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L'actu NBA vue autrement

Revue de presse de l’été (part 2)

juillet12

Les Finals, c’est toujours l’occasion pour les magazines de la presse basket de nous offrir quelques numéros collectors qui resteront dans nos tiroirs ou sur nos murs avant des relectures nostalgiques dans quelques années. Le récent sacre des Lakers ne fait pas exception et les kiosques se remplissent depuis quelques jours d’éditions à ne pas manquer. Avant que certains ne partent en vacances, voici une petite revue de presse des magazines qu’il ne faudra pas oublier d’emmener sur la plage. Deuxième partie aujourd’hui avec BAM et Reverse.

On ne se lasse pas de se replonger dans les dernières Finals. Ça tombe bien, BAM vous propose une vraie immersion dans cette quinzaine exceptionnelle avec ses deux journalistes qui racontent au long d’un excellent « format grand écran » toutes les coulisses de l’évènement. Ambiance dans les deux villes, anecdotes de vestiaires ou de tribune de presse. Tout y est. Même le récit d’un entrainement des Celtics pourtant interdit… à la presse ! Une belle preuve de dévouement du staff de BAM car l’opération n’était pas sans risque. La preuve : « C’est à ce moment-là qu’un agent de la sécurité situé derrière le panneau a remarqué ma présence et, après avoir appelé un employé de la NBA, a pointé son doigt dans ma direction. Trente secondes plus tard, après avoir dévalé les escaliers tel un dératé, je poussais les portes du Garden. » Bien joué !

Du coté de Reverse, après le sommet qu’a constitué le Game 7, on constate : « un sentiment profondément humain a dominé totalement le match 7 : la peur. Les deux équipes étaient au bord de l’abîme. Les Celtics parce que c’était sans doute leur dernière chance de remporter le titre avec ce groupe. Les Lakers parce qu’une seconde défaite en trois ans contre leur ennemi historique aurait largement terni le lustre de leur bague de 2009. » Comme l’indique la Une du magazine, la question de la Dynastie se pose. Une question que Reverse formule de cette manière : « Et si cette finale terriblement difficile était ce qu’il fallait aux Lakers pour bâtir une future dynastie ? » L’article qui suit donne de bonnes raisons d’y croire.

Comme la semaine dernière, Kobe n’est pas oublié lorsqu’il s’agit de tirer le portrait des protagonistes de ces Finals. BAM consacre plusieurs pages à la métamorphose du numéro 24 lors de cette série face aux Celtics, « un homme en plein processus de maturation. » Le MVP des Finals est aussi le sujet de l’édito de Thomas Berjoan avec une fine analyse du mimétisme cultivé par la star des Lakers avec Michael Jordan : « Comme Faust avait vendu son âme au diable, Kobe a-t-il sacrifié sa personnalité sur l’autel de Jordan ? »

Gasol superstar
Mais la vrai star cette semaine dans Reverse et BAM, c’est Pau Gasol. Dans les pages de Reverse, on explique que « Sur ce qu’il a montré depuis son arrivée aux Lakers, et surtout pendant ces playoffs, Gasol peut légitimement être considéré comme le meilleur intérieur au monde. » Dans les pages de BAM, l’Espagnol est au centre des discussions entre les deux experts, George Eddy et Jacques Monclar. « Dans une série comme celle-là, la différence par rapport à 2008 pour les Lakers, c’est l’impact de Gasol. Il a pris 8 kilos de muscles, il défend fort, il attaque avec beaucoup de percussion les Garnett et Perkins, des mecs qui lui faisaient peur avant. Ça a tout changé, en attaque et en défense, » explique Eddy. Une discussion toujours savoureuse et intéressante à lire.

Tous ces papiers et bien d’autres vous permettrons de vous rappeler de ce qui s’est passé en juin. Un mois de juin aussi marqué par la Draft de Kevin Seraphin. Un évènement que BAM permet de vivre dans les coulisses aux cotés du joueur.

