Eternal sunshine of the spotless Nash

(Long) Papiers.Conf ouest.Non classé 13 novembre 2009 | 0 Commentaire

Le soleil ne se couchera pas à Phoenix. Pas tant que Steve Nash est dans les parages. Pourtant tout avait l’air fini l’an dernier. La magie semblait s’être envolée. Mike D’Antoni parti, le Shaq arrivé et une identité perdue. On y croyait plus vraiment au début de cette saison. Finalement, ce n’étaient que quelques nuages. Car c’est la bonne surprise de ce début de saison : le soleil brille de nouveau dans l’Arizona !

Les Suns version « 7 seconds or less » sont de retour. Ça courre, ca shoote et ca gagne ! A domicile, a l’extérieur, contre les petits, contre les gros.

A la tête de ce groupe, Steve Nash joue encore comme le MVP qu’il a été. Comme si l’année dernière n’avait jamais existé, comme s’il ne vieillissait pas, il mène son équipe comme un maestro. Et c’est beau. Le basket est simple avec un tel joueur dans son équipe. Donnez lui le ballon, posez un écran et attendez de voir s’il va trouver un coéquipier démarqué ou s’il va lui même planter le shoot.

Un shoot à trois points de préférence. Car on tir à nouveau beaucoup derrière la ligne chez les Suns. Et ce qui est beau à voir quand on regarde jouer cette équipe c’est que ce sont de BONS shoots. Crées par une belle circulation de balle. Pas ce qu’on voit du coté du Madison Square Garden par exemple. Dans ces conditions, même Channing Frye s’est découvert un talent pour le tir primé.

Les Suns version 2009 – 2010 ressemblent beaucoup aux équipes des Suns qui sont allé loin en playoffs il y à quelques années. Mais ils sont aussi différents sur plusieurs points. D’abord cette année il y a un banc qui peut faire le boulot et donne de l’air aux starters. Leandro Barbosa est un des meilleurs sixième hommes de la ligue, Jared « Dodu » Dudley défend dur et peut planter à trois points, Louis Amundson tente de contrer tout ce qui bouge, Robin Lopez va continuer de progresser à l’intérieur et Goran Dragic est un deuxième meneur honnête, notamment en défense. Fini le temps ou Mike D’Antoni ne faisait courir que sept joueurs chaque soir.

En défense, évidemment, Phoenix n’est toujours pas Boston. Steve Nash et Amare Stoudemire préfèrent avoir le ballon dans les mains plutôt que de courir derrière et Channing Frye n’est pas vraiment le pivot défensif type.  Mais Jason Richardson a beaucoup progressé dans ce secteur et Grant Hill apporte aussi sa patte avec un étonnant total de près de 8 rebonds par match pour le moment. Cela permet aux joueurs de l’Arizona de faire jeux égal avec leurs adversaires en terme de rebonds. Surtout, le banc apporte un gros coup de main quand il s’agit d’empêcher l’adversaire de marquer.

Autre bonne nouvelle pour la franchise de l’Arizona, elle n’est pas si vieillissante que ça. La présence du Shaq aux côtés de Nash et Hill avait pu le laisser penser l’an dernier. Mais finalement ces deux derniers sont les seuls trentenaires de l’effectif cette saison. Amare Stoudemire, s’il ne deviendra peut être jamais le monstre qu’on pouvait apercevoir avant ses blessures, n’a que 26 ans. Le tout sera de trouver un meneur capable de marcher (au moins un peu) dans les immenses traces des baskets basses de Steve Nash au moment de son départ et l’avenir est plutôt encourageant.

Tout n’est pas rose quand même pour les Suns. S’ils sont redevenus intéressants, ils ne sont pas pour autant des prétendants au titre. Une fois les playoffs venus, Phoenix souffrira cruellement et fatalement de son manque de densité à l’intérieur et de sa défense moyenne. Le match de cette nuit contre les Lakers l’a montré. Los Angeles a marqué 78 points dans la raquette à 57% de réussite au tir.

Mais pour le moment, le plus important est ailleurs. Les Suns sont de nouveau beaux à voir jouer. Ils jouent différemment, ils jouent bien. Et Steve Nash continue de faire briller le soleil à Phoenix.

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