Gilbert Arenas – Comme au cinéma

(Long) Papiers.Conf est.Non classé.Polémiques.Vie de la ligue 8 janvier 2010 | 2 Commentaires

Parfois la vie ressemble à un film. C’est le cas de celle de Gilbert Arenas. Un sorte de comédie au début. Un thriller pendant quelques semaines. Un drame pour le moment. Un belle histoire à la fin ?

Au début, Arenas c’était le joueur innatendu. Le revenchard qui montre à tout le monde qu’il vaut quelque chose et qui devient une star. Une success story. Dans sa route vers le sommet, il devient le clown préféré des fans. Et puis les blessures s’en mêlent. Le joueur est atteint. Il revient mais quelque chose semble cassé. Le fun n’est plus la. Ou plus autant.

Et puis vient la blague de trop. Et une manière discutable de l’assumer. Avec sa suspension, Gil paye cash les conséquences de son attitude nonchalante dans les jours suivant le début de l’enquête sur l’incident qui l’a opposé à Javaris Crittenton. S’il avait su se taire, il serait peut être encore sur le terrain. Un exemple simple : Delonte West. Le meneur des Cavs s’est fait arrêté l’été dernier avec une petite artillerie sur lui pourtant il joue toujours. Car en attendant les résultats de l’enquête, il n’a pas dit un mot.

En 2007, Sebastian Telfair est arrêté avec des armes et condamné pour possession illégale. David Stern lui inflige trois matchs de suspension. Stephen Jackson fait feu à la sortie d’un night club en 2006 ? Sept matchs.

La sanction a l’encontre de Gilbert Arenas est démesurée selon les standards de la NBA. Mais le tragique est là, le clown tombe pour ne pas avoir su quand il fallait arrêter de rire.

Les Wizards ne garderont pas Arenas. Il n’y ont aucun intérêt. En toute logique, s’ils ont la moindre occasion de se débarrasser du monstrueux contrat de leur meneur, ils doivent le faire. Hors de prix, trop souvent blessé, en perte de confiance, parfois en rupture avec ses coéquipiers et surtout intransférable, Arenas n’a plus sa place à Washington. Aspect financier mis à part, quitter la capitale serait d’ailleurs une bonne chose pour le numéro 0. Lui et la franchise ont besoin d’un nouveau départ. Les Wizards doivent se reconstruire. Gil doit porter un autre maillot pour passer à un autre chapitre de sa carrière.

Comme dans les films qui finissent bien, l’agent zéro doit maintenant passer sa traversée du désert. S’il était Rocky, il va bientôt arriver au moment du combat ou il se trouve au sol. Le moment ou tout semble perdu. Le moment ou le héros doit se relever pour gagner le combat.

Quelle que soit la suite des évènements pour Gilbert Arenas, il aura une seconde chance. Parce qu’il la mérite. Parce qu’il a du talent. Parce qu’on ne peut pas jeter tout ce qu’il a fait jusque là pour une erreur aussi stupide et énorme soit elle. Et tout simplement parce qu’il ne peut pas rester à l’écart indéfiniment. L’escapade de Ron Artest dans les tribunes de Detroit pour aller caresser la joue d’un fan a coups de poing a causé encore plus de tort à la ligue. Pourtant Ron Ron est revenu et aujourd’hui il s’est refait une image. Il risque même de décrocher son premier titre cette année.

C’est le genre de joli happy end dont a besoin ce film. Arenas doit se faire oublier un peu, apprendre de ses erreurs, revenir, rester humble, se refaire une image et redevenir le super joueur qu’il a été sur et en dehors du terrain.  Celui qui aime le jeu et qui fait partager son plaisir aux fans. Celui que les fans aiment. Sa seconde chance ne viendra pas tout de suite mais elle viendra. A lui de la saisir. Cette fois, c’est lui qui aura le choix des armes.

2 Commentaires sur “Gilbert Arenas – Comme au cinéma”

  1. Fra dit :

    Juste une nuance les West et autres n’étaient pas dans une salle de NBA. Ce pauvre Arenas les accumule quand même : l’histoire avec sa copine et le Shaq (qui m’as bien fait rigoler lorsque je me rappelle les discussions courtoises avec Kobe sur la fidélité lors de sa dernière saison à L.A.), son ancienne histoire d’armes et celle-ci…
    Par contre je trouve ça injuste les décisions de sanction de la NBA en double peine, aka la secte où tout le monde il est beau où tout le monde il est gentil, et tout le monde fait pas de bêtises sinon on lui défonce sa gueule en plus de la loi. Stern est juge et juré à lui tout seul, comme le dress code qui est bizarre pour être poli.
    De toute façon si Arenas veut jouer, il pourra jouer en Europe (Pana ou autres), en Russie ou autres.

Trackbacks/Pingbacks

  1. […] Sur Basket Blog, Alain Mattei revient sur le parcours de Gilbert Arenas : “Comme au cinéma” […]

Laisser un commentaire