Basket Blog

L'actu NBA vue autrement

Free Agency : Les vainqueurs et les autres

juillet15

La période de transferts la plus attendue de toute l’histoire a livré son verdict. Les stars se sont réunies, des gros contrats ont été signés et beaucoup d’encre a coulé. Après deux semaines de folie, on y voit un peu plus clair. Il est donc temps de tirer un premier bilan de la Free Agency 2010.

Les vainqueurs
Joe Johnson
: 119 millions sur 6 ans ? Pour Joe Johnson ? Pour un joueur qui a tourné à 12,8 points et 29,8% d’adresse lors de la série de playoffs ou son équipe a été éliminée ? Pour un joueur hué par ses fans et qui a ensuite déclaré « On s’en fout de ce que fait le public » ? Joe Johnson a réussi la plus grande arnaque de l’année. Peut-être même de la décennie. Si les GM de la ligue avaient vraiment toute leur tête, le seul espoir pour Johnson de décrocher 119 millions serait de jouer au loto. Et dire qu’il a même hésité pendant quelques jours avant de signer… Le grand vainqueur de cet été sans aucun doute.

Kevin Durant : Pendant que LeBron se mettait à dos les trois-quart des fans de basket en mettant en scène sa décision jusqu’à l’absurde, Durant est apparu comme l’antithèse totale du King. Après avoir signé une prolongation avec le Thunder, il s’est contenté d’un message sur Twitter pour annoncer la nouvelle. Ensuite ? Circulez y’a rien à voir et place au basket. Une attitude qui fait du bien.

Les Lakers : Les favoris, ce sont toujours eux. Le gros de l’effectif était déjà verrouillé, Jackson et Fisher ont rempilé, c’est du tout bon. Mieux, les Lakers se renforcent. Steve Blake est une amélioration par rapport à Jordan Farmar et les Angelinos semblent avoir eu le nez creux avec les deux rookies choisis au second tour puisque Ebanks et Caracter impressionnent ces derniers jours lors des summer league. Cerise sur le gateau, les autres équipes de la conférence Ouest semblent s’être affaiblies plus que renforcées.

Le Heat et ses stars : Il y a une semaine, le Heat n’avait que deux joueurs sous contrat. Aujourd’hui, trois des meilleurs joueurs de la ligue sont à South Beach. L’effectif commence à prendre forme avec les arrivées d’Ilgauskas, Miller et le retour d’Haslem. Ca ne sera pas parfait mais il y aura de quoi se battre pour la suprématie à l’Est. LeBron James a peut-être détruit son image de marque et l’impact potentiel de sa légende mais, au moins, il jouera le titre.

Anthony Morrow : Quand vous quittez les Warriors, vous êtes quasiment toujours un des grands vainqueurs de l’été.

Ils ne s’en sortent pas mal


Les Bulls
: Pas de gros poisson pour Chicago mais un effectif tout de même très bien renforcé. L’équipe de la Windy city a comblé ses besoins en faisant venir Boozer et Korver. J.J Redick pourrait être un bonus très intéressant si Orlando ne s’aligne pas sur l’offre. L’arrivée sur le banc de Tom Thibodeau donne aussi de nouvelles perspectives. Les Bulls seront une équipe complète et intéressante à suivre la saison prochaine. Ils ont de quoi jouer les premiers rôles dans leur conférence.

Les Knicks : Amar’e n’est pas LeBron. Mais c’est déjà un (petit) nouveau départ. Stoudemire va apporter de la vie à cette équipe et avec un peu de chance relancer la dynamique avant un été 2011 qui sera aussi intéressant pour la franchise New-Yorkaise. Dommage que la défense ne soit toujours pas à l’ordre du jour. Les playoffs seront peut-être un objectif atteignable. Quoi qu’il arrive, ca devrait déjà être un peu mieux que la bérésina des saisons précédentes. A moins que les dirigeants Knicks ne prennent l’impensable et stupide décision de rappeler Isiah Thomas. S’ils se montrent assez fous pour faire ca, les Knicks peuvent tout de suite être rétrogradés parmi les grands perdants de cette offseason.

Les Celtics : Il y avait énormément d’inconnues autour des finalistes malheureux. Finalement, personne ne bouge, ou presque. Rivers revient, Pierce et Allen aussi. Nate Robinson ne serait pas loin de faire de même. Rasheed Wallace et Tony Allen seraient finalement les deux seuls à ne pas porter le maillot vert l’an prochain. Cette équipe l’a montré le mois dernier, tout est possible quand on joue ensembles. L’an prochain, elle aura sûrement à coeur de fermer le clapet des stars de Miami.

