Basket Blog

L'actu NBA vue autrement

Revue de presse de l’été (part 2)

juillet12

Les Finals, c’est toujours l’occasion pour les magazines de la presse basket de nous offrir quelques numéros collectors qui resteront dans nos tiroirs ou sur nos murs avant des relectures nostalgiques dans quelques années. Le récent sacre des Lakers ne fait pas exception et les kiosques se remplissent depuis quelques jours d’éditions à ne pas manquer. Avant que certains ne partent en vacances, voici une petite revue de presse des magazines qu’il ne faudra pas oublier d’emmener sur la plage. Deuxième partie aujourd’hui avec BAM et Reverse.

On ne se lasse pas de se replonger dans les dernières Finals. Ça tombe bien, BAM vous propose une vraie immersion dans cette quinzaine exceptionnelle avec ses deux journalistes qui racontent au long d’un excellent « format grand écran » toutes les coulisses de l’évènement. Ambiance dans les deux villes, anecdotes de vestiaires ou de tribune de presse. Tout y est. Même le récit d’un entrainement des Celtics pourtant interdit… à la presse ! Une belle preuve de dévouement du staff de BAM car l’opération n’était pas sans risque. La preuve : « C’est à ce moment-là qu’un agent de la sécurité situé derrière le panneau a remarqué ma présence et, après avoir appelé un employé de la NBA, a pointé son doigt dans ma direction. Trente secondes plus tard, après avoir dévalé les escaliers tel un dératé, je poussais les portes du Garden. » Bien joué !

Du coté de Reverse, après le sommet qu’a constitué le Game 7, on constate : « un sentiment profondément humain a dominé totalement le match 7 : la peur. Les deux équipes étaient au bord de l’abîme. Les Celtics parce que c’était sans doute leur dernière chance de remporter le titre avec ce groupe. Les Lakers parce qu’une seconde défaite en trois ans contre leur ennemi historique aurait largement terni le lustre de leur bague de 2009. » Comme l’indique la Une du magazine, la question de la Dynastie se pose. Une question que Reverse formule de cette manière : « Et si cette finale terriblement difficile était ce qu’il fallait aux Lakers pour bâtir une future dynastie ? » L’article qui suit donne de bonnes raisons d’y croire.

Comme la semaine dernière, Kobe n’est pas oublié lorsqu’il s’agit de tirer le portrait des protagonistes de ces Finals. BAM consacre plusieurs pages à la métamorphose du numéro 24 lors de cette série face aux Celtics, « un homme en plein processus de maturation. » Le MVP des Finals est aussi le sujet de l’édito de Thomas Berjoan avec une fine analyse du mimétisme cultivé par la star des Lakers avec Michael Jordan : « Comme Faust avait vendu son âme au diable, Kobe a-t-il sacrifié sa personnalité sur l’autel de Jordan ? »

Gasol superstar
Mais la vrai star cette semaine dans Reverse et BAM, c’est Pau Gasol. Dans les pages de Reverse, on explique que « Sur ce qu’il a montré depuis son arrivée aux Lakers, et surtout pendant ces playoffs, Gasol peut légitimement être considéré comme le meilleur intérieur au monde. » Dans les pages de BAM, l’Espagnol est au centre des discussions entre les deux experts, George Eddy et Jacques Monclar. « Dans une série comme celle-là, la différence par rapport à 2008 pour les Lakers, c’est l’impact de Gasol. Il a pris 8 kilos de muscles, il défend fort, il attaque avec beaucoup de percussion les Garnett et Perkins, des mecs qui lui faisaient peur avant. Ça a tout changé, en attaque et en défense, » explique Eddy. Une discussion toujours savoureuse et intéressante à lire.

Tous ces papiers et bien d’autres vous permettrons de vous rappeler de ce qui s’est passé en juin. Un mois de juin aussi marqué par la Draft de Kevin Seraphin. Un évènement que BAM permet de vivre dans les coulisses aux cotés du joueur.

En dehors des Finals et de la Draft, il y a encore beaucoup à lire dans ces deux magazines. Du coté des interviews notamment. Chris Paul est dans BAM. Dans Reverse, on retrouve notamment Joakim Noah, Ronny Turiaf et Mickael Gelabale. Ce dernier parle de sa blessure, des Sonics et de la NBA, un ligue ou le nouveau joueur de l’ASVEL ne se ferait pas prier pour évoluer de nouveau : « Si j’ai une opportunité, je n’hésiterai pas. » Gelabale parle aussi de l’équipe de France. Quelques pages plus loin, les championnats du Monde sont justement traités au travers d’un dossier très complet comprenant, parmi d’autres articles, une présentation d’une équipe de France qui « s’apprête à donner le pouvoir à la jeunesse, » un long entretien avec Vincent Collet, des interviews de Nicolas Batum et Antoine Diot et une interview de Jerry Colangelo, le directeur national de Team USA.

Pour le coté Old School, direction Reverse avec un excellent retour en arrière sur la carrière de Penny Hardaway. L’histoire d’une « chute aussi brutale que son ascension avait été marquante. » (On en avait déjà un peu parlé sur Basket Blog.)

