NBA Finals – Game 5 : le couronnement

(Long) Papiers.Finals.Playoffs 22 juin 2012 | 5 Commentaires

La NBA a un nouveau roi. Après neuf saisons dans la ligue, LeBron James vient enfin de justifier le surnom qu’il détenait jusque là sans raison. Maintenant, il est vraiment le « King. » Le Game 5 a été son couronnement. 

LeBron James n’a pas pleuré. Ce n’est pas le genre de la maison. Il a sautillé, souri, sauté, plaisanté et souri encore. Mais l’émotion n’en était pas moins forte. « Il était temps ! » explique-t-il lorsqu’on lui demande ce qu’il a pensé au moment du buzzer.

En effet, il était temps. L’élu, le King, celui qu’on annonçait comme le futur de la ligue depuis 9 ans accède enfin au trône. « C’est un rêve qui devient réalité« , commente la star de la soirée.

Le couronnement a eu lieu avec la manière. Car si James fête son titre avec l’enthousiasme d’un gamin, il n’en est pas moins un homme qui a rendu l’extraordinaire ordinaire. Sa ligne statistique pour ce Game 6 : 26 points, 11 rebonds et 13 passes décisives. MVP de la série à l’unanimité, il a porté le Heat jusqu’au titre en effaçant tous les doutes qui pesaient sur lui, son jeu et son mental.

Le roi et sa court

Encore une fois, le Heat n’a pas tremblé. Ils ne se sont pas laissés prendre par le fait que tout le monde les voyait déjà gagnants avant le match. Ils ont démarré sérieusement et n’ont jamais relâché leur effort. Un vrai rouleau compresseur face à une équipe du Thunder beaucoup plus brouillonne.

Si James a été le meneur, il n’a pas été seul. L’autre vedette de la soirée, c’est Mike Miller. Gêné par son dos, le rookie de l’année 2001 est revenu de nul part pour planter 7 tirs longue distance. Si c’était le dernier match de sa carrière, alors c’était une sortie de rêve. Miller et les autres role players du Heat ont aidé à faire la différence dans ce Game 5 comme ils l’ont fait tout au long de la série.

Dans le troisième quart, le couronnement est devenu une fête. Une démonstration. Une folie. Un festival. Il a plu des tirs à trois points. OKC a continué de bafouiller pendant que le Heat déroulait. Contres, tirs primés, pénétrations… Un récital.

Il ne restait plus qu’à gérer tranquillement la dernière période et à préparer la fête. Dommage pour les jeunes d’OKC mais on ne s’en fait pas pour eux. On les reverra sûrement souvent et rapidement en finale. Et ils auront probablement une ou plusieurs occasions de se venger de Miami.

La maturité récompensée

« Perdre l’an dernier m’a remis en place. J’ai du me regarder dans la glace et me dire que je devais être meilleur sur et en dehors du terrain. » LeBron James, juste après le match.

On a plus vraiment de raison de détester LeBron James. On peut ne pas le supporter, mais on peut oublier les sentiments des deux années écoulées. Le cliché veut que la victoire excuse tout, mais on va au-delà de ça avec LBJ.

Ces derniers jours, James a montré qu’il a grandit. Qu’il a appris de ses erreurs. Il lui fallait peut-être simplement du temps pour rentrer dans le rôle qu’on lui avait donné dès son arrivée dans la ligue. Régner sur un sport, cela demande beaucoup. Il lui fallait probablement du temps pour rentrer dans la fonction.

Sa victoire et son attitude prouvent que c’est fait. LeBron James est maintenant le King de la NBA.

Un nouveau commencement

Même si elle est une libération, cette victoire n’est qu’un point de passage pour LeBron James. Ou en tout cas le début d’un nouveau chapitre dans sa carrière. Un nouveau challenge tout aussi difficile.

Gagner le titre, c’est bien. Le garder, c’est encore plus dur.

Les regards ne se détourneront jamais vraiment du triple MVP. Peut-il le refaire ? Aura-t-il cette hargne qui pousse les plus grands à en vouloir toujours plus ?

Avec ce titre, ce sont aussi les comparaisons avec Jordan qui pourraient repartir. MJ avait 28 lors de son premier sacre. Malgré toutes les critiques, LBJ a une année d’avance.

Toutes ces questions seront pour l’année prochaine. C’est comme ça quand on est LeBron James. Mais pour l’instant, c’est jour de fête. La NBA a un nouveau roi. C’est toujours bon pour un sport d’avoir une figure forte et génératrice d’émotions pour le représenter. Alors Vive le Roi !

5 Commentaires sur “NBA Finals – Game 5 : le couronnement”

  1. Yannick dit :

    bon… tout d’abord, merci pour le blog, que je trouve très cool.
    concernant Lebron. il était, est et sera toujours sujet à polémique. de par son jeu, il ne fera jamais l’uninamité.
    je parle là objectivement, du moins j’essaie. c’est difficile de le comparer balle en mains avec certains prédécesseurs comme Jordan, Magic ou Kobe…
    bref… il a un physique incroyable, et il a enfin compris cette saison comment s’en servir au mieux.
    où je te rejoins pas, par contre, c’est ta comparaison avec MJ et son avance en terme d’âge.
    MJ n’avait passé « que » 7 saisons dans la ligue avant d’être champion. c’était la 9ème pour Lebron…

  2. Brach dit :

    De plus, MJ n’a JAMAIS perdu une finale NBA. Alors que Lebron si. Et 2 en plus. Alors certes, on n’a vu que Cleveland sans lui, ce n’était pas grand chose. Donc on pourrait dire que c’est déjà énorme qu’il les ai amenés en finale. Mais pour la deuxième, ce n’est plus valable. Je crois que c’est là la vraie différence.
    Je crois également que ça qui fait que MJ est hors norme. Il n’a jamais perdu une finale NBA. Magic, Bird, Jabbar, Russel, Chamberlain, Kobe, Shaq, Hakeem, Lebron, tous, ils ont au moins une fois perdu une finale NBA. Y’a que Duncan qui a réussit cet exploit. Et seulement 4 fois. Et pas deux fois d’affilé.

  3. Brach dit :

    Ceci étant, je suis content pour lui qu’il ait quitté la « shit list ». Il le mérite.

  4. admin dit :

    Attention, j’ai dit que ça allait relancer les comparaisons avec MJ mais pas qu’elles sont forcément justifiées (il va en falloir beaucoup plus que que je dise qu’elles sont justifiées) :)

  5. Yannick dit :

    on est au moins d’accord… MJ… et ensuite les autres ;-)

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