S’exiler c’est gagner

Lockout.Non classé.Polémiques 18 juillet 2011 | 3 Commentaires

Un lockout, c’est un peu comme une rupture. Pour essayer de faire revenir l’autre, il faut savoir se faire désirer. Montrer qu’on peut être indépendant et vivre sans l’autre. Un conseil pour les joueurs NBA : Si vous voulez gagner, fuyez !

Vous savez ce que, en général, détestent les patrons de franchises US ? Découvrir que les joueurs ont d’autres options. Le lockout est en train de se finir en NFL et ce qui aurait accéléré la fin des négociations, c’est la découverte par les big boss que les joueurs avaient réussi à trouver une assurance qui leur garantissait 200 000 dollars chacun en cas de saison annulé. Les joueurs de basket NBA ont une chance que leurs camarades du Foot US n’ont pas, c’est qu’ils peuvent pratiquer leur sport ailleurs. S’ils veulent vraiment avoir un moyen de pression dans les négociations, alors c’est là dessus qu’ils doivent jouer. L’association des joueurs l’a bien compris puisqu’elle soutient les joueurs qui voudraient s’expatrier.

Et si la voie de la fin du lockout passait donc par l’Europe ? Mais attention, si les joueurs veulent gagner les négociations, il va falloir être sérieux dans leur volonté de jouer en dehors du sol américain. Il va falloir partir pour de vrai. Avec de vrais contrats. Pour des saisons complètes. Pas de clause de retour. Les patrons sont prêt à perdre la saison ? Montrez que vous aussi. Si vous êtes vraiment déterminés, montrez que vous avez d’autres opportunités. Montrez que vous n’allez pas revenir au moindre coup de sifflet et faîtes leur comprendre qu’ils ne sont rien sans vous.

Partir avec le bon état d’esprit

Comme l’a fait remarqué Fabrice Auclert sur Yahoo!, en dehors de Nicolas Batum, aucun des exilés potentiel ne parle de partir pour gagner ou pour un projet sportif. C’est là qu’il faut changer d’état d’esprit. Si les joueurs NBA décident de venir en Europe, il faut qu’il viennent avec la conviction de vouloir y faire quelque chose de bien sportivement.

C’est si les NBAers partent avec une sincère envie de jouer et de gagner des trophées ailleurs que leurs patrons vont commencer à avoir peur. Sinon, ca ne sert à rien ni aux joueurs ni aux clubs européens qui les accueilleront pour leur passage éclair. Ça sera juste une démonstration de cupidité inutile. Et si c’est pour faire ca, mieux vaut passer son temps à la table des négociations.

N’en arrivons pas là

Rien n’empêche les joueurs NBA d’aller jouer ailleurs pendant le lockout. Le risque de blessure est un faux problème, surtout pour les stars. Si Kobe ou Kevin Durant se blessent au genou demain en Europe, est ce que vous voyez vraiment leurs équipes utiliser leur droit de rompre leur contrat ? Les seuls qui sont vraiment en danger de ce côté là sont plutôt les joueurs de moyenne catégorie gentiment surpayés que leurs équipes aimeraient bien lourder. Quand à Gilbert Arenas et Rashard Lewis, mieux vaut pour eux ne pas penser à traverser l’Atlantique. Vu que l’arrière du Magic est déjà parano, s’il vient eu Europe, il va s’inquiéter que son GM paie un adversaire pour lui achever les genoux et se débarrasser de son contrat.

Cette solution de l’exode massif serait probablement très efficace en terme d’influence sur les négociations mais certainement extrême et douloureuse pour la grande ligue. En tant que fan et blogger NBA, c’est forcément d’une autre manière que j’aimerais voir ce lockout se régler. Avec des gens responsables qui se mettent autour d’une table et qui négocient jour et nuit jusqu’à la saison soit sauvée par exemple. Tout ça en pensant un peu à ceux qui leur permette de vivre : les fans. Mais ça, visiblement, c’est trop demander pour l’instant.

3 Commentaires sur “S’exiler c’est gagner”

  1. Georges Abidbol - L'homme le plus classe dit :

    Salut, super article. Merci.

  2. JK24 dit :

    Vraiment sympa comme article, très pertinent, merci

  3. Alex dit :

    je croyais qu’on ne parlais plus du lockout ici ^^

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