Comme d’habitude, Reverse ne se limite pas à la NBA et vous retrouverez notamment dans ce numéro des choses sur les playoffs de Pro A, les pages Hoop Culture, un état des lieux de la LFB et un portrait de Nando De Colo.

Coté bonus, les amateurs de posters se tourneront vers BAM et ses deux affiches de Kobe Bryant. Reverse fait dans le pratique pour l’été avec un cahier plage composé de mots croisés, d’un jeu des 7 erreurs du récit d’Ali Traoré de ses vacances au Japon.

Bonne lecture !

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Finals – Game 5 : Boston éteint encore les Lakers et fait un pas vers le titre

juin14

Rien n’est jamais terminé mais avec leur victoire dans le match 5, les Celtics ont probablement fait un pas décisif vers le titre. Encore une fois, c’est à l’envie que la victoire s’est jouée.

Rajon Rondo est le spécialiste des actions symboliques. En finale de conférence, il était aller chercher une balle perdue entre les jambes de Jason Williams. Cette fois, c’est dans les airs que le meneur des Celtics a fait étalage de toute sa vista lorsqu’à un peu moins de 4 minutes de la fin il est aller réussir une claquette entre deux Lakers sur un tir manqué de Paul Pierce (27 pts à 12/21) pour donner 12 points d’avance à son équipe.

Los Angeles a encore une fois manqué d’agressivité, de détermination, de sang-froid et même de chance. Alors que les Californiens sont revenus à 5 points à une minute de la fin, les C’s dépassent les 24 secondes. Mais les arbitres estiment que le shoot de Ray Allen (12 pts à 5/10) a touché le cercle. La ralenti semble donner tort aux refs. Peu importe, balle aux blancs. Un tournant ? Pas vraiment. Les Lakers ont une chance de se refaire mais laissent échapper le rebond sur le shoot manqué qui suit et Boston obtient un entre-deux. Fisher réussit a battre Garnett sur le saut mais Artest, victime d’une faute sur le fastbreak, manque ses deux lancers. Les Celtics, eux, font le job. Ils réussissent une action exceptionnelle pour remonter le terrain en quelques passes et enfoncer le clou. Même pour faire faute, les Lakers mettent trop de temps. Les nerfs étaient bien plus solides du coté de Boston.

« Encore une fois ce soir ils ont eu tous les points accrochés, » ne pouvait que constater de nouveau Kobe Bryant après le match. « Ils ont joué avec plus de ténacité que nous. »

Kobe seul contre tous
L’histoire se répète. D’un coté, des Celtics unis et collectifs. De l’autre, Kobe Bryant (38 pts à 13/27). Cette fois, le Mamba était en jambe avec un début de troisième quart temps hallucinant ou il a marqué les 19 premiers points de son équipe. C’est fort. Mais si personne d’autre ne marque, ca ne sert pas à grand chose. Ça n’a pas échappé à Doc Rivers :

« J’ai juste essayé de dire aux joueurs que ça n’est que deux points à chaque fois qu’il marque, pas dix. C’est comme si quelqu’un d’autre marquait. Du moment qu’on continue à scorer comme on le fait tout va bien. »

Au talent individuel de Kobe, les C’s ont encore une fois répondu par le collectif, la défense et l’altruisme. Des fondamentaux qui leur ont permis de dominer de bout en bout. A la mi-temps, seuls les pertes de balles et quelques rebonds laissés à l’adversaire avaient empêché des Celtics beaucoup plus adroits (66% contre 33%) de prendre le large, la défense calamiteuse des Lakers laissant aux blancs tir facile après shoot ouvert.

Gasol porté disparu

Les stars des Celtics étaient au rendez-vous. Paul Pierce et Kevin Garnett (18 pts, 10 rbds) en tête. Pas celles des Lakers en dehors de Kobe. Pau Gasol (12 pts à 5/12 et 12 rds) a joué un nouvel acte de la menace fantôme. Limité par un KG aux genoux fragiles, il a même semblé moins bon que Bynum (6 pts, 1 rbd), pourtant, lui, sur un seul genou. Encore une fois, l’Espagnol a disparu dans un match capital.

Odom (8 pts, 8 rbds), Artest (7 pts à 2/9) et Fisher (9 pts à 2/9) n’ont été que moyens au mieux et le banc n’a encore une fois pas été à la hauteur à l’exception de Jordan Farmar qui mériterait peut-être plus de temps de jeu.

Les Lakers sont dos au mur. Pour la première fois de ces playoffs, ils sont menés dans une série. Le Staples Center est loin d’être la salle la plus chaude de la ligue et Boston a les moyens de venir y gagner. Les Celtics ont d’ailleurs peut-être réussit le plus dur dans cette série : gagner deux matchs de suite. C’est ce que les Lakers devront faire s’ils veulent garder leur couronne. Est ce que Kobe  y croit ? Lorsqu’on lui pose la question, il choisit l’ironie :

« Non, je ne suis pas très confiant du tout, » explique-t-il avec un grand sourire.

Confiance ou pas, Kobe et ses coéquipiers devront être plus déterminés que lors des deux derniers matchs s’ils veulent gagner les prochaines rencontres. Sinon, Boston fêtera son prochain titre dans quelques jours.

