Les Pistons sont morts… ou pas

Conf est 2 mars 2009 | Commentaires fermés sur Les Pistons sont morts… ou pas

Alors là, j’avoue que je ne sais plus trop quoi penser. Depuis quelque jours, je commencais à préparer dans ma tête les grandes lignes de mon papier qui allait expliquer comment les Pistons se sont tiré une balle dans le pied en se débarassant de Chauncey Billups. Mais lors de leurs deux derniers matchs, Detroit s’est offert Orlando et Boston.

Attention, je ne pense toujours pas que les Pistons ont bien fait de faire venir Iverson. La preuve, ils viennent de gagner ces deux matchs SANS The Answer.

Quand Iverson n’est pas là, les Pistons jouent mieux. En fait, ils jouent comme ils savent le faire, comme avant… Du coup, les fans des bleus et rouges peuvent essuyer quelques regrets. Leur équipe serait surement encore dans le haut du classement de la conférence Est sans l’échange Billups / Iverson.

C’était presque couru d’avance. Iverson n’est pas un joueur fait pour le système des Pistons. Même en voulant y mettre du sien, Iverson a quand même besoin de toucher beaucoup de ballons.

Du coup, quel rôle pour le lutin maintenant qu’on sait que les Pistons jouent mieux sans lui ? Le coach Curry a déjà décidé qu’Iverson allait maintenant commencer les matchs sur le banc. Dur a encaisse pour le MVP 2001. Sur les 883 matchs qu’il a joué en NBA, il était titulaire 877 fois.

Il y a quand même des bonnes nouvelles pour les Pistons. Certes, ils ne joueront pas la finale de conférence cette année, comme elle l’a fait six fois de suite. Mais Detroit jouera quand même les playoffs. Après une série de défaites très inquiétante, Curry parait avoir trouvé la formule qui devrait permettre à son équipe de vérouiller la sixième ou la septième place.

L’autre bonne nouvelle c’est que Detroit aura énormément d’argent a dépenser l’été prochain. Allen Iverson et Rasheed Wallace seront en fin de contrat en juin. Et avec leur départ, ce sont 34 millions de dollars qui se libèrent. Ca devrait permettre de se renforcer à l’intérieur, soit par un trade, soit par la free agency (même s’il n’y a pas grand monde à l’horizon).

C’est le coté positif de l’arrivée d’Iverson. C’était un pari. Il n’a pas réussi. Mais en échange du risque, les Pistons libèrent beaucoup de place sur leur masse salariale. Avec Billups, ils auraient atteint une nouvelle finale de conférence pour perdre contre les Celtics ou les Cavs. Quitte à ne pas gagner le titre, autant pouvoir reconstruire plus vite.

L’horizon s’est donc un peu éclaircit pour les Pistons. La catastrophe qui s’annoncait il y a encore quelque jours va probablement (et très relativement) être évitée.

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