Bienvenue dans l’ère des Super Teams

(Long) Papiers 11 juillet 2012 | 14 Commentaires

Et si Dan Gilbert avait raison ? L’été dernier, pour s’opposer au départ de Chris Paul chez les Lakers, le proprio des Cavaliers avait expliqué que, à ce rythme, la ligue devrait bientôt changer le nom de 25 des 30 équipes pour les appeler les Generals. Avec cette free agency, on dirait bien que c’est bien parti.

Qui s’est renforcé pendant la free agency ? Celtics, Heat, Lakers et Clippers sont les premiers noms qui reviennent. Quatre équipes qui étaient au moins au second tour des playoffs.

Ceux qui s’affaiblissent ? Suns, Grizzlies, Rockets, Mavericks.

Attention, il n’est pas question de dire que la NBA a déjà été une ligue équilibrée. Elle ne l’a jamais été. Mais le problème, c’est que l’écart entre les bonnes équipes et les moins bonnes semble continuer de grandir.

Les Lakers auront 4 All Stars dans leur 5 majeur l’an prochain. À Boston, ils seront trois. À Miami, ils seront trois au coup d’envoi avec un futur Hall of Famer en sortie de banc.

Howard, même combat

La seule équipe de fond de tableau qui progresse significativement ? Brooklyn. Mais c’est l’exception qui confirme la règle.

Mikhail Prokhorov a gardé Deron Williams et fait venir Joe Johnson. Si les pleurnicheries de Dwight Howard prennent fin un jour, il devrait atterrir chez les Nets. Et cette équipe aura progressé en constituant sa propre collection de stars.

Même si Howard n’atteri pas à Brooklyn, il risque d’aller renforcer l’effectif déjà costaud des Lakers. On ne prête qu’aux riches.

L’exemple Miami

Le début de l’ère des Super Teams avait déjà été annoncé au moment de la constitution du Big Three de Miami. Mais leur échec la première année nous avait donné un sursis. Maintenant qu’ils ont gagné, la course est lancée. Il faut se blinder encore et encore. Il faut suivre l’exemple. Les grosses pénalités prévues dans le salary cap des années à venir ? On verra plus tard.

Le rêve des joueurs est maintenant de joindre leurs forces. Aux entrainements de Team USA, on est loin de Charles Barkley qui voulait détruire Karl Malone en 1992. Aujourd’hui, il lui demanderait le numéro de son agent et tenterais de forcer un trade vers Utah.

En parallèle, de plus en plus de GM ont compris que le milieu du tableau est la pire place en NBA. Il faut tout détruire pour repartir. C’est donc ce que font les Rockets et Bobcats, ce qu’on du faire les Cavaliers et Hornets après les départs de leurs stars.

En conséquence, on a d’un côté des équipes qui courent derrière le Heat et se blindent, pendant que quelques autres font la course au premier choix de la prochaine Draft avant même que la saison ait commencée. Les talents se retrouvent donc concentrés dans quelques écuries, la plupart du temps des gros marchés.

La saison régulière sert encore moins qu’avant et, sauf blessure, les playoffs ne commencent plus avant le second tour, voir les finales de conférence. C’était déjà un peu comme ça. Mais ce sera encore plus net.

Bienvenue dans l’ère des Super Teams.

14 Commentaires sur “Bienvenue dans l’ère des Super Teams”

  1. Nobody dit :

    « Le début de l’ère des Super Teams avait déjà été annoncé au moment de la constitution du Big Three de Miami »
    Je ne suis pas d’accord. ça a commencé avec le Big 3+1 de Boston, puis les Lakers ont emboité le pas avec Gasol. Aucune équipe « normale » ne pouvait les battre, du coup James et ses potes ont été encore plus loin, et maintenant c’est n’importe quoi.
    Mais pour moi c’est Boston qui a sorti la course aux armements avant que Miami réponde avec une bombe atomique