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Finals – Game 3 : Les Lakers gagnent malgré Kobe

juin9

Ça n’était pas vraiment un beau match. Pas de rythme en attaque, des arbitres toujours trop présents et des occasions manquées de part et d’autre. Au final, c’est le vieux loup Derek Fisher qui a fait la différence.

Kobe Bryant est souvent celui qui permet aux Lakers d’être au dessus du lot. Lors du match 3, c’est lui qui a en partie faillit couter la victoire à son équipe. Tout va bien jusqu’au milieu du second quart temps. Mamba joue juste et les Lakers se sont détachés. Ils comptent 17 points d’avance. Bryant sort quelques minutes. A son retour, il manque un shoot compliqué. Puis un autre. Et encore un. Le scénario se répètera toute la soirée. Comme d’habitude, malgré les échecs, Kobe ne se démonte pas.

Peu importe que Pau Gasol (13 pts, 10 rbds) et Andrew Bynum (9 pts, 10 rbds) aient plus de chance d’être efficaces à l’intérieur, pas grave si Odom (12 pts à 5/5, 5 rbds) est enfin en jambe et, même si Boston défend très bien sur lui, Bryant enchaine les tirs difficiles. Parfois ca rentre et c’est magnifique. La majeure partie du temps c’est une possession gâchée. Bilan de la soirée pour Kobe : 29 points mais à seulement 10/29 et seulement 1 shoot réussi pendant le money time. Surtout, Boston en profite pour refaire son retard et inquiéter sérieusement les violets.

Bryant qui force trop et un jeu intérieur pas assez exploité, Derek Fisher (16pts à 6/12) revêt la cape de héros du match pour Los Angeles.

« Derek a fait du Derek. Il réussit des actions décisives tout le temps. Il n’arrête jamais de m’impressionner, » explique Bryant après le match.

Impressionnant, Fisher l’a été à 54 secondes de la fin lorsque le ballon lui retombe dans les mains après un shoot manqué de Ray Allen et qu’il a remonte tout le terrain pour réussir un lay-up entre trois Celtics en obtenant la faute au passage. Il donne 7 points d’avance aux Lakers, le match est plié. Seul californien consistant dans le money time, Fisher a inscrit 11 points dans le dernier quart-temps.

« Il a gagné le match pour eux, ne peut que constater Doc Rivers. Derek Fisher a été la différence dans ce match. C’est un joueur qui a des tripes, qui s’accroche et il a arraché le match pour eux. Je pense que Kobe était un peu en difficulté et en fait Fisher a pris le match à son compte. »

L’autre grande différence qu’a fait Fisher dans ce match c’est sa défense sur Ray Allen. De « Jordanesque » il y a deux jours, le shooteur des Celtics est devenu « Artestien » cette nuit. 0/13 au shoot, 0/8 à 3 points. Aie !

Garnett ressuscité

A chaque match, un membre du Big Three défie les lois du vieillissement de manière plus spectaculaire qu’une actrice remplie de botox. Cette fois, c’est Kevin Garnett (25 pts à 11/16, 6 rbds) qui a pris la machine a remonter le temps. Bouillant dès le début du match pour chauffer une salle ultra-bruyante, KG signe un match superbe. Mais il était trop seul. Pierce et Perkins ralentis par les fautes et la pile Rondo branchée sur courant alternatif, Glen Davis a été le seul a vraiment apporter en sortie de banc.

Dans ces conditions, les Lakers auraient pu tuer le match bien plus tôt. Lorsque Kobe joue juste, le potentiel de cette équipe est immense. Lorsqu’ils veut à tout prix être le héros, les choses se compliquent. Lors du match 3, son obstination a faillit couter une victoire capitale aux siens.

Tous les matchs sont important à ce stade de la compétition et la troisième bataille ne fait pas exception. Depuis 1985, lorsque les Finals sont à un match partout, le vainqueur du match 3 remporte toujours la série. Après une rencontre marquée par une combinaison de bonne défense et de mauvaise attaque mais aussi par l’arbitrage toujours approximatif, ce sont donc les Lakers qui ont repris l’avantage au prix d’un effort intense. Fisher était d’ailleurs au bord des larmes lors de son interview d’après match tandis qu’Andrew Bynum a aggravé sa blessure au genou. Une lutte bien résumé par le journaliste américain Bill Simmons au cours de son chat en direct depuis les tribunes : « La qualité de jeu est pauvre mais putain de merde que les deux équipes jouent à fond. » (En VO : The quality of play is poor but holy crap are both teams playing hard…)

N’en déplaise à Paul Pierce, maintenant que les Lakers mènent 2 matchs à 1, cette série pourrait donc bien retourner à Los Angeles.

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Finals – Game 2 : Rondo vole la vedette à Kobe

juin7

Paul Pierce ? Perdu. Kevin Garnett ? Transparent jusqu’aux dernières minutes du match. Ray Allen ? Hallucinant en première mi-temps, cadenassé ensuite. Ce match, c’est Rajon Rondo qui a du aller le chercher. 10 points et quelques actions défensives capitales dans les 6 dernières minutes pour le meneur des Celtics qui confirme, s’il le fallait, qu’il est bien le leader de son équipe.