En dehors des Finals et de la Draft, il y a encore beaucoup à lire dans ces deux magazines. Du coté des interviews notamment. Chris Paul est dans BAM. Dans Reverse, on retrouve notamment Joakim Noah, Ronny Turiaf et Mickael Gelabale. Ce dernier parle de sa blessure, des Sonics et de la NBA, un ligue ou le nouveau joueur de l’ASVEL ne se ferait pas prier pour évoluer de nouveau : « Si j’ai une opportunité, je n’hésiterai pas. » Gelabale parle aussi de l’équipe de France. Quelques pages plus loin, les championnats du Monde sont justement traités au travers d’un dossier très complet comprenant, parmi d’autres articles, une présentation d’une équipe de France qui « s’apprête à donner le pouvoir à la jeunesse, » un long entretien avec Vincent Collet, des interviews de Nicolas Batum et Antoine Diot et une interview de Jerry Colangelo, le directeur national de Team USA.

Pour le coté Old School, direction Reverse avec un excellent retour en arrière sur la carrière de Penny Hardaway. L’histoire d’une « chute aussi brutale que son ascension avait été marquante. » (On en avait déjà un peu parlé sur Basket Blog.)

Comme d’habitude, Reverse ne se limite pas à la NBA et vous retrouverez notamment dans ce numéro des choses sur les playoffs de Pro A, les pages Hoop Culture, un état des lieux de la LFB et un portrait de Nando De Colo.

Coté bonus, les amateurs de posters se tourneront vers BAM et ses deux affiches de Kobe Bryant. Reverse fait dans le pratique pour l’été avec un cahier plage composé de mots croisés, d’un jeu des 7 erreurs du récit d’Ali Traoré de ses vacances au Japon.

Bonne lecture !

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La NBA tombe sous le charme de la Kinesio Tape

décembre16

Sur le genou de Kevin Garnett, sur les épaules de Nicolas Batum ou Hasheem Thabeet, sur des tennisman ou des volleyeurs. Depuis quelques mois, vous n’avez pas pu manquer ces bandes de couleurs qu’arborent de plus en plus de sportifs de haut niveau gênés par une blessure. Cette bande s’appelle la Kinesio Tape.

La Kinesio Tape existe depuis 35 ans mais c’est en 2008, lors des Jeux Olympiques de Pekin, que le grand public la découvre vraiment et que son utilisation commence à se généraliser. Kinesio USA a largement contribué à ce boom en mettant 50 000 rouleaux dans les valises de la délégation américaine. La volleyeuse Kerry Walsh est une des premières à arborer le fameux bandage et a l’époque tout le monde se demande de quoi il s’agit. Aujourd’hui, les sportifs blessés rafolent de ces petites bandes.

En NBA, les Celtics sont des grands adeptes de ce produit. Kevin Garnett, J.R Giddens et même le coach Doc Rivers. Leur point commun, c’est aussi qu’ils ne savent pas vraiment comment ça marche mais ils sont fan.

« Je ne sais pas du tout comment ca fonctionne mais ca me soulage, explique Rivers. Ça n’est pas qu’un bandage, ils le mettent sur certains muscles… Je ne sais pas du tout comment ca marche. Peut être que c’est mental. Je pense que beaucoup d’équipes l’utilisent et ca a été bon. Je sais que Kevin l’adore. »

Présentée sous forme de rouleaux qui peuvent faire penser à l’élastoplast, la Kinesio tape se démarque par ses capacités élastiques. Comment ca marche ? Explication officielle de Kinesio France :

Le strapping classique crée une stabilisation articulaire en limitant les amplitudes mais exerce une pression sur la zone lésionnelle ce qui induit une réduction de la circulation sous cutanée. Le Kinesio Taping®, lui, permet une liberté de mouvement et fonctionne comme une pompe en stimulant la circulation lymphatique. En effet celui-ci va augmenter l’espace interstitiel en soulevant la peau et en créant des circonvolutions à la surface de celle-ci. Le résultat est une diminution de la pression et de l’irritation des mécano-récepteurs sous cutanée.