  2. Jrm7 dit :

    J’allais dire exactement ce qui vient d’être dit dans le commentaire précédent.
    A titre personnel, j’ai l’impression que lock-out n’a servi à rien, ou en tous les cas, pas grand chose. L’amnesty clause ressemble en tout point à un système qui continue de permettre aux GMs de faire tout et n’importe quoi, en proposant des contrats mirobolants à des joueurs qui ne les méritent pas, pour deux ans plus tard s’en mordre les doigts. Il faut réfléchir un minimum avant d’offrir 20 millions à Rashard Lewis, ou 25 millions sur 3 ans à… Omer Asik !
    Il apparait évident que pour leurs côtés flashy, business, people, et populaire, les gros marchés attirent de plus en plus les stars. Et à l’image de LeBron (et c’est légitime) l’envie de gagner dépasse tout. Mais il appartient aussi aux petits de faire en sorte d’attirer de gros joueurs. Qu’on n’entende pas pleurer Dan Gilbert d’ici 3 ans parce qu’il vient de choisir un joueur qui n’a fait aucun workout dans une draft pourtant bourrée de talents. Qu’il ne vienne pas dire qu’il ne peux pas mieux faire, car c’est faux.
    Il faudrait s’inspirer des systèmes des autres sport US, au rythme ou la NBA va, on regardera les finales de conf’ et les Finals, et point barre. Les proprio richissimes s’en foutent de dépasser le hard cap, du moment qu’ils voient leur jouets de franchise soulever le trophée. Ou est l’intérêt de regarder aujourd’hui un Charlotte-Milwaukee quand du même coup on peut regarder James/Wade/Bosh/Allen jouer contre Nash/Kobe/Gasol/Bynum ? Mais pour solutionner ce problème, il faut passer au dessus des dollars, et ça, c’est bien compliqué…

  3. boban dit :

    Y a quand même une différence entre le big three de Boston et celui du Heat. Pierce, Allen et Garnet n’étaient plus jeune contrairement à Wade, Lebron et Bosh. De plus le jeu pratiqué par les C’s est un modèle collectif contrairement à celui du Heat. Sinon je suis assez d’accord que ce Boston au complet était intouchable surtout pour les équipes de l’Est.

  4. Brach dit :

    Est-ce que la première « super team » ce n’est pas plutôt les Lakers de 2004 ? Avec Kobe, Shaq, Payton et Malone ? Le fait qu’elle n’est pas réussit a pu en refroidir certains, mais pas tous. Et 3 ans après, les Celtics s’y mettaient, avec beaucoup plus de réussite.
    Je pense qu’il y a un autre élément qui permet cette « ère des super teams ». C’est la draft de 2003. Sans une draft avec autant de talents, de stars et de médiatisation, cela n’aurait pas été possible.

  5. Maverick dit :

    Y’a eu Houston avec Olajuwon-Drexler-Barkley avant les Lakers…

  6. MisterGaston dit :

    Il me semble que les « super teams » ont toujours existé: bird-parish -mchale
    magic-worthy-abduljabbar
    jordan-pippen-rodman + kukoc
    c’étaient quand même pas des débutants. En quoi les regroupements d’aujourd’hui sont-ils plus abusifs que ceux d’hier?

  7. francis dit :

    IDEM que Mr Gaston
    la differance c est juste qu avant les futurs hall famer attendait d etre proche de la retraite avant de se regrouper dans la meme team, si les proprios ne sont pas fichus de bien entourer leur star alors je vois pas pourquoi ils se ferait la malle….
    Je me souviens du pauvre Pat Ewing qui n a jamais eu de stars a ses cotes et qui disait a propos de Do Wilkins « donner moi ce jouer et je vous ramene le titre chaque annee »…

  8. Emmanuel dit :

    Je suis pas d’accord. Tout le monde semble oublier le Big 3 fait de : Jordan – Rodman – Pippen. Combien de victoire et de titre a remporté ce Big 3? Que dire des Lakers de Magic Johnson – Abdul Jabar – James Worthy? Que dire de l’effectif 98-99 des Knicks? Ewing – Allan Houston – Sprewell – Larry Johnson – Marcus Camby? Heat 98-99 composé de Zo Morning – Tim Hardaway – Jamal Mashburn. Pour n en citer que un petit nombre. On se sert du Heat comme excuse, mais ca ne date pas d’aujourd’hui.

