LeBron James comme Michael Schumacher ?

(Long) Papiers.Conf est.Non classé 9 novembre 2009 | 0 Commentaire

Vendredi, LeBron James était à New York pour affronter les Knicks. Son seul passage par la grosse pomme cette année. Pour l’occasion, on avais mis les petits plats dans les grands au Madison Square Garden avec l’idée de charmer un peu le futur free agent. Jay Z, Chris Rock, Spike Lee, les joueurs de baseball fraichement titrés des Yankees, Grandmaster Flash pour l’animation musicale… Tout le monde était là.

La saison est toute fraiche et pour le moment on ne peut qu’imaginer ce qui se passe dans la tête de LeBron. Lui-même ne sait peut être pas ce qu’il va faire cet été.

Alors plutôt que de supposer qu’il veut plus de ceci (l’argent) ou de celà (les titres), une des questions qu’on pourrait se poser, c’est : « pourquoi New York ? »

S’il faisait ce choix, quelles seraient ses motivations ? L’argent ? Cleveland en a plus à mettre sur la table. Les titres ? Même les Timberwolves peuvent lui proposer mieux en matière d’effectif et ils auront autant de billets à aligner.

Alors pourquoi les Knicks ? La seule motivation valable si LBJ vient à New York c’est le goût du défi ! Le  défi de relever une franchise emblématique en ruine pour la porter au sommet. Le défi de devenir une légende. Pour le journaliste américain Jay Mariotti, les plus grands veulent briller sur les plus grandes scènes pour devenir des légendes. Dans certains cas, c’est vrai.

En 1996, Ferrari est une équipe de bas de tableau en Formule 1. Michael Schumacher vient de remporter deux titres de champion du monde avec Benetton, et pourtant, c’est avec Ferrari qu’il choisit de signer. Pourquoi ? Le prestige du cheval cabré ! Ferrari est une équipe de légende et Shumi va devenir une légende en participant au redressement de l’écurie et en raflant cinq titres avec elle.

Les Knicks sont une des franchises mythiques de la NBA. Si LeBron James arrive à New York, joue bien et gagne des titres, il deviendra un demi-dieu au Garden et un des plus grands joueurs de l’histoire de la ligue. Une icône à la Jordan. Un Michael Schumacher du basket. Comme on oublie parfois que le pilote allemand a couru pour Benetton, ou oubliera parfois que LeBron a joué a Cleveland. Son nom serait pour toujours associé aux succès des Knicks et il faut l’avouer, l’histoire serait belle. Aussi bien pour LeBron que pour la franchise et les fans qui méritent mieux que ce qu’ils vivent depuis plusieurs années. Même la NBA ne pourrais que se réjouir de voir New York de retour en haut des classements.

Tout n’est quand même pas si simple. Chez Ferrari, Schumacher était entouré de dirigeants exceptionnels. A New York, LeBron devrait faire avec James Dolan, Donnie Walsh et Mike D’Antoni… Surtout, Schumi avait déjà gagné deux titres avant de monter dans la voiture rouge. En cas d’échec, il pouvait se consoler avec ses deux trophées. Si James choisit New York, ca sera au moins la preuve d’un sacré panache car le risque est énorme et il pourrait très bien voir ses meilleures années filer sans soulever le Larry O’Brian trophy.

L’autre soucis de LeBron, c’est que le basket n’a rien a voir avec la Formule 1. On est pas seul en piste. Et pour le moment, les Knicks n’ont pas grand chose à lui proposer en terme de coéquipiers capables de gagner un titre avec lui. Et ça, c’est loin d’être gagné. Si James débarque à New York, il arrive sur une ruine ou il faut tout reconstruire. Ça ne rend le challenge que plus grand et la reconnaissance plus importante en cas de succès.

S’il ne veut pas tenter l’immense défi New Yorkais, King James a aussi une autre solution : rester à Cleveland et offrir à la ville (et à son état natal) une vraie place de choix dans l’histoire. C’est ce qu’à fait Michael Jordan avec les Bulls et Chicago. Avant le numéro 23, la franchise de la Windy City n’était pas une des glamour de la ligue. Aujourd’hui, les joueurs parlent souvent de la fierté qu’ils ont de porter le maillot rouge.

Problème : Cleveland est une ville moins fédératrice que Chicago et les dirigeants des Cavs’ ont déjà beaucoup de mal à entourer leur star de joueurs de qualité.

Des solutions, LeBron James en aura surement beaucoup d’autres d’ici l’été. Une bonne partie de son avenir dépendra aussi de ce qui va se passer jusqu’au mois de juin. Jusqu’à ce moment là, tout n’est plus que supposition, alors promis, jusqu’au finales, on en parle plus.

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