Les perdants


Les Cavaliers
: Cleveland est évidemment ravagé par le départ de LeBron James. Même si Dan Gilbert annonce que son équipe gagnera un titre avant LeBron, la réalité est plus cruelle. Sans son Roi, l’équipe s’apprête à vivre une saison très difficile et les playoffs ne sont plus au programme. Un nouveau gros coup pour le sport dans cette ville.

Les Raptors : Chris Bosh et Hedo Turkoglu étaient les deux stars de cette équipe. Ils ne sont plus là. Ça ressemble à une équipe en reconstruction.

David Lee : Il y a des décisions qui n’ont pas de sens. Comment, quand on a passé plusieurs années dans l’enfer des Knicks, accepter un sign and trade qui vous envoie dans un autre enfer, celui des Warriors ?

La conférence Ouest : Alors que les Lakers sont sereins, les Suns n’ont plus Stoudemire, les Mavs ne se sont pas vraiment renforcés et les Nuggets non plus. San Antonio se renforce avec l’arrivée de Tiago Splitter mais est ce que cela sera suffisant ? Pas sûr. A Utah on a échangé un Carlos Boozer contre un Al Jefferson. Sur le papier, il y a plus de potentiel. Sur le papier en tout cas. Mais Jefferson manque d’expérience dans les grands rendez vous. Les vrais adversaires des Lakers pour la saison à venir semblent être le Thunder et les Blazers. Les premiers auront ajouté de l’expérience et quelques intérieurs à leur immense talent. Les seconds espèreront se faufiler entre les blessures pour prendre leur place parmi les meilleures équipes de la conférence.

Luke Ridnour : Quand on est un meneur de jeu et qu’on choisit de son plein gré d’aller jouer à Minnesota, on est forcément un des grands perdants de l’été.

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La NBA doit-elle quitter Toronto ?

juillet13

Les fans sont là. La salle est très souvent remplie à raz-bord. Pourtant, les stars ne restent pas à Toronto. D’un point de vue sportif, y-t-il encore un intérêt pour la NBA de garder une équipe au Canada ?

Damon Stoudamire ? Parti après avoir forcé un trade. Vince Carter ? Envoyé voir ailleurs après avoir boudé et fait semblant d’être blessé. Chris Bosh ? Envolé pour le soleil de Miami sans même envisager de rester. Toronto n’a jamais gardé ses meilleurs joueurs.

Souvent, ces joueurs sont parti pour des mauvaises raisons. Pour certains, les Raptors ont deux problèmes : ils sont au Canada et ils n’ont pas une grosse histoire. Ça ne leur donne pas envie de venir. Ou de rester. Gagner un titre sur le sol U.S aurait visiblement plus d’attrait. Après son arrivée à Miami, Bosh expliquait que sa grand-mère était contente car elle pourrait enfin le voir à la télé. Sur Twitter, les fans canadiens lui ont répondu qu’il n’avait qu’à lui payer un League Pass. Non, pour certains américains, Toronto, c’est vraiment un autre monde. Celui qui se trouve au-delà de la frontière.

Dommage parce que les Raptors sont loin d’être une franchise mal gérée. Des joueurs comme David Lee choisissent de signer dans des équipes cent fois plus mal dirigées telles que les Warriors. En plus, les Raptors ont toute une ville derrière eux. Les fans sont présents dans les tribunes du Air Canada Center qui présente la 14e meilleure fréquentation de la ligue. Pour ne rien gâcher, Toronto est une ville agréable tout en étant très grande. Plus grande que Houston, Phoenix ou Dallas.  Toronto serait la 4e ville des Etats-Unis en terme de population. Mais rien ne semble y faire. L’Ontario n’attire pas. Personne ne semble vouloir aider cette équipe à devenir une place qui compte sur la carte de la NBA.

Retour aux Etats-Unis ?
A partir de ce constat, quel intérêt pour la ligue de garder une équipe dans un endroit ou les chances de voir débarquer (ou rester) les meilleurs sont beaucoup plus minces ? L’équilibre est faussé et les Raptors semblent condamnés à la médiocrité. Personne ne veut venir. Si quelqu’un veut venir, il aura peur que personne ne le rejoigne. Si un bon joueur déjà drafté est là, tout le monde hésite à venir l’aider par peur qu’il s’enfuie à la première occasion. C’est un cercle vicieux dont les Raptors ne semblent malheureusement pas pouvoir se sortir.

