Bilan de la trade deadline (Part I): Les Lakers a qui perd gagne

Conf ouest.Non classé.Polémiques.Transferts 16 mars 2012 | 1 Commentaire

Les Lakers ont été les grands animateurs de la trade dealine. Sur le papier ils ont gagné. Dans le cœur des fans, ils ont perdu.

Acte I: La course au titre relancée
D’un point de vue basket, les Lakers sont les grands gagnants de la journée. Ils ont enfin récupéré un meneur digne de ce nom. Ramon Sessions n’est pas Magic Johnson mais il peut marquer, passer et surtout suivre la plupart des meneurs adverses, ce que les point guard Angelinos ne pouvaient pas faire jusque là.

Et qu’on dû lâcher les Lakers pour combler leur besoin numéro un ? Luke Walton, Jason Kapono et un choix (de fin) du premier tour de la Draft dont le rendement est une inconnue. Autrement dit: nada. Ils récupèrent en plus un joueur athlétique avec Christian Eyenga.

Les Californiens ont ensuite envoyé Derek Fisher à Houston en échange de Jordan Hill. Ils n’avaient plus besoin du numéro 2, ils se débarrassent de son salaire l’an prochain et ajoutent un nouveau joueur aux bonnes capacités athlétiques, un domaine ou ils étaient aussi défaillants.

Le seul point noir de la soirée des Lakers, c’est que Jordan Hill aurait pu être Michael Beasley. Choix du premier tour de draft, Fisher ou autre, L.A. aurait du donner ce qu’il fallait pour attraper le volatile ailier. Kobe et ses coéquipiers auraient alors signé une énorme soirée et seraient redevenus des favoris nets pour le titre avec un cinq Sessions-Bryant-Beasley-Gasol-Bynum.

Mais on pinaille. Les Lakers ont réussi à se renforcer alors qu’ils n’avaient rien d’intéressant à échanger. C’est déjà un tour de force. Ils gardent leurs tours jumelles. Ils ont toujours Kobe. Ils ont un meneur. Metta World Peace peut-être un facteur X quand ils se met en mode Ron Artest.

Kobe, Pau et même Bynum ont l’expérience des grands moments. Ils n’ont personne à craindre. La grosse bonne nouvelle de ces derniers jours, c’est aussi que Kobe fait maintenant confiance à Young Drew et ça, ça n’a pas de prix.

Avec l’envie de venger l’affront de l’an dernier, les Lakers vont être redoutables en playoffs. Même si leur banc est toujours suspect, ils ont un cinq complet et ils sont probablement la seule équipe capable de stopper le Thunder à l’Ouest. Dans une éventuelle finale face au Heat, leur duo d’intérieur serait un casse-tête pour les Floridiens.

Acte II: Le crève-cœur Fisher
Les Lakers n’avaient pas beaucoup d’autres raisons d’envoyer Derek Fisher voir ailleurs que celle de l’argent. Jordan Hill apporte quelques qualités mais rien d’indispensable non plus. Les Lakers auraient pu se contenter de l’arrivée de Sessions, tenter de se débarrasser de Steve Blake et ressortir Fisher en playoffs.

Le départ de Fisher aurait été plus facile pour les fans s’il avait été nécessaire pour faire venir Beasley. Mais Hill ? C’est aussi en ça que l’arrivée de Beasley aurait fait de la soirée des Lakers une plus grande réussite. Elle aurait amélioré l’équipe sans (trop) froisser les fans. Avec Jordan Hill, c’est plus dur à vendre.

Ce transfert est juste le dernier révélateur en date que les Lakers sont entrés dans une nouvelle ère cette saison. Terminées les dépenses sans limite ou presque. On veut économiser et payer moins de luxury tax.

Odom et Fisher avaient clairement des choses à apporter cette saison. Le premier sur le terrain, l’autre dans l’état d’esprit. Mais on surveille plus les comptes dans la cité des anges. C’est aussi pour ça que les Lakers se sont débarrassés de leurs premiers tours de Draft. Ils ne veulent pas avoir à payer d’autres joueurs. Business is business.

C’est dur pour les fans mais force est de constater que Fisher n’apporte plus grand chose sur le terrain. Il est dépassé en défense et il n’est à qu’à 32% à 3 points. Il ne se serait pas amélioré l’an prochain et n’était pas – sur le terrain – à la hauteur de son salaire.

Froidement, le transfert est un bon coup. L’équipe est en meilleure position sportive et financière ce matin. Pour les sentiments, c’est autre chose. Pour l’émotion et le leadership, c’est autre chose. Mais on peu aussi se dire que les Lakers ne sont pas en manque de leadership. Ils ont un certain Kobe Bryant dans leur effectif…

Même si Fisher était clairement attaché au pourpre et or, certains pourront tenter de se consoler en se disant que le meneur était parti signer à Golden State en 2004 alors que l’équipe venait d’exploser. C’est vrai, mais ça ne change rien au lien qui unissait le joueur à l’équipe après son retour.

C’est triste. Mais ça arrive. Même à des légendes encore plus grandes. Patrick Ewing a bien été échangé.

Derek Fisher manquera aux Lakers au moins dans le vestiaire. Ce trade retombera sur le dos des dirigeants si l’équipe se plante en playoffs. On parlera du manque de leadership et d’âme en oubliant peut-être un peu les lacunes actuelle du meneur. Si l’équipe va au bout, les fans auront une petite pensée pour leur ancien leader. Quoi qu’il arrive, on parlera de Fisher à Los Angeles pendant les phases finales.

Même s’ils ont perdu un de leurs chouchous, les fans des Lakers ont quand même de quoi sourire. Ils ont gagné des chances de victoire. Le seul problème, c’est qu’ils auraient pu avoir les deux…


La deuxième partie du bilan de la trade deadline est à venir dans la journée de ce vendredi.

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