  9. Coco dit :

    @Emmanuel : On ne se sert pas du Heat comme excuse. Dit moi dans l’histoire de la NBA, combien de fois le meilleur joueur de la ligue a bougé pour rejoindre un top 5 ?

    Te casse pas la tête a remonter jusqu’en 1950 hein, la réponse c’est : 0.

    Des Big Team ont toujours existé. Les exemples donnés ci dessus sont marquant. La grande différence c’est la façon dont elles se montent dorénavant : avant les joueurs étaient drafté dans la même équipe ou donnait tout pour un ou deux clubs de coeur avant d’éventuellement tenter d’arracher une bague en rejoignant d’autres all star. Désormais c’est comme dans la cour de récré : moi j’ai assez donné ici, moi je veux ci, moi je veux ça. Ca a commencé avec Lebron, ça a continuer avec Melo, ça se poursuit avec Howard. Franchement est-ce que ces comportements font que mon image de la NBA s’améliore ? Certainement pas… je me demande d’ailleur comment cela peut-etre le cas pour certains…

  10. joe21black dit :

    tout ce qui a été dit est vraiment interessant! mais moi ce que je vois c’est une baisse génerale du niveau NBA! oui c’est vrai ce sont de super-teams mais je n’ai vu aucune s’approcher du records de victoires de Chicago de Mike & co. donc ces « rassemblements » sont souvent plus impressionnants sur le papier…du moins en comparaison des glorieuses équipes du passé. Je ne m’hasarderais pas à dire que c’est la faute des joueurs mais plutot celle des proprios et des GM! Quand dans un souçis de s’en mettre plein les poches en quelques années, ils n’hesitent à « picker » de +en+ jeune! comment voulez-vous que ceux-çi aient un quelconque amour du maillot??? il sont conscients qu’ils sont du bétail de luxe!!!

  11. Guy-Francois dit :

    La NBA est en permanente evolution. En 80, une seule superstar (nivo MVP) suffisait pour etre champ (Bird, Magic, Dr J, Jordan, Isiah Thomas). En 90, on gagnait avec 2 stars (1 MVP et un all star): Isiah/Dumars; Jordan/Pippen; Malone stockton et Shaq/Hardaway (meme si ils ont pa ete o bout) Duncan/Robinson, juska Shaq/Kobe, Shaq/Wade. Les exceptions etant Olajuwon, et les pistons de 2004. Les premieres esquisses de Big3 ont ete Duncan/Parker/Ginobili et Carter/Kidd/Jefferson.La domination des spurs a ete un declic et Boston est la premiere team a reussir a creer un big 3 de potentiels Hall of Famers. Le big 3 de Miami est né de l’incapacité de celui de Boston a tout dominer (pire serie de playoffs de l’histoire d’un NBA champ en 2008, un seul titre, battu par le big 2 de LA Kobe/Gasol). Donc avec la donne definie par Miami, les equipes limitées en terme d’intelligence de jeu optent pour du blindage! big 3 vs Big 3 ca sera la nouvelle donne parce que Miami « semble » appele a tou dominer! si comme Boston ils echouent alors le modele ideal big 2 reprendra le dessus sinon la NBA continuera a suivre l’evolution naturelle vers un big 3+1 apercu a LA (Kobe/Gasol/Bynum/Nash) ou a Boston (Big3 + Rondo)

  12. Onyxx_01 dit :

    @Coco, Jabbar a été aux Lakers en ayant gagné 3 fois le titre de MVP donc oui le meilleur joueur de la ligue a déjà changé en allant dans une équipe tout aussi forte

  13. Pour moi le meilleur Big3 de tous les temps c’est Jordan-Pippen-Rodman qui ont battu tout le monde surtout le Duo explosif Stockton et Malone, Hardaway et O’neal.

  14. le meilleur dit :

    Pour moi le meilleur Big3 de tous les temps c’est Jordan-Pippen-Rodman qui ont battu tout le monde surtout le Duo explosif Stockton et Malone, Hardaway et O’neal.

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