La solution cruelle pour les fans serait de délocaliser la franchise vers une ville américaine. C’est ce qui est arrivé aux Grizzlies, l’autre franchise canadienne, déménagée de Vancouver à Memphis. Ça n’a pas rendu les Ours meilleurs mais, la, c’est surtout la direction qui est en cause. Rapatrier les Raptors aux Etats-Unis permettrait peut-être de relancer sportivement la franchise mais sonnerait comme un constat d’échec retentissant pour l’expérience canadienne de la NBA. Une des solution les moins douloureuses serait d’aller à Seattle. Au moins cela permettrait de rendre une équipe à une ville qui en a été injustement privée.

La NBA ne songera pas à faire bouger les Raptors tant qu’il y aura de l’argent à se faire sur place. Toronto reste aussi la caution internationale de David Stern. Tant pis pour le principe d’égalité entre les équipes sur lequel est censé fonctionner la ligue. Tant mieux pour les fans. Les milliers de fidèles qui poussent les Raptors malgré tout ne méritent pas de perdre leur équipe. Aucun fan ne mérite de perdre son équipe. Demandez à ceux de Seattle.

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Dan Gilbert garantit que Cleveland gagnera le titre avant James

juillet9

Dans une lettre ouverte publiée sur le site officiel des Cavaliers, Dan Gilbert, le propriétaire de la franchise se montre particulièrement incisif suite au départ de LeBron James, parlant même du « narcissisme » de son ancien joueur. Gilbert va jusqu’à faire la déclaration suivante : »Je garantis personnellement que les Cleveland Cavaliers gagneront un titre NBA avant que l’autre désigné ancien « King » n’en gagne un.« 

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(Vidéo) Des fans des Cavs’ brulent leur maillot de LeBron James

juillet9

Les réactions au départ de LeBron James ne se sont pas faites attendre du coté de Cleveland.

Via Deadspin

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LeBron James ne pense qu’au titre

juillet9

On pourrait dire que LeBron James est un suiveur plus qu’un leader. Après tout, il est celui qui a attendu que toutes les pièces du puzzle se mettent en place avant de prendre sa décision. Mais il faut reconnaitre une chose : James a fait un choix qui se tient du point de vue sportif. Il a fait le choix de tenter d’entrer dans la légende de la meilleure des manières : en gagnant des titres.

Il n’a pas choisit l’argent. Il n’a pas choisit une destination sexy en terme d’histoire du Basket. Il n’a surtout pas laissé ses émotions et son attachement à Cleveland influencer son choix. Il n’a même pas laissé son gigantesque égo le pousser à choisir d’être une star esseulée. Il a juste choisit la destination qui lui donne le plus de chances de porter un maximum de bagues le jour ou sa carrière sera terminée. C’est tout à son honneur.

Il n’y aura peut-être pas le lustre et le brillant d’avoir gagné le titre en relevant un défi comme celui des Knicks ou en ramenant le trophée à Chicago mais avec ce choix, LBJ n’hypothèque pas forcément ses chances d’être un jour considéré comme un des meilleurs joueurs de l’histoire. Si le Heat décroche 5 ou 6 titres, le Big Three composé de James, Wade et Bosh pourra s’élever dans les sphères des grandes équipes des Lakers et des Celtics des années 80 ou, là aussi, les Hall of Famers cohabitaient pour le meilleur.

Un choix trop facile ? Oui et Non. Oui parce que, encore une fois, la légende aurait été plus impressionnante en s’écrivant avec un titre à New-York. Miami est le territoire de Wade et James a du ravaler son égo pour en arriver au choix de le rejoindre et son statut de meilleur joueur la planète en prend un coup. Mais non, ce choix n’est pas forcément le plus facile parce que rien n’assure le titre aux Floridiens (loin de là) et que, de toute façon, tous les grands joueurs ont besoin d’autres grands joueurs pour arriver au sommet. Shaq a eu Kobe. Kobe a eu Gasol, Bynum, Artest et Odom.

Une question d’alchimie
James – Wade – Bosh. L’affiche a de quoi faire rêver. Au moins les fans du Heat. Elle a de quoi faire peur aussi. A toutes les autres équipes. Ce Big Three est encore plus impressionnant que celui monté par les Celtics en 2007 puisque LeBron James est LeBron James et surtout parce que les protagonistes sont beaucoup plus jeunes (25 pour LBJ, 26 CB et 28 D-Wade). Miami sera bien candidat au titre pour les 5 prochaines années. Bien-sûr il va falloir trouver de quoi entourer le trio. Mais les volontaires ne devraient pas manquer. Participer à l’écriture de la légende, ca fait envie.

