Free agency : les vainqueurs, les perdants et les autres…

(Long) Papiers.Conf est.Conf ouest.Transferts 13 juillet 2012 | 3 Commentaires

La première vague de signatures de la free agency étant passée, il est temps de faire un premier bilan de l’intersaison.

Les vainqueurs

Miami Heat : Ils sont champions, ils se sont renforcés. Même s’il manque encore un intérieur, tout va bien.

Jeremy Lin : Vous savez qui est jaloux aujourd’hui ? Flip Murray ! En 2003, le joueur des Sonics avait tourné à 24 points, 5 rebonds et 5 passes de moyenne sur une série de 11 matches. Au passage, il avait planté un panier de la gagne à 3 points devant Latrell Sprewell et enfilé 31 pions devant Dwyane Wade. S’il avait su, il se serait mis un grand coup de batte de baseball dans le genoux après ce match là et il aurait touché le pactole l’été suivant.

Boston Celtics : Je suis fan de l’intersaison des Celtics. Après avoir réussi leur Draft, les hommes verts ont perdu Ray Allen mais ils ont largement compensé avec Jason Terry. Oui, Allen est le meilleur shooteur à trois points de l’histoire. Mais Terry sait aussi être clutch, il a aussi une bague et il était même meilleur que Allen statistiquement l’an dernier. Avec sa gnac, il va devenir un des favoris du public de Boston. Le retour de Jeff Green, la possible arrivée de Courtney Lee, le retour de Garnett, les rookies… Tout ça c’est du bon. Les Celtics ont encore un effectif très profond. Ce sera dur de battre le Heat, mais ils seront encore là.

Nicolas Batum : Comme tout le monde, j’adore le joueur. Mais plus de 10 millions par an ? C’est peut-être un peu tôt. On lui souhaite de les justifier sinon il va en entendre parler longtemps.

Los Angeles Lakers : voir Nash, Steve.

Brooklyn Nets : Deron Williams est resté, ça c’est fait. Le contrat de Joe Johnson est affreux mais cela dynamise clairement le backcourt. Avec Gerald Wallace, Brook Lopez et peut-être Kris Humphries, ça fait un joli petit cinq. Mikhail Prokhorov pourrait avoir un beau collectif. C’est d’ailleurs lui le grand gagnant. Son pari de faire venir Deron Williams pour le convaincre de rester a marché. Dwight Howard aurait peut-être apporté un plus (on ne refuse jamais le meilleur pivot de la ligue), mais c’est déjà pas mal.

Atlanta Hawks : Je n’ai même plus le souvenir de ce qu’ils ont récupéré pour Joe Johnson mais ça ne fait rien. Parce que c’est quoi qu’il arrive une bonne affaire de se débarrasser de ce franchise player qui n’en était pas un mais qui en avait le salaire. La franchise n’allait nul part avec lui.

Les perdants

Le bon sens, le CBA et nous : C’était sympa le lockout non ? Dommage que ça n’ait servi à rien. Les contrats signés pendant les premiers jours de la free agency ont rarement de sens. Et cette année n’a rien changé. Comme souvent, ce sont les joueurs à potentiel ou de « milieu de gamme » sur lesquels on enchérit. Dans deux ans, des pénalités renforcées sont censées venir limiter les grosses masses salariales. On va bien rigoler à ce moment là. Parce que tout le monde agit comme si ça n’allait pas arriver.

Ramon Sessions : Il y à six mois, il était heureux comme tout d’arriver à Los Angeles. Il pensait qu’il allait y faire son trou. Maintenant, il va jouer à Charlotte.

Dallas Mavericks : Merci à Mark Cuban pour ce formidable exemple de « voilà pourquoi lorsqu’on vient d’être champion on continue à jouer pour le présent avec son franchise player de 33 ans plutôt que de parier sur la free agency de l’été suivant. » Pauvre Dirk.

La loyauté :

« Je ne peux pas dire que ça a été un facteur dans ma décision. »

C’est ce que Ray Allen a dit lorsqu’on lui a demandé si sa brouille avec Rajon Rondo a joué sur son départ de Boston. Alors si ce n’est pas ça, pourquoi ? Ce n’est pas l’argent puisque Miami proposait moitié moins. C’était seulement pour le plaisir d’énerver Danny Ainge ? Si ce n’est pas parce qu’il allait se battre à mort avec Rondo, il n’y à pas de bonne raison pour passer chez l’équipe qui l’a sorti des playoffs ces deux dernières années.