Si les Celtics ont gagné, c’est qu’ils ont fait les bons choix en fin de match. Pas vraiment le cas des Lakers. Pendant trois quart-temps, Pau Gasol (25pts à 7/10, 8rbds) a éclaboussé le match de son talent. Il n’a pris aucun shoot au cours du dernier quart. Andrew Bynum (21pts à 6/10, 6rbds, 7 contres), lui aussi efficace tout au long de la rencontre, n’a pu tenter sa chance que deux fois pendant le quatrième et n’a eu aucune tentative sur les six dernières minutes.

Au lieu de persister à l’intérieur avec une tactique couronnée de succès lors du premier match et du début du second, Phil Jackson s’en est remis à un Kobe Bryant (21pts à 8/20) handicapé par les fautes. Ça a faillit marcher. Rentré à un peu plus de six minutes de la fin, le Mamba a rentré ses deux premiers shoots, dont un and one, mais il a surtout manqué les trois tirs suivant, permettant à Boston de plier le match. Kobe aurait sûrement voulu être le héros du soir mais le plus sage aurait été de continuer à s’appuyer sur les grands. Au lieu de ca, il a du céder sa cape de super-héros du money time à Rondo. Et Kobe n’aime pas laisser le role de Clutch player à un autre. Son attitude en conférence de presse d’après match disait tout. Visage fermé, la main sous le menton, des réponses écourtées au maximum. Bryant est énervé.

Ce que Kobe n’a pas critiqué en conférence de presse, c’est l’arbitrage. Pourtant, il aurait pu. Tout le monde aurait pu tant certaines décisions étaient au mieux litigieuses, au pire complètement à coté de la plaque. Les hommes en noir ont eu le coup de sifflet (très) facile au cours de ce match : 6 fautes pour Artest, 5 pour Kobe, Bynum, Garnett et Odom, 4 pour Wallace, Davis et Perkins. Dès les premières minutes les sifflets ont raisonné au moindre contact.

Ray Allen « Jordanesque »
Rondo n’a pas tout fait tout seul. Pour que le meneur soit en position de finir le boulot, il a fallu que Ray Allen sorte une première mi-temps de folie. On était même un cran au-dessus de la folie pour atteindre le niveau « Jordanesque » lorsque Allen a rentré son septième tirs primé de suite pour battre le record du numéro 23 pour le plus grand nombre de shoots à 3 points dans un match des Finals.

Tout ca n’a pourtant faillit pas suffire. La première mi-temps s’était déroulé totalement à l’avantage des verts. Et puis, sur la dernière action du second quart, Kobe intercepte une passe de Shelden Williams, shoot à 9 mètres et réduit l’écart à six points. Ray Allen a le regard des mauvais moments. Au retour des vestiaires, les Lakers enfoncent le clou et repassent devant. Les deux équipes sont a égalité à l’entame du dernier quart. La suite, c’est le show Rondo et aussi, encore une fois, la victoire de l’équipe qui en voulait le plus. Sauf que cette fois, l’équipe qui en voulait le plus portait le maillot vert. Plus agressifs et bien présents au rebond, les Celtics ont logiquement arraché le match.

Le grand absent de ce match s’appelle Paul Pierce (10pts à 2/11). Bien limité par Ron Artest, l’ailier des Celtics était tellement perdu qu’il s’est même retrouvé à rentrer sur le terrain après un temps-mort dans le 4e quart-temps avec une serviette sur les épaules. Visiblement, le duel Pierce/Artest était éprouvant pour les deux hommes. Efficace en défense, le Laker était par contre calamiteux offensivement. Au delà du manque de réussite, il a surtout été coupable de très mauvais choix.

L’avantage du terrain n’est plus du coté des Lakers. Il va falloir gagner à Boston pour le récupérer. Le match 3 s’annonce déjà capital pour Los Angeles. Pour Kobe Bryant, ca ne fait pas vraiment de différence. « Le match 1 était le match le plus important. Le match 2 était le match le plus important. C’est juste le match suivant (ndlr : qui est le plus important). »

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Finals – Game 1 : Les Lakers plus costauds

juin4

Los Angeles Lakers – Boston Celtics : 102 – 89

Concentrés. Appliqués. Déterminés. Cette nuit, les Lakers n’ont rien lâché pour leur entrée dans les Finals. De la première à la dernière minute, ils se sont appliqués à exécuter leur plan de jeu à la perfection et à détruire toute chance des Celtics de mettre la main sur ce match.

La différence c’est d’abord faite en défense ou Los Angeles a joué… comme Boston il y a deux ans. A peine quelques secondes après le coup d’envoi, Paul Pierce et Ron Artest s’accrochent. Les deux hommes finissent au sol et la tension monte déjà. Le ton est donné. Mais cette fois, contrairement à 2008, derrière la hargne de Ron-Ron, les plus rugueux seront les joueurs de Los Angeles.

Pas un shoot facile pour les verts, pas une bonne vue, une circulation de balle rendue difficile par des Angelinos quasiment parfaits dans l’exécution défensive. Pierce et Allen ont pu rentrer des tirs mais seulement avec une main adverse sur le nez. Des petits exploits individuels qui suffisent rarement à construire une victoire. Symbole de l’apport d’Artest aux Lakers version 2010, il est le joueur qui a le meilleur +/- du match. +26 pour son équipe lorsqu’il était sur le parquet.

