L’avantage des Bird rights ? Quel avantage ?

Business.Transferts.Vie de la ligue 9 janvier 2012 | 0 Commentaire

Tout l’enjeu du lockout était censé être de maintenir l’équilibre entre les petits et les gros marchés. Parmi les mesures prises, un la possibilité pour une équipe de proposer un contrat plus long avec une augmentation annuelle plus élevée à ses joueurs sur le départ.Histoire que les stars aient plus d’envie de rester.

Selon David Stern, c’est l’occasion d’offrir 30 millions de plus à son joueur. Et franchement, qui pourrait refuser ? Sauf que ça n’est pas aussi simple que ça. C‘est ce qu’a très bien expliqué Sean Deveney (Sporting News) a bien démontré dans un article paru fin décembre.

D’abord, on ne peut pas comparer un contrat de 4 ans et un contrat de 5 ans. Clairement, le second permet d’avoir une année de salaire garantie en plus. Mais sur le salaire des 4 premières années l’écart n’est « que » de 3,1 millions de dollars (77,4 millions contre 74,3 millions).

La différence se fait donc quasiment exclusivement sur la dernière année. Or, quand on est une superstar qui signe un contrat maximum, on peut penser qu’on signera un autre deal après la quatrième année. Par ailleurs, je ne sais pas comment on se sent avec 74,3 millions sur son compte en banque (croyez moi j’aimerais) mais on peut penser que certains préfèreront prendre le pari de signer avec une équipe prétendant au titre et de sacrifier la cinquième année en espérant la récupérer plus tard.

LeBron James, Chris Bosh et Dwayne Wade avaient montré que toutes les stars ne courent pas après les garanties lorsqu’ils n’avaient signé des extensions que de trois ans après leur contrat rookie pour garder leurs options ouvertes pour le pic de leur carrière.

L’année supplémentaire que les équipes peuvent offrir à leurs joueurs ne semble donc pas vraiment une barrière très haute pour protéger les équipes du départ de leurs stars.

Et on se demande encore à quoi le lockout à servit…

Pour créer un vrai avantage pour les équipes souhaitant retenir leurs stars, il faudrait des contrats plus longs. Deveney illustre en expliquant qu’avec des contrats de 7 ans pour l’équipe d’origine et 6 ans pour la prétendante, l’écart de salaire serait de 7,8 millions pour la sixième saison. Un écart déjà plus significatif. Le problème pour les propriétaires serait qu’on retomberait dans des deals à engagement longue durée et forcément risqués en cas de blessure. On ne peut pas tout avoir…

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