Dwight Howard : Pas besoin de vous faire un dessin. Même s’il ne fait maintenant que subir les négociations, Dwight Howard est devenu le joueur le plus agaçant de la ligue. Bonne chance pour se relever de ça. De toute façon, pour qu’il commence à se relever, il faudrait d’abord que ça s’arrête un jour.

J.R. Smith : Signer pour 2,8 millions, ça n’a rien de honteux. Mais quand Steve Novak a touché 1 million annuel de plus avec un contrat de 4 ans, ça doit mettre les boules.

Los Angeles Lakers : A ne pas réussir à boucler l’affaire Dwight Howard rapidement, ils sont devenus un des dommages collatéraux. D12 ne veut pas venir. Alors n’allez pas énerver un Andrew Bynum qui est en fin de contrat dans un an et qui pourrait s’enfuir.

Les autres

Indiana Pacers : Les arrivées de Ian Mahinmi et DJ Augustin renforcent le banc. Cette équipe progresse mais il manque toujours un petit quelque chose. Pour ce qui est de Roy Hibbert, c’était impossible de ne pas s’aligner. Le garçon est grand, jeune et en progression. Ça ne court pas les rues. Et vu que maintenant le maximum à l’air d’être le tarif…

Le grand kamikaze de l’été

Il y à quelque chose de beau dans la folie avec laquelle Daryl Morey démembre son effectif. Depuis qu’on lui a dit qu’il faut des stars pour gagner, le GM des Rockets n’a qu’une seule idée fixe : mettre le grappin sur une star coûte que coûte. C’est rigolo. Sauf si vous supportez les Rockets bien entendu.

Déterminé à obtenir un Dwight Howard qui risque de se faire la malle dans 12 mois, Morey bazarde tout le monde. Le pauvre Luis Scola, qui faisait un bon boulot dans l’ombre, en a fait les frais. Que D12 arrive ou pas, cette équipe va être un grand n’importe quoi à la rentrée.

Au final, Morey pourrait quand même avoir ce qu’il veut. Sa stratégie est en train d’élever le tanking au rang d’art en commençant dès l’été. Il pourrait donc trouver sa star dans la prochaine Draft. Sauf que là, il faudra avoir de la chance à la loterie.

Peut-être que quelqu’un aurait du essayer de parler à Morey des Pistons de 2004.

3 Commentaires sur “Free agency : les vainqueurs, les perdants et les autres…”

  1. Calvin dit :

    La référence à Flip Murray est priceless

  2. Baky94 dit :

    J’avoue le GM des Rockets c’est un dingue, il sera wanted le gars.

  3. Baby Faced Killer dit :

    Coup de Gueule :

    En quoi Joe Johnson n’a pas la légitimité pour être un franchise player ? Il a redressé presque cette franchise à lui seul. C’est lui qui ramène cette franchise des bas fonds à la lumière de Playoffs avec d’ailleurs une somptueuse série en 7 matchs face aux futurs champions en titre Boston ou joue tient tête presqu’à lui seul aux C’s.

    Le mec est le taulier en attaque, régulier au scoring est non seulement capable de créer pour lui mais surtout pour ses coéquipiers. Sans Joe à ses cotés, un mec comme Horford n’aurait jamais été All Star et Smith n’aurait jamais fait les stats qu’il a aujourd’hui. On l’oublie aussi mais Joe est clutch. Cette saison, il fait partie des meilleurs scoreurs dans les 4e quarts temps. On ne compte pas le nombre de match ou il donné la victoire aux Hawks dans les dernières minutes. Il a été 5 fois All star depuis qu’il est Hawks avec des apparitions dans les All NBA teams…

    Je veux bien qu’on dise que sont contrat est énorme et sans doute qu’il est surpayé mais Joe Johnson était le franchise player d’ATL, au même titre qu’un Wade l’était à Miami, qu’un Nowitzki l’est à Dallas, qu’un Pierce l’est à Boston…

    C’est facile aujourd’hui d’oublier tout ce qu’il a été pour les Hawks, tout ce qu’on retient de lui c’est ce contrat énorme. En aucun cas, ça ne devrait lui desservir, ça montre juste qu’il a un bon agent et que l’ancien GM des Hawks est nul.

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