Prétendants au titre mais pas encore favoris. Les nouveaux rois de South Beach vont d’abord devoir montrer sur le terrain que la sauce peu prendre. C’est ce qu’a du faire Boston à l’arrivée de Garnett et Allen. Les fans du Heat espèrent sûrement le même type de résultat. Reste que la force des C’s est d’avoir crée un vrai esprit d’équipe. Un groupe ou chaque joueur est prêt à tous les sacrifices pour le bien collectif. Une atmosphère qui a permis à des joueurs comme Rondo, considéré comme un maillon faible en 2007, de s’épanouir aux cotés des stars et d’arriver à leur niveau, voir de les dépasser. LeBron et ses nouveaux amis sont plus jeunes et peut-être moins sages que les verts arrivés dans cette situation à la trentaine. La question de l’alchimie sera donc au centre des préoccupations de Pat Riley, qui ne devrait pas manquer de revenir coacher tout ce beau monde.

Petit bonus pour l’intérêt de la ligue, avec ce choix, James fait aussi du Heat l’équipe que tout le monde va adorer détester. Car si sur le fond, la décision du King se défend, la forme laisse à désirer. En venant en direct sur ESPN porter un coup de poignard terrible à sa ville natale de Cleveland, il a mis un point final à trois semaines de tergiversations et de démonstration d’égo qui l’ont rendu détestable pour une bonne partie de la planète basket. Un fan des Cavs’ a déjà brulé le maillot de son ancienne idole en direct. Les déplacements du Heat à Cleveland promettent d’être très chauds.

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Les possibilités de LeBron James

juillet8

Dans moins de 24 heures, on connaitra enfin le nom de la prochaine équipe de LeBron James. Cleveland ? Miami ? New York ? Chicago ? New Jersey ? Petit tour de ce qui est proposé au King.

Cleveland : Le choix du cœur mais pas le meilleur choix sportif. Les Cavs’ ne seront pas meilleurs que la saison passée il sera donc dur de prétendre au titre. Pire, l’équipe semble bloquée question cap pendant au moins une saison supplémentaire. Mais James aura-t-il le cran de quitter son cocon ?

Miami : Wade et Bosh n’attendent que lui. A eux trois, ils formeraient un noyau au potentiel incroyable. Une puissance de feu rarement vue. Reste à savoir si la cohabitation est possible, si ces trois hommes se complètent suffisamment et surtout si le Heat peu les entourer un minimum. Les Bulls de Jordan ont brillé avec le trio Jordan-Pippen-Rodman parce que les trois évoluaient dans des registres complémentaires. Ils brillaient tous à leur manière. N’y a-t-il pas de risques pour les égos de James, Wade et Bosh après qu’ils aient tous été habitués à être les stars et à avoir énormément de ballons dans les mains ?

Chicago : Sportivement, il n’y a pas photo. Rose et Noah sont là. Deng aussi. Avec de la place dans le cap, les Bulls peuvent aussi faire venir Boozer pour renforcer leur secteur intérieur. Tout ca leur permettrait de rivaliser largement avec le Heat du duo Wade/Bosh et même de le dépasser. A Chicago, tous les rêves de titres sont possibles, et maintenant.

New York : Le plus gros et le plus beau challenge. En plus, depuis l’arrivée de Stoudemire, l’idée n’est plus si folle. Un duo James/Stoudemire n’aurait rien a envier à Wade/Bosh et, comme à Miami, tout le reste est à construire. Les Knicks ont peut-être même plus de potentiel en Danilo Galinari et Wilson Chandler.

New Jersey : Une belle option sportivement avec la présence de Brook Lopez, Devin Harris et Derrick Favors. Une belle option financière avec l’implantation à venir à Brooklyn et la présence du très motivé Mikhail Prokhorov. Les forces des Nets pour attirer LeBron reposent surtout sur du potentiel. Rien n’est vraiment assuré. C’est ce qui pourrait faire reculer le joueur.

Conclusion : LeBron semble largement parti pour revenir à Cleveland. Un choix qui aurait le mérite d’être plus motivé par le cœur qu’autre chose. Mais s’il veut réellement gagner beaucoup de titres, le King doit quitter ses bases. Maintenant, c’est l’heure du choix. Dur d’imaginer que James va prendre le temps de venir sur une télé nationale comme ESPN pour annoncer au fans des Cavs’ qu’il quitte le navire. S’il faisait ca, son image pourrait en prendre un sale coup.
De toute façon, quoi qu’il arrive, le petit jeu que lui et son clan ont mené avec les fans et les journalistes depuis des semaines en a déjà énervé plus d’un. Il a aussi perdu des points en affichant une attitude de prince plutôt que celle d’un leader. Au lieu de choisir son équipe le premier et de dire « Suivez moi ! On va faire quelque chose de grand, » comme il aurait pu le faire à New York ou tout le monde se serait battu pour le suivre, il a laissé les autres prendre l’initiative et se placer d’abord pour que lui puisse prendre sa décision en limitant les risques. Pas vraiment le style d’un grand leader plein de confiance.

