La free agency ou l’enfer et le paradis

(Long) Papiers.Transferts 4 juillet 2012 | 1 Commentaire

La free agency, c’est à la fois le pire et le meilleur de la NBA. On parle beaucoup. On parle pour rien. Ça épuise. Et puis on fini par obtenir quelque chose de fun.

Il faut avoir les nerfs solides pour suivre de près la free agency lorsqu’on est un inconditionnel de la NBA. D’abord, il faut s’y retrouver dans toutes les règles. Bird rights, early bird rights, mid-level exception, mini mid-level exception, sign-and-trade et j’en oublie sûrement… Pour le profane, et même pour l’œil averti, il y a de quoi s’y perdre.

Mais si seulement ! D’abord, il y à cette période de rumeurs. C’est sympa les rumeurs. Ça permet de rêver un peu. Mais trop de rumeur tue la rumeur. Twitter et le web ont les avantages de leurs inconvénients. On sait tout !

Deron Williams joue au golf. Deron Williams est à Dallas. N’est pas à Dallas. Parle avec Jason Kidd. Hésite. N’hésite plus. Le flux est continu. Pour certains joueurs, les démentis arrivent quasiment parfois dans l’heure qui suit une « info. » Et même les free agents en question s’amusent maintenant avec les nerfs des fans.

Le paroxysme de ce calvaire avait été atteint lors de la dernière trade deadline avec le non-transfert de Dwight Howard qui nous avait valu un feuilleton minute par minute. Le pivot du Magic est d’ailleurs toujours le roi des rumeurs à l’heure actuelle. Et c’est aussi ça qui détruit sa côte de popularité.

C’était mieux avant ?

Dwight Howard est une girouette. Peut-être que certains joueurs l’étaient aussi il y à 20 ans. Mais on ne le savait pas. Parce qu’on attendait le journal du lendemain pour avoir l’info. Les tergiversations du bonhomme étaient alors résumées sur une ligne. Aujourd’hui, on doit vivre chaque hésitation avec lui.

Rien pour ça, on aurait envie de couper son ordinateur pendant les 15 premiers jours de juillet et le rallumer à ce moment là pour voir ce qui s’est passé une bonne fois pour toute.

Autre étrangeté, cette période de négociation de 11 jours. Pourquoi ne pas autoriser les joueurs et les équipes à signer directement ? Mystère. Reste que cela en ajoute une couche dans le côté « il se passe quelque chose mais il ne se passe rien », surtout pour les free agent restreints. Aujourd’hui, on sait que les Blazers veulent Roy Hibbert, que Eric Gordon veut aller à Phoenix ou que Minnesota fait la cour à Nicolas Batum. Mais maintenant il faut attendre le 11 juillet pour voir comment ça va se passer.

L’enfer pour un petit bout de paradis

Pour toutes les raisons cités plus haut, la free agency est un calvaire. Et si, et si, et si… Tout ça pour le petit moment où la signature se confirme. Où les supporters des Nets apprennent que Deron Williams prolonge. Le moment où on a enfin une véritable information.

C’est là que commence le fun. Là qu’on peut enfin se demander ce que ça va donner sur le terrain. Si les nouveaux effectifs vont tourner. Imaginer le meilleur comme le pire. Rêver au paradis pour son équipe. C’est à ce moment là qu’on peut repenser au jeu plutôt qu’aux histoires de chiffres, de gros marché et d’indécision. Et ça fait beaucoup de bien.

Comme on doit endurer la trop longue saison régulière pour apprécier les playoffs, on doit maintenant subir l’enfer des milliers de rumeurs de la free agency pour apprécier les signatures. On a rien sans rien.

Un commentaire sur “La free agency ou l’enfer et le paradis”

  1. DeoXD dit :

    Que je suis d’accord avec ça !

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