les salaires ont explosés ces 20 dernières années et qu’il faudra bien un jour que ça s’arrête. Les seconds doivent comprendre qu’ils ne pourront pas tout avoir.

Les vraies victimes ? Ni les joueurs ni les proprios

Au final, ça va durer. Et les propriétaires vont gagner. Tout simplement parce qu’ils n’ont rien n’a perdre. Si leur franchise est à l’arrêt, ils ont beaucoup d’autres sources de revenu. Ça n’est pas le cas des joueurs. Le planking, ça ne paye pas. Dunker sur des enfants non plus LeBron. Ça durera le temps que ça durera, mais les plus riches l’emporteront. Et ne comptons pas sur David Stern pour aider à résoudre ça. Ce sont les propriétaires qui payent le salaire du commissioner. A partir de là, on sait ou sont ses préférences.

Tout ça va durer et les acteurs du conflit vont oublier qu’ils ne sont pas les vraies victimes de leur cupidité. Ceux qui vont vraiment payer, ce sont les personnels des équipes, les vendeurs de hot dog, les boutiques de merchandising, les fabricants de merchandising sportif, les bars et les médias qui, entre autres, voient leur activité ralentie par le lockout. C’est pour tout ces gens que l’apocalypse a vraiment commencée.

Pas de NBAers en Europe

Que c’était beau toutes ces déclarations d’amour à l’Europe il y à quelques semaines. Quand tous les européens et quelques autres annonçaient qu’ils envisageaient de venir jouer sur le Vieux continent en cas de lockout. Les cyniques – dont je fait partie – y croyaient déjà moyennement à ce moment là. On sait maintenant que ça n’arrivera sûrement pas. Les NBAers de renom ne prendront pas le risque d’une éventuelle blessure sur un parquet européen et peu d’équipes auront les moyens de les payer ou de les assurer. Enfin, on aura quand même Hilton Armstrong

N’en parlons plus

Pas de NBAers en Europe, pas de matchs de l’autre coté de l’Atlantique. Pas de transferts non plus. Pas grand chose à l’horizon en fait. A part des négociations. Des espoirs et des déceptions. En espérant, même si l’espoir est mince, que cela soit réglé rapidement. Que les joueurs et leurs patrons se montrent raisonnables et qu’ils se rappellent qu’ils prennent les fans qui les font vivre en otage. On a le droit de rêver.

En attendant que tout ça soit terminé, on ne parlera plus du lockout sur ce blog. C’est pour ca que ce papier était si long. On en a parlé une bonne fois et puis c’est tout. Plutôt que de vivre au rythme des faux espoirs et des vrais négociations, on va se faire plaisir pendant l’été et parler de la NBA d’avant, d’anecdotes marrantes ou de sneakers. Tout ça en attendant avec impatience le jour ou on pourra reparler des matchs, des transferts, des rookies qu’on avait déjà envie de voir jouer et du feuilleton quotidien qu’est la ligue.

L’apocalypse a eu lieu, n’en parlons plus. Reviens vite NBA. Tu nous manque déjà.

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