Laissons leur une dernière chance

Conf est.Coup de coeur.Non classé 25 janvier 2012 | 2 Commentaires

C’est la fin d’une époque à Boston. Le Big Three commence à rouler sur les jantes. On parle de transferts pour Ray Allen ou Paul Pierce. Pourtant, ce groupe mérite qu’on lui laisse une dernière chance.

Ça n’est pas une nouveauté, les Celtics ont dit adieu à leurs espoirs de titre l’an dernier en même temps qu’ils ont dit adieux à la grande carcasse de Kendrick Perkins. Le soucis de faire des économies et l’étrange fantasme que Shaquille et Jermaine O’Neal pouvaient encore jouer comme en 2004 en ont voulu ainsi.

Le sort n’a pas aidé. Il était dur de savoir que Jeff Green allait avoir un problème cardiaque. Le lockout a rendu la saison courte et violente pour les jambes. Même Rajon Rondo se blesse. Alors les vieux Celtes trainent leur peine. Cinq défaites se sont enchainées début janvier. Le moment de tout faire sauter et de préparer l’avenir ? Danny Ainge a l’air de penser que oui. Ici, on pense que non. La raison dit peut-être « oui » mais la possibilité d’une belle histoire dit « non. »

La victoire contre le Magic lundi malgré une pluie d’absences l’a montré. Les Celtics ont encore une âme. Ils peuvent défendre. Ils peuvent essayer de montrer à tout le monde qu’ils ne sont pas finis. Et ça serait une belle histoire pour la fin de saison.

Tenir jusqu’aux playoffs

Le problème des Celtics est simple : survivre à cette infernale saison régulière et rallier les playoffs. S’ils y arrivent, les trois vétérans pourraient s’offrir un jubilé d’enfer.

Tous les ingrédients pour une belle histoire sont là. Des vieux qui ont envie d’une dernière danse. Des jeunes motivés qui, même s’ils ne semblent pas toujours sur la même longueur d’onde que les anciens (Rondo), partagent la culture de la gagne. Des rôles players qui ont envie de suivre cette culture.

Les blessures actuelles et la saison qui force à faire tourner l’effectif ont aussi l’avantage de responsabiliser d’avantage le banc. Avery Bradley, Sasha Pavlovic ou Brandon Bass peuvent se roder et préserver les anciens avant de donner des coups de main en playoffs.

Rêvons pour les fans de Boston. Une qualification à l’arrachée en playoffs mais des joueurs qui retrouvent la santé au bon moment. Un Rondo qui joue les pestes en défense sur Derrick Rose. Un collectif d’anciens qui triomphe du Heat « Mavericks style ». Ensuite, un retour en finale serait l’apothéose. Victoire ou défaite, les vieux Celtics partiraient en héros.

Tout ça semble très difficile. Le Celtics pourraient tout aussi bien trainer la patte jusqu’aux phases finales et se faire détruire par Miami ou Chicago dès le premier tour. Mais pour avoir une belle histoire, parfois, il faut y croire. Alors il faut essayer.

Une aventure plus longue que prévue

L’ère du Big Three est dans sa cinquième saison. Quand Garnett et Allen ont débarqué à Boston, on parlait généralement d’une fenêtre de tir de trois ans. Le contrat a été remplit avec un titre dès la première année. Le genou de Garnett a compromis l’exercice suivant mais les verts ne sont passés qu’à quelques minutes d’un second trophée en 2010. Sur les trois premières campagnes, le trio n’a pas déçu. A partir de là, c’est du bonus.

L’émergence de Rajon Rondo a permis de prolonger l’aventure l’an dernier mais le trade de Perkins a OKC a fait mal. Cette saison ressemble à la dernière danse. Pour les services qu’ils ont rendu au maillot vert et pour la possibilité d’une belle histoire, Pierce, Garnett et Allen méritent qu’on les laisse la terminer. Ensuite, oui, il sera temps de passer à autre chose.

2 Commentaires sur “Laissons leur une dernière chance”

  1. webozor dit :

    j’aimerai tellement qu’il fasse un beau parcours en playoff !
    quand il joue bien, aucune autre équipe ne me donne plus de plaisir.

    un collectif, des passes, de l’envie…

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