Vivement le début de la prochaine saison pour que le basket, le vrai, celui qui se joue sur le terrain, fasse oublier ce triste épisode.

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Sur le même sujet, je conseille aux anglophones le superbe article d’Adrian Wojnarowski qui aborde superbement les causes et les conséquences de ce que le journaliste appelle le « championnat du Moi » ou « le Mont Rushmore de l’hybris et du narcissisme basketballistique » auquel participent depuis des semaines LeBron James et ses conseillers. Ca se passe ici : State of LeBron: Live at 9, from his ego.

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Free Agency : Alors ? On se décide ?!

juillet6

Tout ca pour ca ? Depuis des mois (des années !) on nous rabat les oreilles avec la Free Agency 2010. On en parlais même parfois plus que des matchs. Maintenant, au moins, on en est sûr, le plus intéressant ce passe sur le terrain. Quand on voit ce qu’on vit ces derniers jours, on regrette bien les semaines de juin et les matchs somptueux des Finals. Car a quoi a-t-on eu le droit depuis le 1er juillet, date à laquelle le monde du basket était censé être secoué comme jamais ? Des contrats ridicules (cf Johnson, Joe), des négociations, d’autres contrats ridicules (cf Gay, Rudy) et de l’attente. Beaucoup d’attente. Surtout, LeBron James semble bien parti pour ne pas bouger. En tout cas, il n’a vraiment pas l’air d’avoir envie. Du coup, cet été que tout le monde attendait menace d’accoucher d’une souris. De faire pschitt.

Depuis le 1er juillet, les intrigues sont multiples mais la grande question reste de savoir ce que va faire le trio James / Wade / Bosh. Tant qu’aucun de ces trois là ne bouge, tout semble bloqué. Alors on attend. Et comme eux aussi attendent de voir ce que font les deux autres, ca n’en finit pas. Le Heat n’a toujours que deux joueurs sous contrat. Ils sont à peine plus du coté de New-York. Mais on attend les stars. On attend en lisant les rumeurs et les démentis qui se suivent parfois dans l’heure.On est noyé d’informations, on brasse du vent, mais il ne se passe pas grand chose.

Au petit jeu de celui qui clignera de l’œil le premier, il faut féliciter Amar’e Stoudemire qui a justement été le premier à avoir le courage de s’engager quelque part. Espérons qu’il donne des idées à ses camarades.

Argent ou titre ?
Bien-sûr, la décision qu’ils ont à prendre est importante. Elle est presque capitale pour leur carrière. Forcément, il faut la murir correctement. Mais n’ont ils vraiment commencé à murir leur réflexion qu’à partir du 1er juillet ? N’avaient ils pas eu le temps d’y penser depuis leur élimination en playoffs ? Une élimination qui devrait peut-être leur faire remarquer qu’opter pour le statu quo n’est peut-être pas la meilleure des solutions. Et franchement, si la décision n’était que sportive, les choses ne seraient-elles pas plus simples ?

Car il y a la question des dollars. La loyauté est récompensée par 30 millions supplémentaires garantis dès cette signature. Ça aide. Et pour certains, comme Chris Bosh, cela semble essentiel. Pour un non-millionnaire comme vous et moi, ca parait un peu abstrait : franchement, qu’est ce qu’on peut faire avec 120 millions qu’on ne peut pas faire avec 98 millions ? Et là, on se demande pourquoi ils réfléchissent autant et ne se dirigent pas vers le choix le plus logique d’un point de vue sportif. Que vous ayez 120 ou 98 millions en poche, vous avez de quoi faire vivre votre famille sur plusieurs générations, alors autant aller gagner des titres en plus. Il n’y a pas vraiment de mauvais choix entre 120 et 98 millions de dollars. Si certains doivent faire le choix de l’égo ou du titre comme j’en avais parlé il y a quelques jours, d’autres doivent choisir entre l’argent et le titre. Joe Johnson a choisit l’argent. Les autres hésitent encore.

Et on attend. La pression monte. LeBron en profite pour lancer son nouveau site Internet et son compte Twitter. C’est bon pour les visites. La planète NBA est son otage. Lui qui n’a jamais été courtisé par les universités à cause de son passage direct de High School à la NBA savoure enfin d’être désiré. Ça peut se comprendre. Peut-être aussi qu’il a vraiment du mal à choisir. Ça n’est probablement pas facile de prendre une telle décision, c’est évident. Mais LeBron, Wade et les autres seront sûrement soulagés une fois qu’il l’auront prise. Alors ? On se décide ?!