Cette série était annoncée depuis plusieurs jours comme un duel physique. Promesse tenue. Et les Lakers ont su relever le défi. Doc Rivers lui-même le concède :

« Ils ont été largement plus physiques que nous. Ils ont été plus agressifs. Ils nous ont attaqué toute la soirée. Je ne pense pas qu’on l’ai bien géré, » a expliqué le coach des Celtcis après la rencontre.

Les points dans la peinture, les rebonds, l’intensité. Les Lakers ont dominé leurs adversaires dans tous les domaines clés. En axant leur jeu sur l’intérieur, ils ont joué avec l’efficacité attendue d’eux depuis le début de la saison. Gasol (23pts, 14rbs, 3contres) a largement remporté son duel avec Kevin Garnett (16pts, 4rbds, 1contre).

Au delà des stats, c’est surtout la manière qui peut inquiéter les fans de la Nouvelle Angleterre. S’il a rentré des shoots difficiles, KG a aussi parfois semblé très fatigué, court sur la finition à certains moments et presque épuisé au moment de s’assoir lors d’un temps mort au cours de la deuxième mi-temps. A l’inverse, malgré sa blessure, Andrew Bynum est la bonne surprise de ce match. Avec 10 points et 6 rebonds en 28 minutes, il a bien tenu la raquette, surtout en première mi-temps.

Les Lakers ont réussi une très grosse performance lors de ce Game 1. Reste maintenant à conserver cette intensité et cette combativité tout au long de la série. C’est leur nouveau défi. S’il y arrivent, le titre sera dans la poche. Ils ont les clés de ces Finals et Phil Jackson n’a jamais perdu une série de playoffs (47-0 !) après avoir remporté le premier match.

Mais attention, tout ne fonctionnera pas aussi bien à chaque match et surtout les Celtics ne s’avouent jamais vaincus. Aucun relâchement ne sera permis. Surtout pas lors du deuxième match ou il faudra garder l’avantage du terrain avant de partir pour Boston. Sûrement vexés par la défaite de cette nuit, les verts devraient revenir encore plus déterminés dimanche soir sur le parquet du Staple Center. L’intensité pourrait encore monter d’un cran.

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Finals preview : L’heure de la revanche

juin2

Revanche. C’est le mot clé des finales NBA cette saison. Il y a deux ans, les Lakers ont été humiliés sur et en dehors du terrain. Non seulement le match 6 s’est achevé sur un écart de 39 points, mais en plus les Californiens avaient subi un trajet retour mouvementé. Des fans pas très futés des Celtics avaient trouvé bon de secouer et de jeter des pierres sur le bus de leurs malheureux adversaires.

« C’était douloureux, expliquait Pau Gasol à Yahoo! Sport en début de semaine. C’est une sensation que je veux garder à l’esprit à chaque minute ou je suis en train de jouer contre eux. » « Il y a quelques (choisir l’insulte qui convient) à Boston, ajoute Kobe Bryant. Beaucoup de fans faisaient la fête. Ça a un peu dérapé.« 

Kobe en veut aux Celtics pour ce double affront et il joue peut-être actuellement le meilleur basket de sa carrière. Après s’être vengé des Suns, qui les avaient sorti en 2006 et 2007, le numéro 24 et ses Lakers ont-ils les moyens de se venger de Boston ? Sur le papier Oui.

En deux ans, les choses ont changé à Los Angeles. Lors des finales 2008, Vladimir Radmanovic faisait parti du cinq de départ des angelinos. Jeudi soir, c’est Ron Artest qui prendra sa place. Une sacrée différence sur le plan défensif. Autre ajout à l’effectif, Andrew Bynum qui, malgré un genou toujours gênant, devrait apporter un peu d’aide face aux brutes d’en face.

La revanche de Gasol
L’intensité sera la clé de ces finales. Malmené et étiqueté « soft » après sa performance d’il y a deux ans, Pau Gasol aura a cœur de laver l’affront et de montrer qu’en plus d’être un des intérieurs les plus doués du monde il est aussi un guerrier capable de répondre présent dans les moments chauds. Un vrai challenge pour lui et qui risque d’être décisif dans le sort de cette série. Avec Gasol, ce sont tous les intérieurs des Lakers qui devront répondre au challenge physique imposé par les Celtics.

L’autre grand duel de cette série aura lieu à l’aile. Paul Pierce, MVP des Finals 2008, devra cette fois composer avec Ron Artest. Une toute autre paire de manches. La défense, comme d’habitude, sera un des ingrédients du succès. A Boston, c’est une constante. A Los Angeles, c’est une variable. A Phil Jackson de faire en sorte que ses hommes resserrent les boulons au moins aux bons moments. Si c’est le cas, tous les espoirs sont permis.

