Boston Celtics : Pas de panique !

(Long) Papiers.Conf est.Non classé.Polémiques 10 février 2010 | 4 Commentaires

C’est dur les fin de cycle. Surtout quand le cycle en question a été très court. Même si c’était prévu. A la constitution du Big Three il y a deux ans et demi, l’objectif avoué était de gagner. Et vite ! Car Garnett, Allen et Pierce n’étaient déjà plus tout jeunes.

Aujourd’hui, ce qui était prévu arrive. Le trio réalise son âge. KG, 33 ans et 14 saisons NBA, a les genoux qui flanchent. Paul Pierce, 32 ans, traine aussi la patte. Ray Allen, 34 ans, n’a jamais été aussi maladroit derrière la ligne. Tous les trois sont bien loin de leurs moyennes en carrière. En fait, depuis leurs saisons sophomore respectives, leur stats n’ont jamais été aussi faibles.

Au cœur de l’hiver, c’est tout Boston qui doute. Les rumeurs envoient Ray Allen un peu partout. Mais que faire ?

(Mauvaise) Solution 1 : Paniquer
Le pire scénario pour les Celtics c’est celui ou Danny Ainge se met en mode « Joe Dumars novembre 2008 ». A l’époque, les Pistons sont une équipe de haut de tableau à l’est mais leur GM sent qu’il leur manque quelque chose pour atteindre les finales. Il envoi Chauncey Billups à Denver et récupère Allen Iverson avec les conséquences que l’on sait. Dumars voulait il tenter un gros coup pour le titre ou juste lancer la reconstruction avec la fin de contrat à venir d’Iverson ? Ça serait plutot la seconde option. Quoi qu’il est soit les Pistons sont aujourd’hui en ruine.

Si Ainge se débarasse de Ray Allen contre un Kirk Hinrich et deux paquets de chips, il détruit toute chance qu’à son équipe de gagner cette saison, la saison suivante et quelques autres encore.

La panique n’amène rien de bon ! Aucun trade motivé par la panique n’a fait gagner une équipe ces dernières années. Demandez aux Suns qui ont fait venir le Shaq quand ils ont vu que les Lakers faisaient venir Gasol.

Si Boston doit faire un trade, il faut le faire bien. Il faut du lourd sinon rien ! Il y a quelques jours, un échange Ray Allen / Monta Ellis était dans l’air. En tout cas il était dans la presse. Si ce trade a vraiment été proposé, Ainge devait l’accepter. Ellis est jeune et talentueux. En plus d’apporter du punch offensif dès cette saison, il représenterais une solution à long terme et la possibilité d’un backcourt explosif avec Rajon Rondo.

Si ce n’est pas pour un joueur de ce calibre – et il n’y en a pas d’autres disponibles – les Celtics n’ont pas d’intérêt à se séparer d’Allen. Au passage, le trade Glenn Davis / DJ Augustin évoqué depuis hier n’est pas une bonne idée non plus. Les grands de Boston sont vieillissants, ca n’est pas le moment de se débarrasser des jeunes doublures.

(Bonne) Solution 2 : Ne pas paniquer
Il reste 33 matchs avant les playoffs. Deux mois et quatre jours. Ça fait beaucoup de temps pour reposer les vétérans et soigner les petits bobos. Vu la faiblesse de l’Est, quoi qu’il arrive, Boston jouera les playoffs. Alors autant s’économiser. Les anciens le savent, avantage du terrain ou pas, c’est à partir de mi-avril qu’on joue les matchs qui comptent. Les Celtics sont dans la tourmente maintenant mais ils savent quand même comment gagner.

Si le Big Three est en bonne santé, les Celtics sont largement en mesure de se faufiler jusqu’aux finales. L’expérience, ca n’a pas de prix au mois de mai. C’est d’abord pour ça que Boston doit laisser une dernière chance à son trio magique. C’est même un quatuor puisque Rajon Rondo est maintenant plus efficace que ses ainés.

