On ne pardonne plus à Gilbert Arenas

(Long) Papiers.Non classé.Polémiques 17 janvier 2012 | 1 Commentaire

Le talent permet beaucoup de choses dans le sport américain. Les démêlés avec la justice, le embrouilles avec les coachs, le manque de discipline à l’entrainement… Tout ça est pardonné lorsque vous êtes capables de marquer des points, de prendre des rebonds ou de faire des passes décisives. Une fois que vous avez perdu ça ? Ne comptez plus voir quelqu’un vous tendre la main.

Gilbert Arenas a 30 ans. Seulement. Il n’est pas fini sur le plan basket. L’an dernier, avant d’être envoyé à Orlando, il tournait à 17,3 points par match avec les Wizards.

Même Stan Van Gundy pense que le passage de l’Agent 0 avec le Magic n’est pas significatif. « Je ne pense pas que ce soit juste de juger le temps passé par Gilbert ici, a déclaré le coach au Washington Post. Pour tout dire, si les gens sont mécontent de la manière dont Gilbert a joué ici, vous devez mettre ça sur moi et le rôle que je lui ai donné. Je ne pense pas que vous puissiez mettre ça sur Gilbert. »

« Il n’avait pas le temps, c’était le gros facteur« , a aussi précisé le sosie de Ron Jeremy.

La patience en rupture de stock
Arenas a été coupé par le Magic à cause de son salaire. Il n’a été demandé par personne d’autre à cause du cirque qui l’accompagne.

Les franchises NBA sont arrivées à court de patience. Avec lui, mais aussi avec Allen Iverson ou comme ça a été le cas dans un passé proche avec Antoine Walker, Latrell Sprewell et quelques autres.

La nature de la NBA, ses contrats souvent garantis et ses groupes de joueurs réduits rendent les paris plus risqués que dans d’autres sports collectifs. Un mauvais caractère peut vite empoisonner un vestiaire. Alors on ne prend plus de risques. Financiers ou sportifs. Au bout d’un moment, on ne pardonne plus.

La blague de trop
Et on en revient à cette malheureuse blague des pistolets posés dans le locker des Wizards. La blague de trop. Celles qui a rendu toutes ses autres frasques, jusque là tolérables, superflues pour les dirigeants.

Avant l’épisode des flingues, Arenas n’était qu’une victime des médias sociaux comme une autre. Son blog et Twitter avaient fait de lui une star. Après l’épisode des flingues, ses blagues de mauvais gout et son sexisme sont devenus indésirables.

Une dernière chance ?
Est ce que quelqu’un va tenter sa chance ? Les Lakers ont besoin d’un meneur après la blessure de Steve Blake mais Kobe ne voudra jamais lâcher le ballon. Les Bulls préfèrent John Lucas. Les Hawks étaient intéressés mais n’ont pas donné suite. Le Heat ? Mario Chalmers et Norris Cole devraient faire l’affaire.

Une chose est sûre : si Arenas obtient une nouvelle chance. Il va devoir se montrer ex-em-plaire. Sous peine de se griller pour toujours. En est il capable ? C’est ce doute qui l’empêche de trouver un job pour le moment. C’est d’ailleurs même pour obtenir sa dernière chance qu’il devrait se montrer exemplaire dès maintenant.

Pour le moment, Arenas a encore du jeu. Mais plus suffisamment pour justifier toutes ses frasques. On ne lui pardonne plus. Finalement, ce ne sont peut-être pas ses genoux qui auront eu raison de sa carrière.

Un commentaire sur “On ne pardonne plus à Gilbert Arenas”

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  1. […] Comme je l’ai dit en janvier, maintenant qu’une équipe lui a tendu la main, Arenas va devoir être parfait s’il ne veut pas se griller pour toujours en NBA et terminer avec Allen Iverson ou Antoine Walker ou panthéon peu glorieux des étoiles déchues de la ligue. Il va falloir faire profil bas, bosser sur le terrain et dire toutes les bonnes choses aux journalistes. Tout ça avec le sourire. […]

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