Se venger des mauvaises langues et du mauvais sort
Qu’est ce qui sépare les Lakers du titre ? Seulement les Celtics. Mais c’est déjà beaucoup. Le cinq de départ des verts et blancs est le même que celui qui a remporté le trophée il y a deux saisons. Depuis, si Garnett a légèrement ralenti, Rajon Rondo a progressé de manière foudroyante et il devrait poser une foule de problèmes aux faibles meneurs adverses. Autre souci pour Kobe & co, la défense pot de colle de Boston. Une force capable de neutraliser n’importe quelle attaque et qu’il faudra manœuvrer avec précision. Atout supplémentaire dans la manche de Doc’ Rivers, un banc plus fournit que celui de son homologue, notamment à l’intérieur.

Enfin, si les Lakers auront l’esprit de revanche, les Celtics ont déjà prouvé tout au long de ces playoffs qu’ils ont la mentalité qui fait les grandes équipes, celles qui gagnent des titres contre vents et marée. Les verts se vengent depuis plusieurs semaines de tout ceux qui les avaient donné pour morts au début des playoffs. Les Celtics se vengent aussi du sort qui les a privé de Kevin Garnett et d’une chance de garder leur titre l’an passé.

Ces Finals s’annoncent sous les meilleurs auspices, peut-être même la meilleure opposition de fin de saison depuis bien longtemps. Deux équipes en quête de revanche. Deux équipes portées par une rivalité intense. Surtout, deux équipes très proches. Le spectacle et les moments forts devraient se succéder. S’il y a des shoots clutch à prendre, Kobe, Pierce, Fisher et Allen seront là. Une finale qui pourrait rentrer dans la légende.

Pronostic : Lakers en 6 (ou 7) matchs.

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Pourquoi LeBron James n’est pas le nouveau Michael Jordan

mai17

La NBA et ceux que ca amuse peuvent continuer à chercher le nouveau Jordan. LeBron James n’est pas celui-là. Avec la déroute de son équipe face aux Celtics, l’ailier de Cleveland a montré qu’une chose le sépare encore du meilleur joueur de l’histoire et des autres grands du jeu : le mental.

Alors que son équipe sombrait, James semblait apathique, presque assommé. Le talent est là mais il manque encore chez LeBron la hargne, l’envie incontrôlable, presque maniaque, de gagner. Contre Boston, il n’y avait pas dans ses yeux cette volonté d’écraser les obstacles, cette haine viscérale de la défaite. L’instinct de tueur qui a porté Jordan, Bird et quelques autres au sommet. De son arrivée en NBA à son introduction au Hall of Fame, Jordan était habité par le volonté de prouver à tout le monde qu’il était le meilleur. Des autres joueurs jusqu’au au coach qui l’avait snobé au lycée. Cette première vexation étant probablement le déclencheur de cette détermination constante qui l’a ensuite habité.

LeBron n’a jamais été vexé. Admiré dès son adolescence, désigné Roi à son arrivée en NBA, héros dans son Ohio natal, jamais froissé par un coach d’envergure. James a la vie facile. Grâce à son incroyable talent, tout lui est permis. Après tout, il est le King. Danser au bord du terrain, faire le show en saison régulière, pour le moment, il sait faire. Mais en playoffs, là ou les hommes déterminés valent plus que les jeunes talentueux, James se situe toujours dans la seconde catégorie. Il doit encore grandir. Lorsqu’il parle, ca n’est pas un tueur qu’on entend, mais plutôt un enfant gâté par la nature et par les autres. Un peu trop arrogant.

« Moi ? Personnellement ? Non, je ne suis pas déçu. Je ne suis jamais déçu par mon jeu, expliquait-il après une piètre performance lors du match 5. Je sens que je pourrais faire plus mais je ne suis pas déçu du tout. »

Choquant ! 15 points à 3/14, et le MVP de la ligue n’est pas déçu ? On est loin du dégout et du dépit dans la voix de certains grands après une défaite. L’arrogance passe quand elle est accompagnée de succès. LeBron n’a rien gagné. Le Basket est un sport collectif, les titres de MVP ne sont que des honneurs, pas un accomplissement.

Régulièrement, LeBron rappelle qu’il est « un compétiteur. » « Je suis un gagnant, » « gagner est la seule chose que je veux… » répète-t-il à l’envie. Une manie qui tourne presque au tic de langage. Pourquoi ce besoin de le répéter si souvent ? Le King cherche-il à convaincre les autres ? A se convaincre lui-même ? MJ ou, plus près de nous, Kobe n’ont jamais eu autant besoin de le dire aux autres. Sûrement parce que les vrais compétiteurs n’ont pas besoin de le dire. Leur jeu parle pour eux.

Rien n’est perdu pour LeBron.  D’abord, quoi qu’il arrive, il n’est pas seul dans cet échec et il aura besoin de plus de coéquipiers de talent pour l’aider s’il veut gagner un titre. Ensuite, si l’instinct de la gagne est souvent dans les gênes, il peut aussi murir au fil des affronts. Après des années d’échecs à Minnesota, Kevin Garnett est ainsi passé du stade « talentueux et déterminé » à celui de « mort de faim borderline psychopate » lors de son arrivée à Boston. James vient justement de prendre une grosse claque. En conférence de presse, après l’élimination, il expliquait :

« Je suppose que vous devez vivre beaucoup de cauchemards avant de réaliser votre rêve. »

Un début de réalisation ? Ou une nouvelle preuve que LBJ pense que le titre lui est dût et qu’il va bien finir par lui tomber dans la main ? En tout cas, il ne tient plus qu’à LeBron de comprendre que s’il veut atteindre son rêve, il doit en faire une mission. Une obsession. Et surtout, qu’il ne doit pas s’endormir sur sa couronne.

