Les stars ont toujours le pouvoir

(Long) Papiers.Conf est.Conf ouest.Non classé.Transferts 7 décembre 2011 | 1 Commentaire

Les joueurs n’avaient aucune chance de gagner totalement le lockout. Les propriétaires avaient prévu le coup depuis trop longtemps. Même s’ils ont fait quelques concessions, ils ont récupéré presque 7% du partage des revenus et ont gagné l’essentiel. Une chose n’a toutefois pas changé : les stars ont le pouvoir.

« Dwight ? Dwight ? Je t’en prie Dwight ! On ne peux pas vivre sans toi… Ne t’en va pas après tout ce qu’on a vécu… Je te promets qu’on a tout essayé… Je te promets qu’on va encore essayer… » Sans trop se mouiller, c’est à peu près à cela que devait ressembler le propos de Bob Vander Weide, le PDG du Magic lorsqu’il a appelé Dwight Howard avec quelques verres de vin dans le nez à une heure du matin mardi. Un coup de fil qui lui a coûté son job.

Un PDG de plus de 50 ans qui appelle un joueur de 25 ans au milieu d’une nuit alcoolisée pour le supplier de rester. C’est ça la NBA des stars d’aujourd’hui. Les franchise player ont toujours le pouvoir et cette anecdote en est le symbole.

Les joueurs comme Howard et Chris Paul tiennent leurs dirigeants par une partie du corps qui n’est pas faite pour ça. Ça fait mal et ça stresse. Vander Weide a craqué. Il savait que l’avenir sportif de son équipe dépend de ce que veux Howard.

Les joueurs de ce calibre sont rares et forcément déterminants dans la construction d’une équipe qui gagne. Signer un James, un Wade ou un Howard, ce sont des victoires quasiment garanties. Des revenus aussi. Pour l’équipe qui perd le joueur en question, c’est tout ça qui s’en va. La NBA est une ligue de stars. La pression est donc énorme pour les dirigeants qui tentent de les garder ou de les faire venir.

Attention, je ne dis pas que les joueurs en question sont à blâmer. Pas du tout. Howard a sûrement été le plus gêné de l’histoire. Imaginez sa tête quand il a décroché son téléphone. Il n’est qu’un jeune joueur talentueux qui veux gagner des titres. Il a le droit de choisir l’endroit ou il veut jouer. Rien ne l’oblige à rester à Orlando et ça n’est pas de sa faute si le Magic n’est rien sans lui. Comme vous et moi, il peut faire les choix professionnels qui lui chantent.

Dire à son équipe « Je partirais à la fin de l’année, à vous de voir si vous voulez me transférer avant« , n’a rien de choquant. C’est honnête. C’est leur droit. LeBron James avait le droit de partir de Cleveland. C’est toujours la manière qu’on lui a reproché. Ce qui posait aussi problème, c’est quand des joueurs comme Melo Anthony forçaient le transfert en cours de saison pour pouvoir signer une grosse extension au passage et avoir le beurre et l’argent du beurre. Mais là aussi, il avait le pouvoir. C’était ça ou rien pour les Nuggets.

On a pas ce sentiment là avec Chris Paul et Dwight Howard. Ils ont le pouvoir mais ils ont joué franc jeu. Aujourd’hui, leurs dirigeants sont obligés de se plier à leur désir d’ailleurs mais au moins ils récupèreront quelque chose. Howard semble doucement prendre le chemin de Los Angeles, un transfert qu’on voit venir depuis des mois. Pour Paul, ça sera peut-être un peu plus compliqué. Mais quoi qu’il arrive, il aura ce qu’il veut.

C’est comme ça en NBA, les proprios ont gagné le lockout mais les stars ont gardé le pouvoir.

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  1. […] joueurs ne sont pas des objets à la disposition de leurs patrons. Comme je l’ai déjà dit, ils ont, comme vous et moi, le droit de faire les choix de carrière qui leurs semblent les […]

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