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Revue de presse de l’été (Part 1)

juillet5

Les Finals, c’est toujours l’occasion pour les magazines de la presse basket de nous offrir quelques numéros collectors qui resteront dans nos tiroirs ou sur nos murs avant des relectures nostalgiques dans quelques années. Le récent sacre des Lakers ne fait pas exception et les kiosques se remplissent depuis quelques jours d’éditions à ne pas manquer. Avant que certains ne partent en vacances, voici une petite revue de presse des magazines qu’il ne faudra pas oublier d’emmener sur la plage. Première partie aujourd’hui avec 5 Majeur et Mondial Basket.

Kobe est la star de l’été dans les magazines. Forcément, quand on est MVP d’une finale aussi grandiose et qu’on accroche sa cinquième bague, il y a de quoi faire parler. « LeBron règne en hiver, mais le king du printemps est toujours Kobe, » explique-t-on dans 5 Majeur qui dresse le portrait de la star. Portrait aussi et même constat dans Mondial Basket : « L’arrière des Lakers vieillit, c’est indéniable, mais il reste toujours le joueur le plus clutch du circuit. » L’autre question concernant Kobe après ses finales, c’est sa place dans l’histoire et la comparaison avec Michael Jordan. Pour Fred Lesmayoux dans l’Edito de Mondial Basket, « M.J. peut dormir tranquille. Lui l’incarnation même du basket, a déjà tout inventé, tout connu. Kobe ne peut que s’en approcher, l’imiter au mieux. » Pour 5 Majeur, l’histoire, c’est maintenant qu’elle s’écrit : « Apprécions à sa mesure le privilège de pouvoir assister à chacun de ses exploits. »

Kobe n’a pas gagné seul. Logique donc qu’il ne soit pas le seul à faire noircir les pages. Pau Gasol, Derek Fisher et Phil Jackson ont droit à leur portrait dans 5 Majeur tandis que Mondial Basket s’est penché sur les cas de Rajon Rondo, Glen Davis, Nate Robinson mais également Derek Fisher.

Anecdotes croustillantes, sneakers et championnat du monde
Au cœur du film des Finales proposé par les deux magazines, on retrouve une foule d’anecdotes et d’histoires plus intéressantes les unes que les autres. Dans Mondial Basket, on découvre un drôle de personnage qui « porte une chapka alors qu’il fait 33° a 18 h sur la Côte Ouest… » Il s’agit de Vic Jacobs, un animateur radio un peu déjanté aux costumes originaux qui traine dans les vestiaires des Lakers et y pratique des rites vaudou. Ron Artest explique aussi les parallèles qu’ils voit entre les Lakers version 2010 et les Bulls du dernier threepeat. De son côté, au fil des magnifiques photos de son résumé, 5 Majeur offre notamment un regard très intéressant sur ce qui s’est passé dans la presse US et sur le net après chaque match. Des petites revues de presse accompagnées d’échos et d’anecdotes qui permettent de bien se remettre dans l’ambiance de l’évènement. Les bonnes affaires de David Stern, les promesses de Paul Pierce ou des souvenirs du passé… Tout y est pour se croire à nouveau en juin.

Il n’y a quand même pas que les finales dans ces numéros de juillet. On parle bien-sûr de la Free Agency en cours mais pas seulement. Les amateurs de Sneakers doivent jeter un oeil aux dernières pages de 5 Majeur qui proposent un aperçu des futurs chaussures de LeBron James, Kobe Bryant et Carmelo Anthony. Du coté de Mondial Basket, on se tourne aussi vers le championnat du Monde avec une présentation de ce qui attend les français en août pour leur match de préparation à New-York et une excellente interview de Kevin Durant qui permet une nouvelle fois de réaliser à quel point ce joueur à la tête sur les épaules.

Enfin, pour les amateurs de posters, Mondial Basket propose la photo de famille des Lakers sur le podium d’un côté et Kobe Bryant avec ses trophées de l’autre. 5 Majeur propose pas moins de 4 posters : Kobe et Pau réunis avec leurs trophées, Paul Pierce en pleine action face à KB, l’équipe des Boston Celtics sur un très joli fond stylisé et enfin la magnifique couv’ de ce numéro.

En clair, deux magazines à lire, à relire et à conserver au chaud pour garder en mémoire ces Finals exceptionnelles. Bonne lecture ! Rendez vous dans quelques jours pour la deuxième partie de la revue de presse.