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Playoffs preview – 1er tour – Conférence Est

avril18

Enfin ! On y est ! Les playoffs ont commencé hier soir ! Maintenant, tous les matchs comptent. Un petit coup d’œil sur les séries du premier tour s’impose. Et d’abord, la conférence Est.

Cleveland Cavaliers (1) – Chicago Bulls (8)
« On va essayer de surprendre le monde. »
Voilà ce que Joakim Noah expliquait avant la série. Vu la démonstration des Cavs hier, la tache s’annonce compliquée. Cleveland a tout simplement beaucoup trop d’armes pour les Bulls. James est le meilleur joueur du monde, personne ne peut le tenir, Shaq revient frais, Jamison est toujours bon, Maurice Williams peut marquer… Le problème des Bulls c’est aussi ça. Leur attaque n’est pas vraiment un modèle d’efficacité. Derrick Rose est seul de ce coté là. Grâce à leurs qualités de cœur, les joueurs de la Windy City réussiront peut être à arracher un ou deux matchs.
Pronostic : Cleveland en 5 matchs

Orlando Magic (2) – Charlotte Bobcats (7)
Un challenge pas forcément facile pour le Magic qui doit faire face à la meilleure défense de la ligue. L’enjeu pour Charlotte (et pour tous les suivants) sera de contenir Dwight Howard. Tyson Chandler, Theo Ratliff et Nazr Mohammed vont avoir la lourde tache de tenter de ralentir D12. Ensuite, il faudra contenir l’armée de shooteurs du Magic. Ca fait beaucoup de choses à faire. Beaucoup trop.
Pronostic : Orlando en 5 matchs

Atlanta Hawks (3) – Milwaukee Bucks (6)
Avec Andrew Bogut sur le terrain, on ne parlait pas de la même série. Sans leur pivot, les Bucks se retrouvent largement diminué et ne semblent pas pouvoir rivaliser. Comme hier, Brandon Jennings sera sympa à voir jouer mais ni lui (pour le moment) ni John Salmons ne peuvent faire gagner cette équipe seuls. Atlanta n’a peut être pas l’effectif pour aller au bout, mais ce groupe est assez complet pour passer facilement ce premier tour et aller embêter le Magic au tour suivant.
Pronostic : Atlanta en 4 matchs

Boston Celtics (4) – Miami Heat (5)
Chaud, chaud, chaud ! Un beau duel défensif en perspective. S’ils n’ont plus le niveau d’il y a deux ans, les Celtics sont toujours énervés et ils l’ont montré hier. Ca pourrait d’ailleurs couter un match de suspension à Kevin Garnett. Mais même sans le Big Ticket, Boston peut battre le Heat. Les verts n’iront pas chercher le titre mais ils ont encore de quoi venir à bout d’une équipe bien trop dépendante de Dwyane Wade. Le match d’hier l’a prouvé, pour que le Heat gagne, il faut que Wade soit exceptionnel. Dès que Flash a connu une baisse de régime, les Celtics sont repassés devant. Plus concentrés qu’en saison régulière et surtout bien mieux armé, Boston a l’avantage.
Pronostic : Boston en 6 matchs

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Toucher c’est gagner

février26

Ça serait donc ça le secret ? Les High five, les hugs et les chest bump ? En même temps ca n’est pas une surprise. Pour gagner, il vaut mieux encourager ses coéquipiers. Toucher souvent ses collègues et leur taper dans la main en signe de confiance augmenterais donc les chances de succès. C’est en tout cas ce que semble confirmer une étude relayée il y a quelques jours par le New York Times.

Cette étude a été menée par des chercheurs de la fac de Berkley. Au début de la saison dernière, il se sont rendus dans chaque salle NBA pour analyser les gestes des joueurs. Voilà ce qu’en rapporte le Times :

(Ndlr : Le scientifique) Michael W. Kraus et ses co-auteurs, Cassy Huang et le Dr. Keltner, rapportent qu’à quelques exceptions près, les bonnes équipes ont tendance à être celles ou on se touche plus souvent que les mauvaises. Les équipes les plus liées par le toucher sont les Boston Celtics et les Los Angeles Lakers, actuellement deux des meilleures de l’équipe; en bas on retrouve les médiocres Sacramento Kings et Charlotte Bobcats.

La même chose est vraie, plus ou moins, pour les joueurs. Le joueur qui touche le plus les autres est Kevin Garnett, le big man vedette des Celtics, suivit par l’ailier star Chris Bosh des Toronto Raptors et Carlos Boozer du Jazz d’Utah. « En l’espace de 600 millisecondes après avoir tiré un lancer franc, Garnett a tendu la main et touché quatre gars, » explique le Dr. Keltner.

