Le vrai défi de Mark Cuban commence

(Long) Papiers.Conf ouest.Playoffs 7 mai 2012 | 0 Commentaire

Mark Cuban a eu ce qu’il voulait. En juillet, les Mavericks seront en mesure de faire une offre à Deron Williams. Maintenant, il ne faut pas se louper.

En ne re-signant pas Tyson Chandler après le lockout, Cuban a décidé d’hypothéquer le présent pour penser à l’avenir proche. Sur le terrain, le verdict a été impitoyable: pas un seul match gagné en playoffs et un doublé impossible. Dallas n’a jamais trouvé le rythme. Entre la gueule de bois de Nowitzki, la déprime de Lamar Odom et le départ de Chandler, c’était beaucoup trop.

Pour que les fans digèrent cet échec, il va falloir frapper fort en juillet. La pression est sur le millionnaire. Les joueurs jouent le jeu. Jason Kidd annonce qu’il est prêt à passer sur le banc. Dirk se dit même prêt à filer les clés de la maison. Il faudra au moins ça.

L’ombre des Knicks
La tactique choisie par le sémillant proprio texan est risquée. Il a choisi de miser sur l’espoir. C’est ce qu’avaient fait les Knicks en vendangeant les deux saisons précédant l’été 2010 dans l’espoir de signer LeBron James.

Mais les stars NBA du 21e siècle sont capricieuses. Demandez aux Cavaliers. Demandez aux Nuggets. Demandez au Magic. Les Mavs’ sont tout sauf assurés de mettre le grappin sur D-Will. Même s’il est libre. Même s’il est d’origine texane.

Une première marque affective
Jusqu’à cette année, Mark Cuban était le proprio qui rendait ses joueurs heureux. Que ce soit avec des gros contrats, des installations au top ou son soutien permanent. Pour la première fois ces derniers mois, certains, comme Jason Terry, ont commencé à emmètre des doutes. Les joueurs voulaient défendre leur titre. Ils ont le droit de penser que, pour la première fois, leur boss n’a pas tout fait pour les mettre dans les meilleures conditions.

Si Williams n’arrive pas cet été, ces mêmes joueurs auront en plus l’impression de ne pas avoir pu défendre leur couronne pour rien.

Échangeriez vous l’occasion de gagner un second titre en se bloquant peut-être pour les années suivantes contre la possibilité de relancer la franchise pour dix ans en signant un des meilleurs meneurs de la ligue ?

Les deux possibilités ont leur charme et leurs arguments. Mais le choix de l’espoir est risqué quand on a déjà quelque chose de bien. Cuban a d’ailleurs déjà vu une partie de son rêve s’envoler quand Dwight Howard a rempilé pour un an à Orlando. Trop tard. Le proprio a choisi l’espoir. A lui de ne pas se louper. Sinon, il aura cumulé deux défaites en moins de 10 mois.

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