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Mikhail Prokhorov est cool et nargue déjà les Knicks

juillet1

Il pourrait être un personnage de série télé. Grand, drôle et mystérieux à la fois, Mikhail Prokhorov sera le premier propriétaire à tenter sa chance avec LeBron James. Accompagné de Jay-Z, le géant Russe va tenter de convaincre le King qu’il peut étendre son royaume au-delà des frontières nord-américaines.

Mais qui est Mikhail Prokhorov ? La réponse la plus simple serait de dire qu’il est une sorte de Mark Cuban en costume avec un accent Russe charmant et une fortune à la provenance un tout petit peu plus suspecte. Suffisamment en tout cas pour que la ligue enquête un peu avant de l’autoriser à prendre le contrôle des Nets. Le nouveau propriétaire de la franchise du New Jersey est en tout cas une bouffée d’air frais pour la ligue.

Depuis sa prise de fonction, Prokhorov a charmé les médias et les fans. La première phrase qu’il a prononcé lors de sa conférence de presse de présentation : « Pour moi c’est un grand plaisir. Je suis le propriétaire de l’équipe qui a le meilleur bilan de la NBA. » Rires dans la salle. Tout ca n’était que le début d’un festival de bons mots et de petites blagues.

Son accent, son passé, son amour de la fête et son franc parler font du boss des Nets un vrai personnage médiatique. Un grand gentil qui semble aussi pouvoir être très dur en matière de business. Le genre de personnage qu’on retrouverait dans une série télé ou un film. Un héros dont la sympathie oblige le téléspectateur à tomber sous le charme et à oublier sa face un peu plus cachée. Parce que, oui, il à l’air sympa Mikhail Prokhorov ! L’homme qui, selon lui, « ne perd jamais son calme. » En plus, il aime vraiment le basket, ce qui ne semble pas toujours être le cas des autres proprios. Et comme il sait utiliser les médias, le résultat est souvent détonnant.

Dans l’émission 60 minutes, le milliardaire avait montré des armes et la maquette d’un yacht dont il admettait ne pas savoir ou il se trouvait et qu’il n’utilise de toute façon que peu car il a… le mal de mer. Mieux, il avouait ne pas utiliser d’ordinateur ou de téléphone portable. Plutôt original pour un milliardaire au 21e siècle.

Un optimisme à toute épreuve
Lors de la loterie de la Draft, son enthousiasme avait quelque peu été atteint par le mauvais tirage qui a donné le 3e choix à son équipe. Mais pas très longtemps : »Il y a quelques années, un joueur avait été drafté troisième et c’était plutôt bien débrouillé dans sa carrière. Son nom : Michael Jordan.« 

L’optimisme de Prokhorov semble être à toute épreuve. Son ambition est de faire des Nets une équipe à la portée internationale. Et d’abord, il veut « transformer les fans des Knicks en fans des Nets. » C’est l’objet de son dernier coup d’éclat. Depuis hier, les Nets ont fait repeindre un mur proche du Madison Square Garden pour y faire figurer leur nouveau propriétaire et Jay-Z accompagnés du slogan « Le plan pour la grandeur.« 

Grâce à ses petites phrases et à sa détermination affichée, Mikhail Prokhorov a déjà redonné vie aux Nets. Il a charmé le public et les médias. Pourquoi pas LeBron James ? Si le milliardaire réussit à attirer un ou plusieurs gros poisson, il pourra continuer à surfer sur les ondes positives qu’il génère depuis son arrivée dans la ligue. Sinon, il ne paniquera pas et continuera de reconstruire sa franchise. Car Mikhail Prokhorov « ne perd jamais son calme.« 

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Les grandes questions de la Free Agency

juin30

Encore quelques heures et le feuilleton tant attendu de la Free Agency 2010 sera lancé. Qui va ou ? Comme expliqué hier, pour le moment, on ne sait rien. Alors que va-t-il falloir surveiller ? Voici quelques clés.

Chris Bosh le facteur X
Difficile de savoir ce que veut Chris Bosh. La seule chose qui est sûre, c’est qu’il est peut-être dans la meilleure situation de tous les agents libres. Il peut choisir de rejoindre Wade à Miami, James à Chicago ou tenter sa chance tout seul à New York. A chaque fois, il peut toucher le maximum. Même s’il ne veut pas être considéré comme un lieutenant, Bosh pourrait être celui qui, s’il décide de venir compléter une équipe déjà solide et de suivre une des deux superstar, ajoutera la touche finale à la construction d’un prétendant au titre. Si LeBron sera le premier domino de cette Free Agency, la décision de Bosh aura aussi beaucoup d’influence puisqu’il est considéré comme le premier choix en terme d’intérieur et que l’équipe qu’il choisira sera une destination potentielle de moins pour Stoudemire, Boozer ou Nowitzki.