Pour corriger la possibilité que les meilleures équipes se touchent plus souvent simplement parce qu’ils gagnent, les chercheurs on noté les performances non pas en se basant sur les points ou les victoires mais sur une mesure sophistiqué de l’efficacité avec laquelle les joueurs et l’équipe gèrent le ballon – leur ratio passes décisives contre balles perdues par exemple. Et même après que les très hautes attentes qui entourent les équipes les plus talentueuses soient prises en compte, la corrélation persiste. Les joueurs qui entrent en contact avec leurs coéquipiers de la manière la plus régulière et le plus longtemps avaient tendance à avoir les meilleures notes dans les mesures de performances et les équipes avec ces joueurs semblaient tirer le meilleur de leur talent. »

Alors pourquoi le touché rendrait il meilleur ? Retour au papier du Times.

Un touché chaud semble entrainer la libération d’Oxytocin, une hormone qui aide à créer une sensation de confiance, et réduit les niveaux de l’hormone de stress appelée Cortisol.

Dans le cerveau, les aires pré-frontales, qui aident à réguler les émotions, peuvent se relaxer, ce qui leur permet d’être libre pour une autre de leurs taches principales : résoudre les problèmes. Dans les faits, le corps interprète un touché de soutient comme « Je vais partager la tâche avec toi. »

Encourager ses coéquipiers plus souvent pour gagner. Logique. Au cours de l’histoire de la ligue, Kobe Bryant et quelques autres ont été obligés de le comprendre pour finir par soulever le trophée.

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La NBA tombe sous le charme de la Kinesio Tape

décembre16

Sur le genou de Kevin Garnett, sur les épaules de Nicolas Batum ou Hasheem Thabeet, sur des tennisman ou des volleyeurs. Depuis quelques mois, vous n’avez pas pu manquer ces bandes de couleurs qu’arborent de plus en plus de sportifs de haut niveau gênés par une blessure. Cette bande s’appelle la Kinesio Tape.

La Kinesio Tape existe depuis 35 ans mais c’est en 2008, lors des Jeux Olympiques de Pekin, que le grand public la découvre vraiment et que son utilisation commence à se généraliser. Kinesio USA a largement contribué à ce boom en mettant 50 000 rouleaux dans les valises de la délégation américaine. La volleyeuse Kerry Walsh est une des premières à arborer le fameux bandage et a l’époque tout le monde se demande de quoi il s’agit. Aujourd’hui, les sportifs blessés rafolent de ces petites bandes.

En NBA, les Celtics sont des grands adeptes de ce produit. Kevin Garnett, J.R Giddens et même le coach Doc Rivers. Leur point commun, c’est aussi qu’ils ne savent pas vraiment comment ça marche mais ils sont fan.

« Je ne sais pas du tout comment ca fonctionne mais ca me soulage, explique Rivers. Ça n’est pas qu’un bandage, ils le mettent sur certains muscles… Je ne sais pas du tout comment ca marche. Peut être que c’est mental. Je pense que beaucoup d’équipes l’utilisent et ca a été bon. Je sais que Kevin l’adore. »

Présentée sous forme de rouleaux qui peuvent faire penser à l’élastoplast, la Kinesio tape se démarque par ses capacités élastiques. Comment ca marche ? Explication officielle de Kinesio France :

Le strapping classique crée une stabilisation articulaire en limitant les amplitudes mais exerce une pression sur la zone lésionnelle ce qui induit une réduction de la circulation sous cutanée. Le Kinesio Taping®, lui, permet une liberté de mouvement et fonctionne comme une pompe en stimulant la circulation lymphatique. En effet celui-ci va augmenter l’espace interstitiel en soulevant la peau et en créant des circonvolutions à la surface de celle-ci. Le résultat est une diminution de la pression et de l’irritation des mécano-récepteurs sous cutanée.

En clair, la Kinesio tape soutient le muscle sans le comprimer et en lui laissant plus de liberté de mouvement.

Les quatre principaux effets physiologiques sont :

- un effet sur la fonction musculaire : il facilite ou inhibe la contraction musculaire, selon le type d’application;

- la réduction de la douleur par diminution de la pression sur les mécanorécepteurs;

- l’ Amélioration de la circulation sanguine et lymphatique aidant à éliminer l’excès d’œdème et le drainage des hématomes;

- la réadaptation de la fonction articulaire en assistant la physiologie de l’articulation.

Une des spécificité de la Kinesio, c’est donc qu’elle peut s’appliquer de plusieurs manières pour obtenir ces différents effets. Les kinés ou chiropracteurs qui la posent doivent recevoir une formation bien spécifique.

D’un point de vue pratique, la technique de la Kinesio implique un traitement 24 heures sur 24 pendant 4 à 5 jours. En théorie, il n’est donc pas question de ne porter les bandes que lors des matchs ou des entrainements. Pour être tout à fait complet, il faut savoir qu’un rouleau de Kinesio tape coute une quinzaine de dollars.

Si certains parlent d’effet placebo, l’utilisation de plus en plus courante de ce bandage pas comme les autres laisse à penser que ses effets semblent se vérifier. Preuve que les innovations sont partout dans le sport.

Plus d’infos sur la Kinesio tape : Kinesio France, Chiropratique du Sport

Photo via nesn.com

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