La chance des Celtics c’est aussi qu’ils ne jouent pas à l’Ouest. La conférence Est reste très faible. Cleveland n’a encore rien prouvé en playoffs, le Magic reste irrégulier et Vince Carter n’a jamais été une solution magique en playoffs. La saison passée, Orlando avait eu besoin de sept matchs pour se débarrasser des Celtics privés de Garnett. Seuls les Hawks posent un vrai souci aux hommes verts. Mais c’était déjà le cas il y a deux ans alors que Boston était au top.

Si – et c’est un gros si – les Celtics arrivent à aborder les playoffs sur leurs deux jambes et avec un peu d’énergie en réserve ils ont encore les armes pour aller jusqu’en finale. L’atout « personne n’a voulu croire en nous » et « nous sous-estimez jamais le cœur d’un champion » peut aussi jouer à plein. Avec le coeur, lancé dans une dernière mission, le trio de vétéran peut aller chercher un titre. Celui de la conférence d’abord. Celui des finales ensuite s’ils arrivent à bousculer physiquement les Lakers comme ils l’ont fait il y a deux ans.

Après la saison il sera temps de faire le bilan du cycle Big Three et de prendre les mesures qui s’imposent. Pas avant. Il faut laisser aux vieux lions une dernière chance. Ils la méritent. En l’état actuel des choses, c’est de toute façon la seule chose à faire si Boston veut rêver, au moins un peu, du titre cette saison.

4 Commentaires sur “Boston Celtics : Pas de panique !”

  1. Tinmar dit :

    Je suis d’accord avec toi : idéalement, il faut laisser à ces trois-là une dernière chance. Mais voila, Danny Ainge a un choix à faire : soit il laisse faire les choses et arrivera ce qui arrivera (avec possibilité de blessures et élimination prématurée en PO), soit il tente un trade en profitant du fait que Ray Allen possède un superbe contrat qui finit en juin prochain.

    Je me mets à sa place, c’est chaud, très chaud : loyal il doit être avec des monstres tels que Allen/Pierce/Garnett, mais voila, il doit penser au futur de sa franchise. Rondo en fait partie, Allen un peu moins… La solution Monta Ellis est complexe : Ellis est un bouffeur de ballon, Rondo aussi l’aime sa petite balle… En plus, je ne suis pas sûr que Garnett et Pierce supporte le comportement quelque peu chevaleresque de Ellis.
    Maintenant, si on cherche d’autres solutions, c’est sûr qu’il n’y en a pas énormément non plus : la solution Hinrich me parait plutôt bonne surtout si l’on rajoute Salmons et Thomas dans la balance ; un package Kevin Martin/Kenny Thomas peut aussi faire plaisir, le premier étant un scoreur hors norme, ce qui contre-balancerait bien avec le jeu de Rajon Rondo ; enfin, on peut aussi penser à Rip Hamilton (encore 3 années de contrat, aaargh), dont le jeu sans ballon ravirait Doc Rivers, mais dans ce cas précis il faudrait trouver une troisième équipe pour faire le deal…

    Bref, personnellement, je ne crois plus en Boston : pour moi, seule la solution d’un trade censé peut les aider à atteindre les NBA Finals… Le Big Three je pense, ne peut plus rivaliser face à un Dwight Howard surpuissant, à des Hawks discipliné, ou pire, à un LeBron James déchainé !

  2. Phla0 dit :

    Boston ne sera pas champion cette année et l’équipe est vieillissante. Il faut donc faire des trades tant que les joueurs ont une valeur. Remplacer Allen est donc une priorité. Ellis ou Martin des Kings sont sans doute des bons coups à jouer
    Glen Davis ne sera à mon sens jamais un pivot dominant mais il peut intéresser des équipes en second pivot. Clair que Charlotte peut etre intéressé surtout avec les soucis de santé de Chandler. Mais récupérer un Augustin totalement absent cette année est un pari très risqué à mon gout.
    Mais il faut faire vite : si les trades sont manqués, la franchise plongera pour de longues années……

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