En clair, la Kinesio tape soutient le muscle sans le comprimer et en lui laissant plus de liberté de mouvement.

Les quatre principaux effets physiologiques sont :

- un effet sur la fonction musculaire : il facilite ou inhibe la contraction musculaire, selon le type d’application;

- la réduction de la douleur par diminution de la pression sur les mécanorécepteurs;

- l’ Amélioration de la circulation sanguine et lymphatique aidant à éliminer l’excès d’œdème et le drainage des hématomes;

- la réadaptation de la fonction articulaire en assistant la physiologie de l’articulation.

Une des spécificité de la Kinesio, c’est donc qu’elle peut s’appliquer de plusieurs manières pour obtenir ces différents effets. Les kinés ou chiropracteurs qui la posent doivent recevoir une formation bien spécifique.

D’un point de vue pratique, la technique de la Kinesio implique un traitement 24 heures sur 24 pendant 4 à 5 jours. En théorie, il n’est donc pas question de ne porter les bandes que lors des matchs ou des entrainements. Pour être tout à fait complet, il faut savoir qu’un rouleau de Kinesio tape coute une quinzaine de dollars.

Si certains parlent d’effet placebo, l’utilisation de plus en plus courante de ce bandage pas comme les autres laisse à penser que ses effets semblent se vérifier. Preuve que les innovations sont partout dans le sport.

Plus d’infos sur la Kinesio tape : Kinesio France, Chiropratique du Sport

Photo via nesn.com

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Une équipe de France qui en a !

août6

«On a fait un bon match, on a montré qu’on avait des c…». La phrase est de Florent Pietrus et elle résume le match de l’équipe de France hier soir en Italie.

Douze secondes à jouer dans le quatrième quart. La France et l’Italie sont a égalité. Nicolas Batum a le ballon dans les mains. Il dribble. Deux secondes à jouer. Il prend le shoot… airball ! Pourtant, quelques minutes plus tard, alors que les bleus sont menés de quatre points dans la prolongation, l’ailier plante un trois points ultra décisif qui ramène les bleus à un point et surtout les relance vers la victoire.

Retour en arrière. A 39 secondes de la fin du quatrième quart temps. La France est devant et Flo Pietrus a un tir ouvert à trois points pour achever les italiens. Manqué. Avance rapide : il reste 1 minute 28 dans la prolongation. Pietrus rentre le shoot qui fait passer les français devant. Ils ne seront plus rejoints.

Contrairement a ce qu’elle avait montré ces dernières années, hier, la France a eu les nerfs solides. Juste après son tir décisif en prolongation, le visage de Nicolas Batum est imperturbable. Sang froid aussi pour Antoine Diot qui plante quatre lancers francs pour plier le match dans les dernières secondes. Les deux plus jeunes joueurs de la sélection ont apporté l’instinct de tueur qui a manqué aux bleus pendant les dernières campagnes.

Les jeunes à la finition mais les « vieux » en patrons. Boris Diaw et Flo Pietrus ont endossé à merveille le costume de leader. Le premier en se montrant plus agressif qu’à l’habitude en attaque et le second en se montrant très présent des deux cotés du terrain. Tous les deux ont fait le job… et un peu plus.

Au delà du finish haletant, la victoire française est aussi mérité parce que les bleus ont mieux joué que leurs adversaires. Face à un Belinelli esseulé, la France a proposé un vrai collectif.

Le joueur du match c’est Nicolas Batum. 20 points (4/6 à 2pts, 3/5  à 3pts) et 8 rebonds pour le joueur de Portland. La meilleure feuille de stats de la soirée mais surtout une belle prestation défensive et des gros shoots. Sous le cercle ou à la mène après la sortie pour cinq fautes de Jeannau, Batum était partout hier soir. A ce rythme, il devrait très vite devenir un des tauliers de la sélection.

Les bleus ont fait une partie du chemin mais la route est encore longue. Prochain rendez vous sur la route de l’Euro : samedi contre le Finlande. Normalement, avec Tony Parker.

Photo : Lequipe.fr

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