A quoi joue Paul Pierce ?
21 513 521 dollars. C’est la somme sur laquelle a fait une croix Paul Pierce et refusant l’option sur sa dernière année de contrat avec les Celtics. A bientôt 33 ans, personne ne lui redonnera autant d’argent. Deux explications possibles : soit Pierce veut re-signer à Boston pour moins d’argent et permettre à son équipe de faire venir de meilleurs joueurs de complément, soit il sent le vent tourner et veut ouvrir ses options à un éventuel départ vers un autre prétendant. Ça serait vraiment triste pour les Celtics qu’il s’agisse de la deuxième option.

Et Nowitzki ?
Tout le monde semble persuadé que le retour du MVP 2004 à Dallas n’est qu’une formalité. C’est peut-être vrai. Mais si Nowitzki a choisit de tester le marché, c’est qu’il y a quand même une petite chance de le voir quitter le Texas. Et si on parle beaucoup de Bosh, Stoudemire, Johnson et Boozer, c’est pourtant l’ailier Allemand qui pourrait être le meilleur second pour James ou Wade. Surtout si Dirk et LeBron choisissaient de prendre le chemin de Chicago pour joindre leurs forces à celles de Rose et Noah. Une perspective que le journaliste d’ESPN Bill Simmons appelle « son scénario de rêve. » L’attaque de Nowitzki alliée à la défense de Noah, c’est une sacrée raquette. Avec Rose et James en créateurs/finisseurs ? En effet, il y a de quoi rêver.

Contrat maximum ou pas ?

Amar’e Stoudemire, Joe Johnson et peut-être même Carlos Boozer sont annoncés comme des « max players » depuis plusieurs semaines. Méritent-ils vraiment de faire sauter la banque ? Non. Pas une seconde. Stoud ne défend pas et ses genoux sont déjà passés deux fois sur la table d’opération. Boozer ne défend pas beaucoup plus et Joe Johnson a montré à Atlanta qu’il n’est pas le joueur qui mène une équipe à la victoire. Car dans un monde parfait, un joueur qui décroche un contrat maximum c’est justement un joueur qui peut être le leader d’un prétendant au titre. Mais la bonne nouvelle pour Stoudemire, Johnson et Boozer c’est que depuis que Rashard Lewis a touché le pactole il y a 3 ans, tout le monde semble pouvoir décrocher le max. Surtout, leur autre grande chance, c’est qu’énormément d’équipes ont énormément d’argent à dépenser et il n’y a qu’un seul LeBron. Ils n’auront plus qu’a se baisser pour ramasser le cash des déçus.

Les bonnes affaires
Certaines signatures vont passer plus inaperçue mais elles n’en seront pas moins importantes. Voici quelques joueurs qui pourraient bien apporter beaucoup pour un contrat raisonnable :
- Anthony Morrow : Super shooteur de seulement 24 ans. Il est agent libre restreint donc les Warriors peuvent s’aligner sur toutes les offres. Espérons pour lui qu’ils ne le feront pas.
- Ian Mahinmi : S’il dispose d’un temps de jeu correct, l’intérieur Français peut devenir un très bon joueur en NBA. Il l’a montré les rares fois ou on l’a laissé jouer.
- Nate Robinson : En acceptant de devenir un 6e homme comme il l’a fait à Boston, Robinson pourrait apporter beaucoup d’énergie à l’équipe qui le débauchera.
- Luis Scola : Il sera probablement un peu plus cher que les trois joueurs précédant mais Luis Scola est un excellent apport à l’intérieur. Depuis deux ans, il n’est jamais blessé et toujours régulier. Le genre de travailleur de l’ombre qui aide une équipe à gagner des titres. Les Rockets vont sûrement devoir laisser beaucoup d’argent sur la table pour le retenir.
- JJ Redick : En difficulté depuis son arrivée dans la ligue, l’ancien de Duke a finalement trouvé son rythme l’an dernier. Les équipes à la recherche d’un shooteur peuvent se tourner vers lui en espérant une bonne surprise.

Les pronostics
Qui va ou ? On joue…
LeBron James – Chicago
Dwyane Wade – Miami
Chris Bosh – Miami
Amar’e Stoudemire – New York Knicks
Joe Johnson – New York Knicks
Dirk Nowitzki – Dallas
Carlos Boozer – Chicago
Paul Pierce – Boston
Rudy Gay – Memphis
David Lee – New Jersey

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