Désolé les petits marchés

(Long) Papiers 7 novembre 2012 | 2 Commentaires

Les Knicks ont gagné leurs trois premiers matches et l’espoir renaît. Pas seulement à Gotham. Un peu partout dans le monde. Pourquoi ? Parce que le monde aime voir gagner une franchise mythique qui évolue dans une ville mythique. C’est comme ça.

Comme annoncé plus tôt dans la semaine, il ne faut s’enflammer pour rien au bout d’une semaine. Tout peut encore changer. Mais la bonne santé des Knicks est forcément la première belle histoire de la saison. Carmelo Anthony défend, Jason Kidd fait office de guide, Rasheed Wallace est de retour. L’équipe du Madison Square Garden fait de nouveau rêver. Elle se permet même d’éclipser les débuts des Nets à Brooklyn. Et tout le monde s’enthousiasme.

C’est une constante dans toutes les ligues US : quand les gros marchés vont bien, la ligue va bien. New York, Chicago ou Boston qui gagne, c’est bon pour les affaires et ça pète plus pour l’image. Ça fait plus souvent rêver.

Les petits marchés qui gagnent, c’est l’exception. San Antonio ou Oklahoma City ont réussi des tours de force mais il leur a fallu que tous les éléments se mettent de leur côté. Les Spurs sont tombés sur Tim Duncan, un joueur aussi exceptionnel que fidèle. Le Thunder a bien drafté. Le tout aider par des front offices de haute volée (sauf quand Sam Presti colle presque un flingue sur la tempe d’un de ses joueurs d’avenir). Mais quand ces joueurs vont partir ? Rares seront ceux qui pleureront ces équipes comme les supporters des Knicks pleuraient leur équipe depuis plus de dix ans.

Une vérité immuable

Manque de bol pour les « petits », les choses ne vont pas changer. Le nouveau CBA censé les protéger ne change rien. Les stars voudront toujours les spotlights des grandes villes et des franchises mythiques. Franchises qui ont plus souvent les moyens de payer les taxes sur les gros salaires. Quelques héritiers de Duncan entretiendront peut-être l’illusion que tout le monde à sa chance, mais ça ne restera qu’une illusion.

La NBA est faite pour les grands marchés. Est ce que Mikhail Prokhorov et ses poches sans fond aurait mis la main sur les Nets sans la perspective d’aller jouer à New York ? On ne le saura pas, mais c’est encore une grande ville qui va profiter de ses ressources illimitées. Pendant ce temps, le Thunder va compter ses dollars. New Orleans ou Milwaukee vont espérer tomber sur des stars fidèles. Car dans ses villes, on ne fait pas basculer les choses en un échange tous les trois ou quatre ans.

Pour s’en sortir quand on est un petit en NBA, il faut construire quelque chose d’exceptionnel comme l’a fait San Antonio (ou Miami si on considère la ville comme un petit marché). Sinon,il n’y en a que pour les gros. C’est injuste, mais c’est comme ça.

2 Commentaires sur “Désolé les petits marchés”

  1. J_Smoove dit :

    Mettre ce titre et une photo des Spurs alors qu’ils sont depuis plus de dix ans au dessus du Salary cap plafond réglementaire…

  2. bibiyanki dit :

    ce soir les knicks jouent philadelphie, je sais pas pourquoi les knicks ont une belle cote en tout cas mon ticket est pris!

    http://parierendirect.eu/t17414-new-york-vs-philadelphie-27-01-13.html

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